‹ Étude Électro-physiologique du mode d'action de la Diathermie Sa vérification dans la Diathermie abdominaleChapitre 14 sur 29 · Pour la fréquence considérée, bien entendu · texte numérisé non relu

Pour la fréquence considérée, bien entendu

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Résonance parallèle

Ici la tension entre À et B est la même et l'intensité qui circule est en concordance de phase avec la tension.

Mais l'intensité qui circule dans la bobine de self d'une part (circuit ASB) et au travers de la capacité (circuit ACB) sont considérables et très déphasées.

Il circule dans le circuit de

résonance ASBC un courant

énorme pour une énergie minime.’

Les vecteurs permettent de

calculer la valeur de tous

ces facteurs sans difficulté.

et

dk ei À ct À

Résonance série

Îci c’est l'intensité du courant traversant tout le circuit qui est la même.

Mais la tension aux bornes de la self d’une part, de la capacité d'autre part sont beaucoup plus élevées que la tension entre A et B et le déphasage est considérable.

Les vecteurs traduisent le phénomène en évidence au premier examen.

et la tension aux bornes de chacun des appareils peut atteindre des valeurs formidables, c'est ainsi que le calcul montre qu’une self en résonnance série avec un condensateur de un microfarad qui est de 10 henrys, laisse passer, si la résistance du circuit re dépasse pas 10 ohms, un courant d'une intensité de onze ampères et que la tension dans ces conditions atteint trois cent fois celle du secteur, soit 110 x 300 — 33.000 volts. Comme Ja tension instantanée s'obtient en multipliant par 2 la tension efficace, la pointe atteint 50.000 volts environ.

Résonance parallèle.

Dans la résonance parallèle, la compensation entre le self et la capacité produit des effets diamétralement opposés et l'intensité qui circule entre les pôles du générateur est réduite au minimum possible, la résistance apparente de l’ensemble étant considérable. Voici pourquoi :

Alors que les résistances apparentes de la self et de la capacité se succèdent pour maintenir la résistance du circuit à une valeur invariable, l’ensemble de la self et de la capacité représente un circuit en série dans lequel le courant circule avec facilité puisque nous avons vu que la résistance d’un circuit monté en résonance série est minima.

Il ne circule qu’un courant très faible entre les points À et B,mais ce courant en entretient un

190 ee

énorme dans le circuit fermé monté en série A5 GB:

En résumé, un ensemble self capacité en résonance série laisse passer une intensité maxima pour tout courant alternatif dont la fréquence correspond à celle pour laquelle il a été calculé (ou un harmonique de cette fréquence) et l'intensité devient infime pour toute fréquence qui s’en écarte notablement. Un ensemble self capacité en résonance parallèle ne laisse au contraire passer qu'une intensité réduite par le courant dont la fréquence correspond à celle calculée pour la résonance de l'appareil, il laisse passer facilement tout courant dont la fréquence s’en écarte notablement. Le cas limite d'emploi le plus intéressant d’un circuit de résonance, est celui où l’on applique simultanément aux extrémités du circuit un courant alternatif dont la fréquence correspond à la résonance et un courant continu (que l’on peut considérer comme un courant de fréquence nulle). L’intensité du courant continu n’est alors limitée que par la résistance de l’ensemble en résonance parallèle. Elle est en général négligeable et le courant continu passe avec facilité. Par contre, le courant alternatif rencontre la résistance apparente formidable du circuit de résonance et il ne peut sensiblement pas passer ; on a donc effectué ainsi par un procédé simple et indéréglable le triage parfait des deux courants.

Cette disposition est constamment employée pour tous les montages de lampes à trois électrodes

Cr

Le couplage par transformateur

et le résonateur de Houdin

La connexion BC transforme le montage en auto-transformateur, et on voit alors que le montage est le même

que celui du résonateur de Dudin.

dans la T. S.F. et les appareils médicaux à ondes entretenues (1).

C'est encore au phénomène de résonance parallèle que l’on fait appel dans les appareils à éclateurs, pour récolter en toute sécurité le courant thérapeutique et empêcher totalement tout courant mortel de passer au travers du sujet en cas d’avarie quelconque de l’appareillage.

Si l’on veut bien se reporter à ce que nous venons de voir il est facile de comprendre que le résonateur n'est rien d'autre qu'un transformateur accordé, son rendement de ce fait est maxima, mais ilne peut en aucun cas augmenter la tension audelà du rapport de transformation des enroulements (2).

Dans le résonateur de Oudin, par exemple, la prise variable se trouve au moment du maximum de rendement en un point tel, que la tension entre les points À et B soit maxima (la résistance apparente du circuit est alors considérable et l’on profite entièrement des pointes de tension oscillantes fournies par les condensateurs). D'autre part, le reste du circuit que l’on peut considérer comme un enroulement secondaire (le résonateur de Oudin est un auto-transformateur de haute fréquence) étant accordé sur la fréquence des oscil-

1. Un dispositit semblable a été utilisé par notre Maître, le D: Delherm pour faire simultanément du courant continu et de la diathermie.

