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I. — DES PLANETES EN GENERAL

Nous avons parlé, au Livre V du Traité général •du Macrocosme, de la composition des planètes et ■de la raison de cette composition De même que tous les philosophes anciens, nous avons considéré le Soleil comme assis sur un trône au centre du système et gouvernant ce dernier à la façon d'un roi couronné d'un diadème fulgurant. Nous avons -expliqué qu'il a donné aux autres corps planétaires une forme à son image et que ces corps ont été

' Ceci doit s'entendre : de la composition métaphysique des corps planétaires.

constitués par la fonte de la matière dense dq ciel éthéré ' .

Nous avons dit que ce fait apportait la raison du Froid et de l'Humidité de la Lune. En effet, la partie, dense de l'Ether qui, par suite de la présence du Soleil exalté au milieu, se trouve repoussée vers, les limites inférieures de cet Ether et partant s'affine, rend la Lune plus froide, tantôt à cause de son éloignement de la Lampe Ethérée tantôt à. cause de son rapprochement du Ciel Elémentaire, puisque ce froid est augmenté par révolution. La Lune est humide à cause de son rapprochement de la sphère de l'Humide élémentaire dont, en effet, le Feu occupe le sommet.

Nous avons enseigné que Mercure participe desnatures de la Lune et de Vénus, et Vénus de celles du Soleil et de Mercure. Nous avons signalé aussi que la cause du Froid et du Sec de Saturne résidedans la substance de son corps, laquelle se rapproche de celle de la sphère cristalline, et dans son éloignement du Soleil. Nous avons démontré que le corps de Jupiter est formé du Froid de Saturneet du Chaud du Soleil, aue celui de Mars procède du tempérament de Saturne, de Jupiter et du So-

' C'est la théorie admise par la science moderne : les. planètes formées par la condensation (Robert Fludd dit la fonte) de la matière cosmique des nébuleuses circulaires et devenues des masses sphéroïdes à cause du Soleil qui, par son attraction, les obligea à tourner autour de lui.

' Le Soleil.

leil et qu'il a par conséquent, deux parties de Chaud et deux parties de Sec, ces dernières provenant : une du Soleil et l'autre de Saturne. Enfin, nous avons fait ressortir, au Livre III du même traité, les raisons des natures bénéfiques ou maléfiques des planètes.

Il ne nous reste plus maintenant qu'à étudier ici les influx planétaires qui constituent les éléments des jugements astrologiques et qui doivent être étudiées avant tout :

Les planètes se divisent en :

1° Bénéfiques : Vénus, Jupiter.

Ainsi nommées parce qu'elles ne nuisent jamais à personne, mais préservent au contraire du mal.

2° Maléfiques: Saturne, Mars.

Ainsi nommées parce qu'elles n'appor tent jamais de bien à personne, mais au contraire éloignent le bien éventuel. 3° Médiocres : Soleil,

Mercure, Lune.

Ainsi nommées parce qu'elles sont en général bénéfiques avec les bénéfiques et maléfiques avec les maléfiques i.

La pratique démontrera que cette classification des planètes en bénéfiques, maléfiques et médiocres n'a rien d'absolu.

A ces planètes les astrologues ajoutent les nœuds ascendant et descendant de la Lune ; nous en parlerons plus loini.

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