CHAPITRE VIII
Jésus et sa docilité à ne s’inspirer que des pensées de son Père
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Jésus, pendant sa vie mortelle, reste substantiellement uni à son divin Père, en tant qu’il est son Verbe éternellement engendré, et en tant que son envoyé et son ambassadeur. II n’a pas une pensée, ne prononce pas une parole, ne pose pas un acte, que tout ne lui soit inspiré par son Père. Toute l’attention de Jésus est de bien tenir les yeux fixés sur sôn Père, de s’inspirer de ses pensées et de communiquer au dehors la vie qu’il puise en lui.
1. — Jésus, Verbe incarné, est tellement dépendant de son divin Père, qu’il n’apprécie toutes choses que dans son esprit et dans ses vues.
« Je ne puis rien faire de moi-même ; selon que j'entends, je juge. »
Jean, v, 3o.
2. — Il a une mission à accomplir et il est obligé d’en poser les actes, mais il ne le fait jamais seul, son Père, qui vit en lui, étant le principe de tous ses jugements et de tous ses actes.
JÉSUS ENSEIGNÉ PAR LUI-MÊME
(( Ei si je juge, mon jugement est digne de foi , car je ne juge pas seul, mais moi ei le Père qui m'a envoyé. »
Jean, viii, 16.
3. — Jésus n’a qu’à suivre les indications de son divin Père qui, dans son amour, l’inspire sans cesse.
e Le Père aime le Fils ei lui montre tout ce quil fait. »
Jean, v, 20.
4. — Ayant une connaissance parfaite de son divin Père, Jésus s’applique à faire de ses pensées, de ses sentiments et de ses volontés, la règle de sa vie.
« Je le connais, et je garde sa parole. »
Jean, viii, 55.