B. — CARACTÉRISTIQUES GÉNÉRALES DE CHAQUE GÉNÉRATION
Le diagramme (fig. 18) rassemble les observations faites sur 105 époques du développement et de la reproduction de chaque génération.
Génération F.
Cette génération comprend les Locusla (imagos) observés en janvier 1990 dans les parties récemment exondées ; ces individus, ailés depuis plusieurs mois, (a) Les sigles KF, KF;, Fa, adoptés ici pour une représentation commode des diverses
générations successives, ne correspondent pas au sens que leur donnent les génétistes, la génération F étant issue de parents P inconnus alors que les génétistes partent de parents P connus.
56 G. REMAUDIÈRE
déposèrent leurs œufs dans la plaine d'inondation de janvier à mi-mars, c’està-dire pendant la décrue ; ils disparurent début avril.
Génération F..
Les œufs pondus par F sont éclos en mars et avril : les premiers ailés de la génération F, firent leur apparition en fin mars, début avril. En mai, on trouvait un faible pourcentage de femelles ayant pondu ; la majeure partie des imagos atteignirent la maturité seulement en juin ; la plupart des œufs furent déposés dans les îlots de végétation respectés par les feux de brousse, tandis que des pontes éparses étaient éparpillées dans les plaines incendiées.
Génération KF..
Les pontes déposées par les quelques individus F;, parvenus à maturité en mai donnèrent en juillet un petit nombre d’ailés F, dont certains purent pondre à leur tour, fin juillet et début août, des œufs F,, dans les parties élevées des plaines inondables (les parties basses étant envahies à cette époque par l’eau de pluie). |
Les pontes déposées de fin mai à fin juin par F, sont écloses simultanément, aussitôt après la pluié de 21 mm. enregistrée le 9 juillet. Les ailés firent leur apparition de mi-août à début septembre, peu de temps avant l’arrivée des eaux de crue. Ces jeunes imagos émigrèrent ainsi d’ailleurs que les survivants des adultes F, précoces. Une faible proportion d’ailés F, se retrouva en septembre sur les toguérés, mais la plus grande partie s’exila, peuplant notamment le Sud du Farimaké. Leurs œufs (F,) ont été déposés en septembre et début octobre dans ces lieux jamais atteints par la crue.
L'existence, pour la génération F,, de deux types de lieux de ponte parfaitement distincts, dans l’espace et dans le temps, justifie la dénomination adoptée pour les générations suivantes :
Génération F, ;..
Cette génération, engendrée par les rares adultes F, qui avaient pondu en quelques espaces restreints des plaines inondables, fut surprise par la crue. Les larves, écloses pendant la seconde quinzaine d’août se réfugièrent en septembre sur les herbes, au-dessus de l’eau et s’y transformèrent en ailés fin septembre et début octobre. Ces jeunes imagos quittèrent à leur tour les plaines inondées et rejoignirent (?) sur les toguérés et peut-être aussi dans le Farimaké, les adultes survivants de la génération F,. Les pontes des ailés F, ,, furent ainsi déposés dans les mêmes lieux que celles de la majeure partie des individus F,. Il devenait impossible de distinguer, sur les toguérés, les ailés provenant de l’une ou l’autre de ces deux générations, cependant le nombre des individus composant la génération F, y, était infime, il demeurait négligeable auprès de celui de la génération F..
Génération F..
Cette génération correspond aux œufs pondus sur les toguérés par les
CYCLE EVOLUTIF DE LOCUSTA MIGRATORIA MIGRATORIOIDES EN 1950 A DOGO SES RAPPORTS AVEC LA CRUE, LA PLUVIOMETRIE,ETL HUMIDITE RELATIVE
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