‹ Étude écologique de Locusta migratoria migratorioides Rch. et FrmChapitre 26 sur 146 · G. REMAUDIÈRE · texte numérisé non relu

G. REMAUDIÈRE

janvier, l’état hygrométrique oscille entre 30 et 40 %,, les courbes des relevés: du matin restant très proches de celles du soir. Lorsque l’eau se retire, la courbe du matin s’écarte considérablement de celle du soir et la courbe moyenne (en pointillé) met en évidence un abaissement progressif de l’humidité relative qui devient minimum en avril. La saison des pluies de 1950 se traduit par une

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relative de l’air en 1949 et 1950 à Tilembéya et à Dogo.

élévation beaucoup plus rapide de l’état hygrométrique dont la moyenne par décade se maintient au-dessus de 70 % depuis fin juillet jusqu’au début octobre alors qu’en 1949, la seconde décade d’août fut la seule à présenter une humidité relative moyenne supérieure à 70 %,.

Les variations saisonnières de l’humidité relative à Tilembéya (fig. 12) diffèrent notablement de celles constatées à Dogo. La période des hautes eaux survenant très peu de temps après les dernières pluies, l’humidité relative

moyenne demeure à un niveau élevé et à peu près constant (70 à 80 %) depuis les premières précipitations jusqu’au retrait des eaux, soit d'août à novembre ; elle s’abaisse lentement d’abord, plus rapidement ue et passe par un minimum en avril.

De janvier à fin avril, les courbes de Dogo et Ten Deve demeurent très voisines ; celles-ci s’écartent en mai et juin, en räison des pluies plus précoces à Tienbéya qu'à Dogo ; elles se rejoignent ensuite à l’époque du maximum des pluies.

Il est assez curieux de constater que l’atmosphère de Tilembéya est beaucoup plus humide que celle de Dogo d’octobre à fin décembre. La présence d'immenses espaces inondés autour du lac Débo en novembre et décembre n’entraîne pas une hausse bien sensible de l’humidité relative, celle-ci demeure inférieure de 20 % à celle de Tilembéya à la même époque alors que dans cette dernière localité les plaines sont déjà en grande partie dépourvues d’eau.

Par temps calme, l'air se sature rapidement de vapeur d’eau au moment des hautes eaux mais un vent modéré suffit à abaisser l'humidité relative audessous de 50 % (cf. ci-dessous et fig. 15). L'effet de la nappe d'eau n’est sensible qu’au HR de la surface et dans les parties où le brassage de l’air est gêné par la présence d’une végétation flottante dense.

L'état hygrométrique de l’atmosphère de Dogo rappelle celui des régions sahéliennes voisines. À Tilembéya, les hautes valeurs de l'humidité relative sont dues à la latitude de cette localité, plus proche en effet du secteur soudanien que du secteur sahélien.

Les diagrammes (fig. 13-14) donnent pour Dogo et Tilembéya la corrélation existant entre température et humidité relative moyennes mensuelles. La forme de la partie droite des diagrammes met bien en évidence les différences essentielles de ces deux climats.

À Tilembéya, les mois de juillet, août, septembre et octobre sont caractérisés par des conditions de température et d’hygrométrie très constantes : à Dogo, l'humidité relative des mois de juillet et, octobre est sensiblement inférieure à celle des mois d’août et septembre. À Tilembéya, les mois de novembre et décembre sont marqués par une chute rapide de la température (la moyenne de décembre est inférieure de 6 à 70 C. à celle d’ octobre) et par un faible abaissement de l’humidité relative (qui demeure supérieure à 60 % et est, en décembre, seulement inférieure de 15 % à celle de septembre) ; les mêmes mois sont caractérisés à Dogo par une faible diminution de la température (la moyenne de décembre est inférieure de 2 à 40 C. à celle d'octobre) et par un abaissement sensible de l'humidité relative (qui devient inférieure à 00 % en décembre ; en novembre et décembre, l'humidité relative est inférieure d'environ 30 % à celle de septembre).

d) VENT.

Les vents au voisinage du sol sont le plus souvent E ou N-E pendant la saison sèche (harmattan) (a). Ils tournent au $ et à l'W au moment des pluies

(a) En janvier l’harmattan peut être remplacé par l’alizé, vent N-N-E à N-E.

(mousson), tandis que les nuages apparaissent à l'Est dans la majorité des cas. 6 É

Le vent perturbe les variations journalières de l’humidité relative, ainsi que le prouvent les courbes enregistrées (fig. 15) par le psychromètre enregistreur (thermohydrographe) sous l’abri de la station de Dogo ;le 23 novembre, par vent nul et nébulosité très faible ou nulle, l'humidité relative s’est élevée de 46 %, à 17 h. à 88 % à 3 heures du matin (24 novembre) ; au contraire, un vent d'Est modéré (12 à 20 km. h.) a soufflé presque sans interruption du 22 à 9 heures au 23 à 15 heures ; pendant cette période, l'humidité relative s’est maintenue entre 38 et 52 %.

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