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pas parvenu à son entier développement et dans.lequel les follicules sont noyés au sein d’un tissu réticulé abondant, sans
qu'il y ait de capsule, ni de sinus bien apparents. Len Enfin les sinus des ganglions mésentériques du cobaye paraissent plus riches que ceux des autres ganglions en gros leucocytes mononucléaires. :
2° Suivant l'espèce animale. — x Cobaye. — Les ganglions du cobaye sont remarquablement peu riches en tissu conjonctif.
Sans la comparaison avec les ganglions des autres animaux,
on aurait beaucoup de peine à comprendre leur topographie.
8 Lapin. — Les ganglions du lapin ne se distinguent de ceux du cobaye que par la présence d'un tissu conjonctif un peu plus abondant. |
y Chat. — Les ganglions du chat se distinguent par l’extrème abondance des follicules et par l'importance des centres germinatifs. Il semble que le ganglion du chat, comme la rate de cet animal, soit un organe très différencié et admirablement préparé
à fournir les moyens de résistance aux infections: cette consta-
tation histologique concorde avec le fait que le chat est réfractaire à un grand nombre de maladies microbiennes. LES
à Chien. — Les ganglions du chien sont très riches en tissu conjonctif. Lorsque le tissu présente son maximum de déve-
loppement au niveau du hile, il en résulte l’étalement du pan
glion autour du noyau fibreux. De la capsule partent des travées conjonctives qui déterminent un commencement de lobula lion. |
La capsule et les principales travées contiennent des fibres
musculaires lisses.
e Singe. — Rawitz, puis Schumacher ont étudié les ganglions du macaque. Rawitz pense que les follicules et les centres germinatifs manquent chez le macaque: il n'a vu nulie part de figure de karyokinèse. Schumacher critique vivement l'opinion de Rawitz; il montre que les centres germinalifs sont aussi fréquents et aussi développés chez le singe que chez les autres.
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animaux: ils manquent seulement dans les ganglions au repos
ou les ganglions dégénérés.
ne — Le ganglion de l’homme doit être étudié aux rt âges, parce que ses aspects sont éminemment variables
es avec les époques de la vie.
Gest chez l'enfant qu'il atteint son développement le plus
complet. Le système lymphatique est très important à cet âge
où le ganglion se trouve en pleine période d'activité et, sur beaucoup de points, ressemble à celui des animaux. La capsule est en général peu développée et n'envoie dans l'intérieur du ganglion que des bandes de tissu conjonctif assez minces; le réticulum est fragile. La texture est la même que chez le animaux, la seule deu importante est la rareté
des cellules éosinephiles vraies, si fréquentes au contraire chez
le cobaye et le lapin.
C’est seulement chez l'enfant qu'on peut voir avec netteté les < centres germinalifs des follicules. Et encore, ceux-ci sont-ils - moins développés que chez la plupart des animaux.
Chez l'adulte, le ganglion est déjà en voie de régression.
La capsule et les travées qui en partent sont épaissies, d'aspect
fibreux. Le réticulum est plus apparent, principalement autour des vaisseaux sanguins. Les cellules Iymphatiques contenues dans ce réticulum sont moins nombreuses. Ce début d’atrophie du tissu réticulé se manifeste surtout dans les cordons folliculaires qui peuvent être déjà envahis par un commencement de sclérose physiologique. Le réticulum des voies Ilymphatiques épaissi, fibreux, forme des cloisons qui obstruent en partie les voies lymphatiques. Les follicules, encore bien dessinés, ne contiennent plus de centres germinatifs, et ce n’est qu'exceptionnellement qu'on retrouve quelques figures de karyokinèse. On peut d’ailleurs
observer chez l'adulte toutes les variétés de ganglions, depuis
celui qui a conservé ses centres germinatifs en activité comme chez l'enfant, jusqu'au ganglion selérosé et atrophié comme chez le vieillard. |
Chez le vieillard, le système lymphatique s'atrophie de
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plus en plus. La capsule est très épaisse et les travées qui en partent divisent le ganglion en plusieurs segments isolés.
Le tissu réticulé est fortement épaissi. La sclérose semble partir de plusieurs points: 1° de l’ancien hile du ganglion qui
est transformé en un bloc fibreux au sein duquel sont creusées |
des cavités vasculaires ; 2° des vaisseaux eux-mêmes et surtout des vaisseaux des cordons folliculaires ; leurs parois sont extrémement épaissies et le tissu réticulé qui les entoure forme des cercles de sclérose concentriques d’où partent des bandes qui rayonnent en tous sens. Et pare e S | Il résulte de cette sclérose une atrophie de la substance médullaire, avec oblitération complète des voies lymphatiques.
La substance corlicale est très réduite, étalée en couche mince
sous la capsule; cloisonnés par le tissu conjonctif, les sinus sont très étroits, et souvent même il y a symphyse de la capsule et de la périphérie des follicules. Ceux-ci sont encore réduits par la sclérose de leur réticulum qui forme souvent, en leur centre, une véritable cicatrice étoilée. Toute karyokinèse a disparu. En quelques points, on voit des cellules chargées de piment ocre.
En résumé, il y a une véritable mort physiologique de l'organe (1).
Gette atrophie scléreuse des ganglions est comparable à celle que Pilliet a décrite dans la rate des vieillards et établit un rapprochement entre les deux organes.
Les ganglions de l’homme présentent aussi quelques différences selon le groupe auquel ils appartiennent: ces variations
Sont comparables à celles qui existent chez les animaux.
Les ganglions inquinaux ont souvent cette forme étalée, en fer à cheval, signalée par M. Cornil. Ils se distinguent par l’abondance du tissu conjonctif au niveau du hile et la précocité de la sclérose (Schmorl).
Schmorl a signalé de plus l'existence de pigment brunâtre
(1) ZacHarow a décrit également Ja transformation du ganglion en un tissu cellulo-graisseux sous l'influence de l’âge. -