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FiG. 3. — Infection charbonneuse chez le cobaye. (Foyer de nécrose au centre d’un follicule).
a; Lymphocytes de la couronne périphérique du follieule. — b, Figure de karyokinèse. — Ce, Fragments nucléaires libres. — €’, Fragmerts nucléaires contenus dans un phagoeyte à double noyau. — 4, Phaocyte contenant des débris nucléaires. — e, Gros leucoeyte mononuciéaire, — f, capillaire sanguin. — ÿ, Endothélium du capillaire.
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sorte d’ædème intraganglionnaire au niveau de la nappe réticulée et de l’origine des cordons. Cet œdème, qui se teinte faiblement en rose par l’éosine, distend les mailles du réticulum, en chasse les cellules Iymphatiques et forme des bandes dirigées suivant le sens des bandes conjonetives. Il vient entourer les follicules dans leur partie profonde, mais sans les entamer; il remplit aussi les voies lymphatiques et les élargit. En Te
points, il est mélangé d’un peu de sang.
Aucune des coupes de ganglions Les soit par la méthode de Weigert, soit par la thionine, n'offre de bactéridie à l’état libre ou dans les vaisseaux sanguins.
Pendant les premiers stades de l'infection charbonneuse, tant que celle-ci est encore une infection locale et que la bactéridie n’a pas envahi le système circulatoire, le fait n’est pas très étonnant ; il est possible en effet que la bactéridie ne soit apportée qu’en très minime quantité au ganglion et qu’elle y soit détruite très rapidement. Mais dans les cas où l’infection générale était déjà constituée (18 heures après l’inoculation), où le sang du cœur donnait des cultures de charbon et où les coupes de la rate contenaient de nombreuses bactéries, il en a été presque toujours de même; dans un cas seulement, j'ai retrouvé quelques bactéridies dans les vaisseaux.
Il est impossible, d'autre part, d'invoquer un défaut de technique, car nos coupes, colorées exactement suivant le mème procédé, nous ont toujours montré des bactéridies dans les cas où l’animal est mort spontanément de l'infection charbonneuse au lieu d’avoir été sacrifié.
Lorsque l'infection bactéridienne à amené la mort du cobaye, les lésions sont beaucoup plus accentuées. En dehors des altérations que j'ai déjà signalées et qui se retrouvent à un degré plus ou moins marqué (hémorragies, gonflement des cellules du réticulum, disparition des centres germinatifs), on constate
des phénomènes de nécrose cellulaire et la présence de fbacté-
ridies, mais on ne trouve plus de leucocytes polynucléaires. Les phénomènes de nécrose cellulaire s'observent principalement au centre des follicules, à la place occupée primitivement
FiG. 4. — Infection charbonneuse chez le cobaye. à: Fi (Portion d’un foyer de nécrose au centre d’un follicule). qu 4; Lymphocytes de la eouroune périphérique du follicule, — b, Figure de karyokinèse ments nucléaires dans un phagocyte. — d, Fragment nucléaire vésiculeux. —
recte d'Arnold, — /, Cellnle à noyau plissé, déformé. — 9, Cellule épithélioide mononueléaire. — ?, Capillaire sanguin. PES Fais
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par les centres germinatifs envahis par les lymphocytes, ou au milieu des débris persistants de ces centres germinatifs. On les observe aussi dans la nappe réticulée et dans les cordons folli-
culaires.
Ils se présentent sous différentes formes :
1° La plus fréquente consiste en débris nucléaires très colorés, irréguliers, représentant des figures de toutes sortes. Ces débris
ne semblent pas entourés d’un corps cellulaire ; plus gros que
les fragments nucléaires que l’on observe à l’état normal dans les follicules, ils sont le plus souvent libres; cependant un grand nombre sont déjà absorbés par les phagocytes et y forment des amas plus considérables qu'à l’état normal ;
% On trouve aussi des noyaux devenus extrêmement vésiculeux, dont le réseau chromatique s'est disjoint hanr se réunir en 2 ou 3 petits amas très foncés ;
3° Enfin des cellules à noyau très déformé, très irrégulièrement contourné, des cellules à deux noyaux, des cellules endothéliales desquamées. Toutefois ces phénomènes de nécrose ne sont pas extrèmement marqués; il n’y a pas de destruction en
- bloc et sur place d’une portion du ganglion, mais les cellules
atteintes sont disséminées au milieu des cellules normales. Ce
fait tient peut-être à ce que l'infection charbonneuse à une
marche extrêmement rapide, et que la bactéridie sécrète peu de.
toxines et agit plutôt par sa présence même.
Les bactéridies charbonneuses (voir pl. IT) remplissent les vaisseaux sanguins. Dans les artérioles et les veinules, elles sont situées le long de la paroi et quelques-unes la traversent. Daus les capillaires, elles remplissent toute la lumière et des sinent le trajet du vaisseau comme une véritable injection.
Mais les bactéridies ne restent pas cantonnées dans le réseau sanguin, elles en sortent pour se répandre dans les voies lymphatiques qui parfois en contiennent une très grande quanlité. Là elles se trouvent le plus souvent à l’état libre, mais accolées aux bords du sinus et aux cellules que l'on y rencontre; quelques-unes sont englobées par les grosses cellules rondes des sinus lymphatiques (cellules endothéliales, cellules fixes, leuco-
ET par
-cytes mononucléaires), et s’y montrent en voie de destruction par fragmentation. Elles respectent généralement la nappe réticulée et surtout les follicules; c'est d’ailleurs ce que l’on constale également sur les coupes de la rate où le corpuscule de Malpighi est environné par de très nombreuses bactéridies et n'est jamais envahi lui-même.
Les vaisseaux sanguins périganglionnaires sont très riches en bactéridies ; mais on n’en voit point dans les vaisseaux lymphatiques. Elles sont donc apportées par le sang et non par la lymphe, ou du moins elles ne le sont qu’en très petite quantité 4 par cette dernière, et peut-être seulement à la période terminale ‘4 de l'affection, lorsque la résistance des tissus est vaincue. à.
Les bactéridies, amenées par les vaisseaux, sortent de ces der- #4 niers en traversant leur paroi, comme les hématies : elles sont très nombreuses dans les zones hémorragiques ; dans un ganglion où les hémorragies avaient détruit la nappe réticulée et les follicules, nous avons vu les bactéridies envahir ces régions, >. | À
Le ganglion n’est pas également riche en bactéridies dans toutes ses parties. A côté des zones qui en contiennent un très grand nombre, il en est qui n’en contiennent que fort peu. Peutêtre ce fait tient-il à ce que les bactéridies ne sont pas seulement apportées par la circulation générale, mais aussi et surtout par la circulation locale, au niveau de laquelle les vei-!
nules se chargent d’un très grand nombre de microbes: peut. être aussi tient-il à ce que les bactéridies arrivent en partie par } les vaisseaux lymphatiques. - k
Dans tous les cas, les bactéridies ne se montrent Jamais en É aussi grand nombre dans les ganglions que dans la rate. Déjà ;
Wérigo avait montré que les bactéridies élaient, à la fin de la maladie charbonneuse, beaucoup plus nombreuses dans la rate que dans le foie, qui pourtant en contenait un très grand . nombre au début de l'infection. Ce fait tiendrait à ce que Ja rate, 20 mal organisée pour la défense contre les germes infectieux, de-
vient le siège de centres de mulliplication de bactéries qui dé-
truisent les cellules de Ia pulpe où elles élaient enfermées,
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