III. — L’obéissance de Jésus
inséparable de son amour pour son Père
5. — Au moment de souffrir sa passion, Jésus fait ressortir que son obéissance à son Père n’a d’égal que l’amour qu’il lui porte.
« lAjïn que le monde connaisse que j'aime le Père et que je fais selon ce que le Père ma commandé, levez-vous, sortons d'ici. »
6. — C’est pourquoi il déclare solennellement que, demeurant constamment dans l’amour de son Père, il a observé à la lettre tous ses commandements.
« J'ai gardé les commandements de mon Père et je demeure dans son amour . »
Jean, xv, io.
IV. La consommation de l’obéissance de Jésus dans le sacrifice suprême de sa vie
7. — L’heure de l’angoisse suprême venue, Jésus adresse bien une prière à son Père pour qu’il daigne lui épargner l’horreur du sacrifice, mais avec quelle humble soumission il le fait.
JÉSUS ET SA SOUMISSION A SON PÈRE t()5
« TXlon Père, s’il est possible, que ce calice s’éloigne de moi; toutefois, non pas comme je veux, mais comme vous voulez. »
Mat., xxvi, 39.
8. — Comprenant que les décrets éternels doivent s’accomplir et qu’il ne peut éviter ni la passion ni la mort, qu’il a d’ailleurs librement voulues, mais dont sa nature humaine a instinctivement horreur, il acquiesce totalement et avec amour à la volonté de son Père.
ce Mo/2 Père, si ce calice ne peut passer sans que je le boive, que voire volonté se fasse. »
Mat., xxvi, 42.
9. — Aussi, sa volonté humaine, dans sa partie supérieure, c’est-à-dire sa volonté de raison, étant restée indissolublement unie à celle de son divin Père, Jésus pourra-t-il dire à l’avance qu'il a accompli parfaitement sa mission, et que par là il a souverainement glorifié son Père. C’est le consummcitum est de l’amour et de l’obéissance.
Cf Je Vous ai glorifié sur la terre ; j’ai achevé l’œuvre que vous m’avez donnée à faire. »
Jean, xvii, 4.