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CLASSIFICATION DES GOITRES INTRA-THORACIQUES

On entend par goitre intra-thoracique rout goitre dont une parlie notable sinon la totalité se trouve, emprisonnée dans la cavité thoracique de manière à ne plus pouvoir en sortir (DE QUERVAIN).

La classification des goitres intra-thoraciques varie avec les auteurs. Tantôt il s’agit d’une tumeur cervicale dont la partie inférieure s'engage plus ou moins dans l'orifice

supérieur du thorax, tantôt il s’agit de goitres complète-

ment inclus dans le médiastin antérieur.

Suivant le siège on envisage des goitres plongeant, réiro-sternaux, intra-thoraciques, médiastinaux, rétro-cla-

viculaires où supra-pleuraux.

WozrLer et, WunrMANN définissent le goitre intra-thoracique comme une tumeur dont la plus grande partie est developpée au-dessous ide l'orifice supérieur du thorax dans le plan médian. Le goitre rétro-sternal serait moins profondémeint enclavé dans le thorax.

Quant aux goitres qui évoluent latéralement il faut distinguer : le goitre rétro-claviculaire du goitre supra-pleural qui est plus profond (VEREBÉLY).

Hicaixs propose lui aussi de différencier les goitres intra-thoraciques des goitres sous-sternaux et sous-claviculaires. Pour chacune de ces formes il envisage deux cas suivant que la totalité du goitre ou sa plus grande partie est dans le thorax (goitre complet) ou bien alors que seule Ja moitié inférieure de la tumeur est intra-thoracique (goitre incomplet).

Curris élimine du cadre des goïtres intra-thoraciques les « deep goiters ». Il reconnaît comme étant exceptionnel le goitre endothoracique vrai, sans connexions cervicales.

Il insiste sur la fréquence des formes partielles réalisées par l’évolution vers le thorax d’un goitre cervical, quand l’évolution est médiane le goitre devient rétrosternal puis médiastinal. Quand elle est latérale le goitre est dit rétro puis sous-claviculaire, supra-pleural.

Mais il faut aussi envisager des formes rétro-viscérales ainsi que des goitres pré ou rétro-vasculaires.

SAUERBRUCH sépare les formes intra-thoraciques du voitre plongeant. Ceux-ci sont pratiquement toujours reliés à la région cervicale par un pédicule plus ou moins large. |

En réalité il est très difficile de distinguer les goitres thoraciques vrais, c'est-à-dire à peu près complètement inclus au-dessous du plastron sterno-costal dont le pôle supérieur est à peine perceptible dans la région cervicale, des goitres plongeants qui, tout en formant une saillie plus où moins considérable dans la région laryngo-trachéale, envoient un prolongement parfois volumineux à l'intérieur du thorax (BÉRARD).

Seules devraient être appelées endo-thoraciques étymologiquement les tumeurs développées primitivement dans le médiastin aux dépens d'une tyroïde aberrante profonde. Ces formes sont exceptionnelles.

LEMONNIER en 1926 dans sa thèse classe les goitres Iintra-thoraciques en

Goïtres médiastinaux, entièrement renfermés dans le thorax et en goitres plongeants qui sont des goitres cervicaux engagés dans l’orifice supérieur du thorax.

Cette classification est parfaite. Tout au plus proposerons-nous de remplacer le terme de « goitre plongeant » par celui de « goitre à évolution thoracique » afin de bien insister sur le caractère évolutif de ces tumeurs.

Le goitre médiastinal, véritable tumeur incluse dans le

RM

médiastin antérieur, sans connexions cervicales, développé aux dépens de glandes thyroïdiennes aberrantes, est exceptionnel. Il ne nous retiendra pas.

Nous n'étudierons pas non plus «le goitre plongeant proprement dit » de pe Quervain, appelé encore « goitre ambulant », caractérisé par son volume relativement peu considérable et par sa grande mobilité. Cette forme d’ailleurs n'est souvent que le premier stade d’une évolution thoracique du goitre qui descendra plus tard s’enclaver, se fixer, puis augmenter de volume dans le médiastin antérieur.

Nous conserverons seulement sous le nom de goitre à évolution thoracique les tumeurs à point de départ cervical qui descendent s’enclaver dans le thorax après avoir franchi le défilé cervico-thoracique. Ces goitres posent un problème clinique et thérapeutique particulier. Les troubles qu'ils déterminent sont sous la dépendance de. leur situation médiastinale. L'extériorisation de la masse dont la majeure partie se trouve emprisonnée dans le thorax sera le temps délicat de l'intervention et la cavité qui persiste dans le thorax une fois l’exérèse pratiquée posera toujours un problème évolutif dont il faudra tenir compte.

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