2. Mais l'établissement de la résonance élève déjà la tension aux bornes du primaire.

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lations,n’amène aucun amortissement et les pointes de tension se trouvent multipliées par le rapport de transformation. On comprend qu’elles atteignent la grande valeur qu’on leur connaît.

On a pris l’habitude de désigner sous le nom dé haute fréquence, les courants alternatifs présentant plus de 10.000 périodes par seconde ; cette dénomination sert donc surtout à opposer ces courants à ceux de fréquence industrielle appelés courants de basse fréquence qui réstent en général cantonné entre 10 et 100 périodes par seconde.

La ligne de démarquation entre les deux dômaines est assez arbitraire ét la physique actuelle est capable dé produire sans difficultés des ondes entretenues de la fréquence désirée dans toute cette échelle. Il faut cependant remarquer que seule la T. S. F. a jusqu'ici employé, si nous osons nous exprimer ainsi, des hautes fréquences relativément lentes. Elle n’est cependant guère descendue au-dessous de 40 à 15 km. de longueur d’ondé ce qui correspond respectivement à 30.000 et 20.000 périodes par seconde. Aucune difficulté a pparénte ne doit cependant s'opposer à descendré encore plus bas.

Nous avons insisté sur cette question parce que là médecine na employé jusqu'ici que des ondes relativement très courtes (de l’ordre de 250.000 périodes par seconde) et qu’elle chérche actuelle: ment à expérimenter le domaine des ondes de plus en plus courtes. Nous verrons au chapitre physio-

LD logique tout l'intérêt qu'il y aurait selon nous à étudier au contraire les ondes de fréquence relativement basses (1).

Les appareils producteurs de haute fréquence destinés aux usages médicaux se divisent en deux grandes classes, les appareils à éclateurs et les appareils à lampes. Ces derniers récemment venus à la disposition des médecins, connaissent actuellement une très grande vogue due aux remarquables résultats chirurgicaux qu'ils fournissent et ils semblent pour ces usages pouvoir supplanter les premiers. À cause de cela peut-être on a tendance actuellement à opposer l’un à l’autre ces deux types de générateurs et c’est pourquoi en les étudiant rapidement nous ferons une comparaison: perpétuelle entre eux.

Appareils à éclateurs.

Extrêmement répandus, parce que d'une construction très facile, leur montage de principe n'a pas varié depuis le début de leur apparition, c’est celui indiqué par le Professeur Darsonval et comme il est décrit dans presque tous les ouvrages d'électricité médical, nous pensons qu’il est inutile d’y insister longuement.

i. Cette étude que nous-avons entreprise conduit à des résultats très intéressant qni ont fait l’objet de communications à la

Société d’Electrologie.

RC A

Quand un condensateur est préalablement chargé a un potentiel suflisamment élevé pour vaincre Ja rigidité diélectrique de lair au moyen d’une étincelle, ilse décharge par cette étincelle qui est oscillante, pourvu que la self du circuit et sa résistance ne présentent pas une valeur trop considérable.

Si le condensateur après chacune de ses décharges, se trouve immédiatement rechargé par un générateur, on pourra disposer dans le circuit du condensateur d’un courant de haute fréquence dont la fréquence sera fonction de la self et de la capacité. L'appareil comprend donc un transformateur de tension (bobine ou transformateur à circuit magnétique fermé) un condensateur et une self et un éclateur. Deux schémas de montage sont possibles, le schéma initial de Hertz, sur les dangers duquel on a beaucoup insisté dans les milieux médicaux (peutêtre même a-t-on exagéré un peu) le schéma désormais classique de Darsonval présentant une sécurité absolue et qui est infiniment préférable et doit être préconisé, il revient plus cher mais étant donné le prix auquelrevient un appareil de diathermie, la différence de prix devient négligeable. Remarquons toutefois que le montage importe peu dès l'instant où le malade ne se trouve relié à l'appareil que par l’accouplement de deux selfs constituant un transformateur de sortie. Ce montage que l’on tend d’ailleurs de plus en plus à utiliser rious paraît devoir toujours être exigé. Il offre en effet, une faci-

lité de réglage et une progressibilité telle et sans

Prune

acoups (par variation de couplage) que rien ne peut la surpasser.

L'étude de la décharge oscillante du condensateur montre que la durée de celle-ci est extrêmement courte ; elle est de l’ordre de 110.000 de seconde et son amortissement total est accompli au bout de moins de 100 oscillations (ce qui fait une durée d’oscillation de l’ordre maxima de un millionnième de seconde). Comme les appareils actuels fournissent suivant le réglage de l’éclateur de une à quatre étincelles par période, l’étincelle oscillante ne jaillit pour un courant à 50 périodes, que tous les 1/200 de seconde (1) dans les cas les plus favorables souvent plus rarement (fig.) par l’emploi d’une bobine d’induction à la place du transformateur d'intensité on pourrait avoir des étincelles plus fréquentes mais le rendement déplorable en interdit l'emploi pour d’autres usages que ceux de tension.

