‹ Étude du Jalap: SynthèseChapitre 9 sur 21 · DIFFÉRENTES SORTES DE JALAP · texte numérisé non relu

DIFFÉRENTES SORTES DE JALAP

On trouve dans le commerce d’autres jalaps de qualité inférieure à celle du vrai jalap, nous citerons le jalap léger fourni par le convolvulus orizabensis, le jalap de Tampico provenant de l’ipomæa simulans.

Jalap mâle. — Le jalap léger ou mâle, appelé ainsi par Ledanois (jalap fusiforme de Guibourt) dont M. Smith a signalé l'existence dans le commerce des États-Unis, a été étudié par G. Pelletan, quilui a donné le nom de convolvulus orizabensis ainsi nommé parce qu’il croît surtout aux environs d’Orizaba, ville du Mexique.

Le jalap mâle est très-fréquemment susbtiluë au vrai jalap, aussi est-il très-important de pouvoir le distinguer d'avec ce dernier.

Cette racine du jalap mâle se présente lantôl sous la forme de rouelles larges de 0,05 à, 0,09 centimètres, souvent noirâtre au dehors, blanchätre en dedans, tantôt en tronçons d’un moindre diamètre, mais plus longs, d’un gris assez uniforme ; les uns et les autres sont profondément rugueux à l'extérieur, présentant à l’intérieur nn grand nombre de fibres ligneuses, faisant saillie sur les surfaces transversales déprimées par la dessiccation.

Quant à l’odeur et à la saveur, elles sont identiques à celles du vrai jalap; elles sont toutefois plus faibles. Nous ne nous occuperons pas de la partie botanique proprement dite, la racine seule se trouvant dans le commerce.

M. Ledanois a reliré de cette racine, pour 400 parties :

tExirait SOMMeUX ee 22:0 RÉSINO MERE RAR ANA RS 8 ANITOD ES NT ER ER 9,2 AlDUMIDOE. Ter DS 2,4 LIEU AT Ra Le

EAU Dre ERREUR 2,8

D’après le professeur Léon Soubeyran, la résine de ce jalap n’esl pas renfermée dans des cellules distincies spéciales ; on la

un

trouve au contraire en masse de forme etde volume irréguliers; quant aux grains de fécule, ils ont la même forme, mais ils sont un peu plus petits, el moins abondants.

La résine est un glucoside; elle a 6lé nommée par Mayer jalapine (C#H5O'S).

Celle jalapine, sous l'influence des acides étendus el bouillants, se dédouble en jalapinol et en glucose ; nous aurons l’occasion d'en parler plus longuement.

La résine du jalap mâle est jaunâtre, translucide, amorphe, parfailement soluble dans l’éther, ce qui la distingue de la résine du vrai jalap, dontnous ferons plus bas une étude spéciale ; elle est insoluble dans le sulfure de carbone, soluble dans l'esprit de bois, la benzine, et l'essence de térébenthine, à peine soluble dans Peau et très-soluble dans Palcool comme dans l’éther; dans l’acide nitrique elle se dissout et donne de acide ipomæique (C'°H'#0").

Jalap digité ou de Tampico (1). —dJalap digité de Guibourt (Jalap de Tampico des Anglais) Ce jalap a été très-bien étudié par Hanburg, qui Pa attribué à l'ipomæea simulans, distinct du vrai jalap par ses fleurs penchées et la corolle ; son prix moins élevé l’a fait accepler par le commerce, aussi conslituet-il une substitution non moins fréquente que la précédente. Nous le trouvons dans le commerce sous la forme de tubercules d’un brun sombre, pourvus de saillies d’un jaune clair, ovoides, fusiformes ou cylindriques, fortement sillonnés en long.

Il offre une cassure blanchâtre, non fibreuse, pouvue de quelques cercles concentriques résineux ; elle est tantôt cornée tantôt amylacée. Ces lubercules sont moins ondulés que ceux du vrai jalap, et l’intérieur en est plas fortement coloré. Ce sont

(1) XI° volume des Proceedings de la Société linnéenne de Londres. k

bien des racines tubéreuses, mais plus pelites que celles du vrai jalap officinal, et profondément ridées.

M. le professeur Spirgatis a nommé (ampicine (C*#**H50") la résine extraite de celte racine, qui en renferme de 5,90 à 9,58 p.100. Elle se distingue seulement de la convolvuline du jalap vrai par sa complète solubilité dans l’éther, caractère qui la rapproche de la jalapine, da moins quand le jalap de Tampico n’est point mêlé à un autre. Elle fond à + 150°; par l'acide sulfurique concentré, elle prend une coloration jaune, qui vire au rouge, pour se changer enfin en brun. En présence des bases énergiques, la tampicine, comme la convolvuline, se transforme en acide (C!H*0%) tlampicique, soluble dans l’eau. Son action est la même que celle de la convolvuline, mais moins certaine, du reste, ce Jalap est le moins riche en

résine

Provenance du jalap. — La Véra-Cruz et Tampico sont les deux ports du Mexique qui nous envoient le jalap. À ce propos, faisons ressortir que, si les provenances sont différentes, il en est de même de la qualité des envois, les sources territoriales n’élant pas les mêmes.

Le Pharmaceutical journal de janvier 1867 donne l'analyse suivante de diverses variétés trouvées surle marché de Londres : pour 100 parties.

Page 1