‹ Étude écologique de Locusta migratoria migratorioides Rch. et FrmChapitre 57 sur 146 · OS6T'A'GG € IT CS0(I SH ‘YA 9 (F · texte numérisé non relu

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96 G. REMAUDIÈRE

vaste plaine située à l'Est de Dogo (plaine dans laquelle se trouve précisément la mare Hayré), il a fallu qu’un apport d'individus étrangers à cette plaine: se produise, avec ou sans disparition des insectes autochtones. L'hypothèse plus simple d’une disparition (émigration ou mortalité) sélective d’une partie des individus de la plaine sans apport d’immigrants, ne paraît pas soutenable ; en effet, les insectes capturés devant l’incendie et dans les flots non brûlés — lot 2 — ne diffèrent pas de ceux capturés dans leur station d'évolution larvaire — Jot 1 —: le feu n’exerce donc pas une destruction sélective des insectes à élytre grand ou à P/C faible.

Les différences constatées étant plus fortes chez les mâles que chez les femelles, on peut envisager que l'apport d'individus étrangers s’est réalisé selon l’une ou l’autre des modalités suivantes :

— apport extérieur d'insectes des deux sexes dont les mâles sont plus différents des mâles locaux que ne le sont les femelles ; insectes autochtones demeurant en place.

— apport extérieur d'insectes parmi lesquels les mâles sont DHMÉtANenUE prédominants ; insectes autochtones demeurant en place.

— apport extérieur d’insectes venant se substituer plus ou moins largement à la population locale en voie de disparition.

Aucun fait n’a permis de reconnaître la réalité de l’une ou l’autre de ces trois éventualités.

Les ailés provenant de Saré Kouyé diffèrent d’une façon hautement significative de ceux trouvés à l’Est de Dogo en mai.

La comparaison des insectes de Saré Kouyé et Hayré montre que les femelles ne présentent pas de différences significatives quoique l’écart relevé entre leurs E/F approche du seuil de signification P — 0,05 ; chez les mâles, la valeur remarquablement faible du rapport F/C des individus de Saré Kouyé diffère d’une façon hautement significative de celle des aiïlés de la mare Hayré. Il n’est donc pas vraisemblable que ces deux lots proviennent d’une même population.

La proportion des individus verts est faible dans les quatre lots précédemment considérés ; on a en effet la répartition suivante :

Station @ ê TT uen" Re vertes non vertes total vertes % verts non verts total verts % (1) 6 km. E. Dogo 10 44 54 18,5 % 5 55 60 8,30 (2) 2 km. E. Dogo 19 42 GISI 2 206 13 67 80 16,2 % (3) Hayré 3 10 13 28,1 % dt 8 9 11,1 (4) 0 29 29

Saré Kouyé 2 26 28 TL

Dans chaque station, la proportion d'insectes verts est plus forte chez les femelles que chez les mâles. Pour mieux mettre en évidence cette divergence, les individus des deux premiers lots seront groupés en un seul échantillon (il a été montré plus haut que ces deux lots peuvent être considérés comme provenant d’une même population, ceci nous autorise à les réunir).

verts non verts totai

femelles 29 86 115 | (21,2) (93,8)

mâles LS 122 140 (25,8) (114,2)

= total 747 208 - 255

(9212) | (18—2%5,8)} |: (96 93,8) : (122 :1149ÿ 21,2 25,8 NET OS 114,2

Au seuil P — 0,02 on a, pour y = 1, y? — 5,41, et au seuil P — 0,01 on a y? — 6,64, donc x? — 6,41 correspond à une probabilité P — 0,0118 très voisine de 0,01, seuil admis comme hautement significatif.

En conclusion, pour l’ensemble des deux premières stations, et pour respectivement les mâles et les femelles, on relève 12,85 et 25,21 % d'individus verts, pourcentages différant de façon presque hautement significative.

En dehors des individus verts et bruns, des insectes noirs ont été observés après le passage des feux de brousse. Leur pourcentage n’excède pas 6 % chez les mâles et 4 % chez les femelles.

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