Dans ces conditions, le silence entre deux décharges oscillantes successives apparaît comme étant de 250 à 1.000 fois plus important que la décharge. Quelle que soit la perfection de l’éclateur, on voit que l’amortissement de la décharge oscillante est

énorme et que l’appareil ne travaillé que pendantun temps dérisoire ; il faudra donc que les effets ins-

tantanés de la période de courant effectif soient très

1. Il est facile de se rendre compte du réglage d’un appareil à éclateur et du nombre d’étincelles par période en déplaçant rapidement devant le pôle d’un résonnateur branché sur l'appareil, une électrode à vide que l’on voit tracer dans l’espace des bandes claires et obscures (phénomènes stroboscopiques).

ST, ee

intenses pour arriver à ce que les résultats moyens soient appréciables, C’est une loi générale qui veut en effet que l'intensité d’un courant soit d’autant plus élevé lors de son maximum que la durée de ce dernier est plus brève. Nous avons signalé ainsi que le courant du secteur 110 volts atteint à certains moments {55 volts parce qu'à d'autres sa valeur est nulle, Le courant fourni par les réseaux de distribution étant un courant rigoureusement sinusoïdal a un rendement excellent puisqu'il est rigoureusement entretenu et que la période de silence est réduite au minimum possible. Il est logique de penser que le courant de haute fréquence des appareils à éclateurs présentent un silence mille fois plus grand. Les expériences de mesure que l’on a faites à ce sujet montrent qu'on a raison de penser qu'il en est ainsi et nous aurons l’occasion d'y revenir à propos des tracés comparatifs entre les appareils à éclateurs et les appareils à lampes obtenus avec l'oscillagraphe cathodique du professeur Dufour (1).

L'appareil de diathermie d'aujourd'hui ne diffère de l'appareil de haute fréquence d'autrefois que par des perfectionnements faits sur l’éclateur. Tous les nouveaux modèles ayant été créés ont cherché à raccourcir l’étincelle oscillante la diviser, éviter

l’amorçage d’arc et étant donné l'intensité du cou-

1. Taavaux de Gondet communiqués à la Société de Radiologie.

dt —

rant ainsi rompu à assurer un bon refroidissement. L'emploi du tungstène a permis l’obtention de toutes ces qualités (qui visent à diminuer l’amortissement et augmenter la puissance). Les derniers éclateurs fonctionnant à l'air libre et en milieu clos sont devenus d’une grande simplicité et d’un entretien facile.

La distance d’éclatement totale correspond à une tension de 3.000 vols environ pour les petits appa reils et de 6 à 7.000 volts pour les modèles de très grande puissance. Dans un certain nombre d’appareils, elle est partiellement réglable par modification de la valeur de la self d’entrée. Cependant, il est rare que ces appareils aient un fonctionnement souple et régulier pour les différentes valeurs de la self d’entrée.

La longueur d’onde de ces appareils est assez difficile à déterminer et les constructeurs eux-mêmes deviennent assez vagues quand on les interroge à ce sujet. Tous les appareils à éclateurs fournissent en effet des ondes extrêmement riches en harmoniques (on appelle harmonique un multiple pair ou impair de la fréquence fondamentale). Ces harmoniques ont une intensité souvent égale à l’onde prétendue fondamentale et au milieu de tous ceux-ci, 6n ne sait plus qu'elle est la fréquence principale. On verra au chapitre des mesures, le principe de l’ondemètre d'émission qui nous a servi à effectuer quelques mesures et les résultats de celles-ci.

L’irrégularité qui persiste dans les éclateurs

J. Amiot 3

EDS

modernes module dans une certaine mesure le courant de haute fréquence et produist la sensation faradique qui est intéressante à connaître au point de vue physiologique car elle modifie incontestablement les réactions du patient au courant et les résultats thérapeutiques

Notons simplement ici qu’un constructeur a pu par un artifice de construction simple provoquer une sensation faradique variable, et que son appareil obligemment prêté dans le service de la Pitié nous a permis une expérimentation clinique inté-

ressante.

Appareils à lampes.

Ils fournissent l’onde entretenue d’une manière parfaite, L'appareil est totalement silencieux, il ne nécessite aucun entretien et n'a jamais besoin de réglage. Son rendement est bon et la sensation faradique totalement absente. Aussi ces qualités leur ont-elles valu un succès considérable.

C’est, nous l’avons dit l'appareil de choix des chirurgiens, L'âme de l'appareil est constituée par la lampe à trois électrodes. C’est une lampe du type d'émission d’une puissance assez importante. Le schéma de principe est très classique et est représenté par la figure.

On y remarquera le couplage grille plaque à induction négative qui maintient les oscillations, La grande difficulté à vaincre avec ces appareils est le

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