‹ Étude écologique de Locusta migratoria migratorioides Rch. et FrmChapitre 115 sur 146 · NAS · texte numérisé non relu

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Ce décalage est plus important que celui existant entre les époques du maximum de crue (2 mois : septembre-octobre à Tilembéya, novembre à Dogo) ; l'apparition particulièrement tardive des larves F; à Dogo est la conséquence de la lenteur du retrait des eaux au voisinage du lac Débo. |

Conditionnée par l’apparition des pluies, la génération F, est un peu plus précoce à Tilembéya qu’à Dogo, mais le décalage n'excède pas un mois. Il s’ensuit que le temps qui s'écoule entre F, et F, est beaucoup plus grand dans la première localité que dans la seconde. Les ailés.F, apparus en janvier à Tilembéya doivent attendre la fin de la saison sèche, soit près de quatre mois, avant de se reproduire, alors qu'à Dogo, les ailés F; apparus fin avril, commencent de se reproduire dès le mois de juin.

A Tilembéya, la crue, survenant presque au même moment que les pluies, détermine une inondation précoce et rapide des plaines et ne laisse pratiquement pas, aux ailés F,, le temps de s’y reproduire (en donnant K, ,;,) ; comme d’autre part, les toguérés de cette région n’offrent pas les conditions requises pour l’installation de l'espèce, la génération F, ne peut pas avoir lieu ; une nouvelle interruption dans le cycle de l'espèce se produit donc en septembre-octobre pendant

les hautes eaux et les ailés F, sont les équivalents des ailés F qui pondent à la décrue.

Tandis qu’à Tilembéya, le cycle annuel présente deux discontinuités (l’une due à la sécheresse, l’autre causée par l’inondation des plaines), dans la région de Dogo, on peut assister au développement presque Imimterrompu de l'espèce ; d’une part, l'effet de la saison sèche est inhibé par la tardivité et la lenteur de la décrue, d'autre part, pendant les hautes eaux, l'espèce dispose d’espaces non inondables qui sont parfois propices à sa multiplication. À San, l'effet de la saison sèche est écourté par l’apparition précoce des premières pluies. Les périodes défavorables à la reproduction y sont moins longues qu’à Tilembéya.

Le cycle de l’espèce à Ouro N'Dia, dans la mesure où nous le connaissons, apparaît comme étant une variante du cycle à Dogo : la génération K y, y fut proportionnellement plus importante qu’à Dogo et c’est F, ,;, au lieu de F, qui éngendra F, sur les toguérés.

En résumé, la région Sud-Ouest du lac Débo offre des conditions favorables à la multiplication du Criquet migrateur pendant la plus grande partie de l’année, tandis que les lieux situés plus en amont (non soumis au rôle modérateur du lac) ne paraissent pas susceptibles d'assurer le développement normal d’un nombre aussi grand de générations. “

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