‹ Étude Du Ganglion Lymphatique Dans Les Infections AiguéesChapitre 10 sur 65 · EE D · texte numérisé non relu

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AE m, Cellule du réticulum du système caverneux. — n, Leucocÿte mononucléaire dans le système Ç = caverneux. =

Follicules. — 4° Follicules à cellules uniformes. — Ces follieules, dont le nombre varie suivant les ganglions, sont en

général moins nombreux que les follicules à centre clair. Ils

sont composés presque exclusivement de lymphocytes qui y sont très tassés et rangés en séries concentriques. Les processus.

de karyokinèse semblent faire complètement défaut.

> Hollicules à centre clair (1). — Beaucoup plus nombreux que les précédents (on en voit souvent 8 ou 10 sur une coupe), ils sont constitués essentiellement de deux parties : 1° une zone périphérique, formée uniquement de lymphocytes très tassés, dessinant dans leur ensemble soit un anneau complet, soit un

fer à cheval: ces lymphocytes sont séparés, les uns des autres,

par un réticulum qui, dans la partie du follicule confinant à la

nappe réticulée, se dispose sous formes de travées concentriques.. Les lymphocytes ne présentent jamais de figures de karyokinèse. 2 Au centre de la couronne de Iymphocytes, se trouve une zone claire formée par des cellules moins tassées et plus volumineuses. Ces cellules sont constituées par un protoplasma assez abondant, qui entoure un gros noyau vésiculeux, peu riche en

chromatine solide, présentant un ou deux nueléoles : elles ont

en un mot tous les caractères du leucocyte mononucléaire. Un

très grand nombre de ces-leucocytes sont en voie de karyokinèse

(pelotonnement, plaque équatoriale, double plaque polaire, ete.)

et l’on peut compter jusqu’à 40 figures de karyokinèse dans un :

seul champ de microscope (obj. imm. 1/12, ocul. 3. Leitz). Le centre clair-est un vérilable centre germinahf. Re Les leucocytes mononucléaires sont séparés les uns des autres

(1) L'existence des centres clairs de follicules, signalée par His (vacuoles), par Brücke (tache claire), a été surtout démontrée par Filemming qui les désigne sous les noms de « Keïmcentren » ou « Secundär Knôtchen ». Flemming les considère comme des centres actifs de karyokinèse et les décrit avec soin. Il ne croit pas que ce soient des organes préformés au milieu du ganglion, mais plutôt des points dans lesquels, en même temps, un grand nombre de cellules lymphatiques se transforment en leucocyles mononucléaires pour subir la karyokinèse. Ces centres germinatifs seraient en perpétuelle évolution, augmentant, diminuant et disparaissant même,

Poe.

par un réticulum très délicat, disposé sans ordre, et contrastant avec l'épaisseur des travées concentriques qui séparent les

cellules de la couronne périphérique.

Entre le centre clair et la couronne de lymphocytes périphé-

rique, il n’y a pas de démarcation précise. Selon les points observés, la zone périphérique de lymphocytes est très réduite et

le centre germinatif très développé. ; ou bien, inversement, la

zone lymphocytique pénètre plus ou moins profondément dans

le centre du follicule. Dans certains cas même, on retrouve jusqu'au centre du follicule des lymphocytes mèlés aux x leucocytes. mononucléaires.

Dans la plupart des centres germinatifs, on voit, au milieu des leucoytes, de pelites granulations nucléaires (« tingible Kôrper » de Flemming), de taille variable, toujours plus petites que

le noyau des lymphocyles, arrondies ou en croissant, et pre- nant fortement et uniformément les matières colorantes. Ces

granulations, quelquefois libres et isolées, sont le plus souvent réunies en amas et contenues dans l’intérieur des grandes cel-

lules à protoplasma abondant et à gros noyau vésiculeux qui

ont la plus grande analogie avec loë. macrophages.

La forme irrégulière de ces granulations nucléaires ne permet pas, maleré leur affinité pour les matières colorantes, de les considérer comme des figures de karyokinèse. Leur production en nombre considérable dans les infections, leur localisation dans les cellules nous inclinent au contraire à les regarder

: comme des produits de destruction nucléaire (1).

Il se passe donc, à l’état normal dans les centres germinalifs, des phénomènes 4 destruction cellulaire sous forme de grains colorés qui sont englobés par les macrophages (2).

f1) C'est aussi l'opinion de Heidenhain, de Bruyne, Hoyer, Gulland, Demoor, etc. Schumacher émet l'hypothèse que les leucocytes détruits dans les follicules peuvent servir de matériaux de nutrition pour les leucocytes qui se forment.

(2) De plus, Schumacher aduet la production, dans les ganglions sains du macaque, d'une dégénérescence de certains follicules : une masse homogène, hyaline, parsemée de noyaux fortement colorés, de débris d'hématies et de grains

Les centres germinatifs sont parcourus par des capillaires sanguins de très petites dimensions. : TETE re

L'interprétalion des follicules à cellules uniformes est assez 5 difficile ; on pourrait se demander sileur apparence n’est pas due simplement à ce que la coupe, au lieu de passer par le centre, à passé par un plan rapproché de la surface ; on re-. trouve en effet tous les intermédiaires entre les follicules à cellules uniformes et les follicules à centre germinatif. Mais il me semble plus rationnel d'admettre que ces deux variétés de follicules représentent deux stades différents de l’évolution physiologique de l'organe : le follicule à cellules uniformes correspond à un premier degré d'orientation, de spécialisation fonctionnelle; le follicule à centre clair représente un degré plus avancé, une activité plus marquée du ganglion. Se im

Cordons folliculaires. — Les cordons folliculaires contiennent ; trois sortes de cellules lymphatiques: 1° quelques Æymphocytes; 2° de petits leucocytes mononucléaires, comparables à ceux de la nappe réticulée, qui représentent la majorité des cellules : 3° de très nombreuses ce/lules éosinophiles. Celles-ci sont arrondies, quelquefois un peu allongées. Leurs noyaux, quelquefois simples, sont le plus souvent formés de trois ou quatre lobes à contours bien arrondis, non réunis par des filaments et beaucoup moins foncés que les noyaux des leucocytes polynucléaires du T sang. Ils en diffèrent par ce qu'ils ne sont pas formés, comme ces derniers, de chromatine solide, mais de chromatine liquide, fixant à peine les colorants et contenue dans une membrane à contour bien dessiné. |

Le protoplasma des cellules éosinophiles contient des granulations très fines qui remplissent toute la cellule, prennent fortement les couleurs acides et ne se teintent pas par les couleurs

de pigment, apparait au centre du follicule, autour d'un capillaire sanguin dont l'endothélium s’hypertrophie et la paroi s'épaissit. Je n'ai jamais constaté cette dégénérescence hyaline dans les ganglions des animaux et des hommes jeunes ; mais je l'ai vue dans les ganglions à demi sclérosés des hommes âgés ; peut-être est-elle le reliquat d'une infection passagère qui & atteint antérieurement le ganglion ? é

té

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