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IV. — DU SEIGNEUR D'UNE MAISON ASTROLOGIQUE

On appelle Seigneur ou Dominateur ou, comme les Arabes, A Zww^en i, d'une Maison la planète qui y possède plusieurs Dignités et Puissances de préférence à toutes les autres. On le découvre par l'analyse et l'examen attentifs du Thème céleste.

Exemple :

Je veux connaître le Seigneur de la Maison I, dite aussi Ascendant ou Horoscope ; je m'enquiers

' On dit encore Maître.

d'abord dans quel signe et dans quel degré de signe cette Maison se trouve ; je me reporte ensuite au Livre III de ce traité où sont indiqués pour chaque signe et pour chaque degré de signe les Dominateurs ou planètes qui y sont puissantes ; et je prendrai pour Seigneur de cette Maison I la planète qui aura à ce degré le plus de Puissances et de Dignités.

Soit la pointe d'un Ascendant à 10° des Gémeaux, je trouverai que Mercure y a d'abord 5 dignités parce que c'est son Domicile (voir le § 1 du chapitre de Mercure), ensuite 3 parce que c'est sa Triplicité (voir au même endroit), puis 2 parce que c'est son Terme (voir § 2 dudit chapitre) ; et ne rencontrant aucune autre planète qui puisse l'équivaloir en dignités, j'en conclurai qu'il est le Seigneur de ce lieu. Je raisonnerai de même pour la planète qui se trouvera à l'Ascendant : elle en sera déclarée Seigneur si elle n'est pas à plus de 3 ou 4 degrés de la pointe de la Maison I et si elle possède seulement deux dignités, ou si placée dans un lieu où elle possède ces deux dignités au moins, elle regarde seulement la pointe de la Maison I.

S'il n'y avait aucune planète qui regardât l'Ascendant, ou s'il y en avait deux, je prendrais la plus puissante dans le Thème, c'est-à-dire de préférence celle qui se trouve dans une Maison angulaire plutôt que celle dans une Maison succédente, et plutôt cette dernière que celle dans une Maison cadente.

Si, dans ce cas, deux planètes ont le même total •de dignités, je choisirais celle qui est la mieux située, c'est-à-dire la masculine dans un Degré Masculin, la féminine dans un Degré Féminin, celle dans un Degré Lumineux, de préférence à celle dans un Degré Ténébreux, ou dans un Degré Vide, de préférence à celle dans un Degré Infernal et celle en ce dernier lieu, de préférence encore à celle •en Azemen.

Si, malgré cette analyse, deux planètes se trouvent encore égales en dignités, les Maisons dans lesquelles elles sont placées trancueront entre elles.

Y. — DISPOSITION DES SIGNES ZODIACAUX A L'HEURE DE MIDI i

Avant tout, il faut remarquer que les Astrologues emploient principalement deux tem-ps : le Midi et V Après-Midi. Le Midi est le moment où le Soleil, dans sa course, partage exactement le jour en deux

' Pour tout ce qui a trait à l'érectioii du thème astrologique, l'auteur emploie une méthode abandonnée aujourd'hui; construire un thème astrologique, c'est établir une carte schématique du ciel pour un instant donné ; c'est un problème d'astronomie pure, et cette science est bien plus perfectionnée aujourd'hui qu'à l'époqxte de Robert Fludd; voir la formule donnée dans l' Avant-Propos.

parties, c'est-à-clire le moment où il se trouve sur la verticale du lieu, — sur le cercle méridien '.

Lorsqu'on veut ériger un Thème céleste pour l'heure exacte de Midi, c'est-à-dire pour le moment où le Soleil est au milieu du jour, et que l'on veut répartir dans un schéma les signes zodiacaux avec leur position réelle, il faut d'abord construire une figure, puis s'enquérir du lieu zodiacal où le Soleil est placé, c'est-à-dire du signe, des degrés et minutes que le Soleil occupe à ces jour et heure. On trouvera ces renseignements dans les Ephémérides ' appropriées. Le signe et le degré du Soleil cherchés constitueront le lieu de la pointe de la Maison X. On se reportera ensuite à des tables SDéciales qui donneront la correction pour la hauteur polaire de la région ou de la ville en question. Des tables donnent aussi, pour chaque latitude, la position des Maisons XI, XII, I, II, III ; on n'aura qu'à relever les degrés et minutes indiqués. En ajoutant 180° à ces derniers chiffres, on obtiendra exactement la position des Maisons opposées. Et ainsi se trou vera préparée la figure' céleste pour recevoir les planètes à leur degré et signe voulus, à cette heure de Midi.

' C'est le midi vrai des astronomes, par opposition au midi moyen ou midi arbitraire des horloges.

* Soit pour la France, la Connaissance des Temps et l'Annuaire du Bureau dos Longitudes.

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