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avec menace d’asphyxie rapide, à la position demiassise, on préfèrera le décubitus immédiat comme s’il s'agissait d’un noyé, en essayant de provoquer par tous les moyens l'évacuation des bronches. Dans la suite, on aidera cette évacuation de deux façons :
En utihisant des préparations à base d’ipéea, son action émétisante facilitant après l’hémoptysie le rejet des secrétions sanglantes, débarrassant ainsi les bronches de cette source d'infection.
En facilitant avec la toux cette expectoration post-hémoptoïque ; dans ce but, on n’emploiera que très prudemment la morphine et surtout l’oprum sous toutes ses formes (codéine, extrait thébaïque) qui peut-être en effet calment la toux, mais risquent de déterminer une rétention dont nous avons vu tous les risques. C’est également la crainte de tels accidents qui peut faire poser l'indication d’un pneumothorax.
Si malgré les précautions prises survenait une brusque ascension thermique avec fétidité de Phaleine et de Pexpectoration, il faudrait pour lutter contre les accidents d'infection bronchique recourir au procédé de Dumarest : lPinhalation aussi continue que possible d'oxygène en mettant pour ainsi dire le malade à même de respirer normalement dans une atmosphère saturée d'oxygène ; on utilisera pour cela
divers procédés, entonnoir de verre fixé au devant ‘
du nez et de la bouche et en relation avec le ballon , 3 . , °° 7
d'oxygène, enveloppe imperméabilisée enveloppant
Ja tête à la façon d’une eloche à plongeur, ete. On
» SRE
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pourrait ainsi observer sous l'influence de cette thérapeutique une disparition rapide des phénomènes alarmants, mais seulement dans les cas où il s'agirait d° rétention septique pure.
Quoiqu'ils soient de beaucoup les plus fréquents des accidents post-hémoptoïques, nous n’insisterons pas en effet ici sur le traitement des essaimages bacillifères avec évolution tuberculeuse secondaire que peuvent engendrer certaines hémoptysies. Il s’agit là des problèmes thérapeutiques de la tuberculose pulmonaire caséeuse ; sachons seulement que dans tous les cas où l’hémoptysie produira une poussée évolutive et surtout si les lésions sont unilatérales il faudra y opposer un des traitements que nous avons déjà envisagés précédemment.
Sans se laisser pourtant aller à un optimisme complet, sans considérer systématiquement toute hémoptysie comme sans, lendemain, nous devons dire néanmoins que les accidents hémoptoïques évolutifs, avec essaimage bacilhfère ne sont pas toujours la règle. Les travaux d’Austrian et Wallis, Cardis, Bezançon et ses élèves, Léon Bernard et Thoyer, plus récemment les faits cliniques et expérimentaux rapportés par D’hour et J. Bera confirment l’existence de lésions pulmonaires disséminées curables post-hémopioïques et se comportant de la même manière que les foyers de pneumonie tuberculeuse curables décrits par Bezançon et Braun.
Quant aux imedents de collapsus massif aigu
atélectasique du poumon sighalé pour Îa première
MO es
fois après une hémoptysie par Julius Wilson, en 1929, étudié depuis par Sayé, Jacobeus, Stoïchitza, Tobé, et Degeorges, ils sont plus fréquents qu'on ne le pense et n’entraînent en tout cas aucune indication thérapeutique particulière ; leur existence est en effet le plus souvent transitoire et ne comporte pas un pronostic particulièrement grave.