‹ Étude Électro-physiologique du mode d'action de la Diathermie Sa vérification dans la Diathermie abdominaleChapitre 29 sur 29 · À D ELU A · texte numérisé non relu

À D ELU A

Te SE

tements sans résultats. À été très améliorée par 13 séances

réparties sur deux mois.

Mme L..., 39 ans. Algie ano rectale sans cause apparente,

Guérison en 10 séances.

L'étude de ces cas en détail, semble montrer qu'il s’agisgissait plus de phénomènes sympathiques que de troubles locaux. La diathermie aurait surtout agi en rétablissant l'équilibre végétatif.

Observations d'adhérences. — Selon la remarque de notre maître le docteur Delherm, il semble que les plus beaux résultats soient obtenus chez des malades dont l’infection causale est éteinte et chez qui persistent seulement des phénomènes cicatriciels. La diathermie verrait alors son action due à l’augmentation de la nutrition des tissus malades.

Ce qui semble bien en faveur de cette hypothèse est le fait que ce sont les opérés ayant tiré un résultat de l’intervention qui voient ce résultat parfait par la thérapeutique

diathermique.

Obs. 5. — M. Opéré d’appendicite aiguë, drain pendant 10 jours après l'intervention. Souffre au niveau de sa cicatrice surtout dans la station debout,

20 séances de diathermie ont amené uneamélioration telle, que le malade qui est très occupé juge le résultat suffisant et arrête son traitement. Revu trois mois après il se déclare alors complètement guéri.

Dans cette observation, il faut remarquer que le traite-

ment a été fait peu de temps après la fermeture de la plaie

et vraisemblablement sur des tissus non encore fbreux.

Les observations qui suivent nous ont été fournies par notre maître le D' Delherm parmi les nom-

breux cas traités dans son service de la Pitié.

Obs. 6. — Mile M.., Algie intense du creux épigastrique persistant après une gastro-entérostomie et après une appendicectomie qui l’ont guérie de nombreux autres troubles. Novembre 1923 à mars 1924: 28 séances. Gué-

rison.

Obs. 7. — M. S..., 31 ans. Algie des plexus depuis dix ans (opéré de cholécystite et d’appendicite). Douleurs continuelles et crises “obete nécessitant des piqûres de morphine. Constipation. Mars à juillet 1924 : 46 séances. Amé-

lioration notable.

Obs. 8. — Mlle B..., 45 ans. Algie de la fosse iliaque droite (sans explication radiologique). A subi trois opérations : Appendicite, ovariotomie, etc... Novembre à

décembre 1924 : 12 séances. Guérison.

Obs. 9. — Mlle M..., 35 ans. Algie du côlon gauche, adhérences, migraines. Décembre 1924 à mars 1925 3 39 séances. Amélioration marquée au début, puis rechute,

puis guérison. :

Obs. 10. — Mme C..., 48 ans. Typhlalgie (opérée d’appendicite il ya quatre ans), Amaigrissement, gêne de la

marche, constipation. Juillet à septembre 1925 : 25 séances.

Amélioration sensible.

Obs. 11. — G..., 31 ans. Algie cæco colique (peut-être bacillaire). Avril à juillet 1924 : 35 séances. Amélioration très nette qui se prolonge trois mois, puis rechute complète

{très améliorée depuis l’ultra-violet).

Obs. 12. — Mlle R..., 28 ans. Syndrome douloureux du

carrefour (opérée d’appendicite à neuf ans). A commencé à

souffrir à onze ans. Février à juin 1925 : 16 séances. Gué-

rison.

Obs. 13. — Mme D..., 37 ans. Périviscérite ancienne. À eu un ulcère de l'estomac, a été opérée d’appendicite, d'hématocèle. Janvier à mars 1926 : 35 séances. Amélioration marquée (A interrompu pour affection génitale inter-

currente).

Obs. 14. — M. M... (9 ans. Périviscérite du côlon droit. Juin et juillet 1924 : 8 séances. Soulagement léger.

Obs. 15. -- M. B..., 23 ans. Epiploite. Appendicectomie il y a 4 ans. Santé parfaite durant un an, puis dyspepsie et constipation, puis douleurs intenses des fosses iliaques. Novembre 1924 à avril 1925 : 54 séances. Guérison com-

plète.

Obs. 46. — Mme D..., 26 ans. Pérityphlocolite Opéra-

| tion de kyste de l'ovaire il y a trois ans, et d’appendicite et

adhérence il y a un an. Depuis, continue à souffrir quoique moins. Juin à juillet 1926 : 18 séances. Amélioration

légère.

Obs. 17. — Mlle M...,17 ans. Pérityphlocolite depuis plusieurs mois (colite ancienne). Octobre à décembre 1926 :

18 séances. Amélioration.

Obs. 18. — Mme J..., 35 ans. Péricolite depuis deux ans (colite ancienne). Février à juillet 1926 : 45 séances Grosse amélioration. Avait des hémorroïdes que le traite-

ment n’a pas améliorées et qu’on a dû opérer.)

Obs. 19. — Mme B.., 26 ans. Péricolite rebelle. Janvier à juin 1926 : 26 séances (trop espacées). Améliora-

tion.

* Obs. 20. — M. AÀ.., 42 ans. Pérityphlocolite et périviscérite du carrefour supérieur depuis deux ans. Décembre

1925 à janvier 1926 : 20 séances. Amélioration marquée.

Obs. 21. — Mme L..., 32 ans. Colite avec adhérences. Violentes crises douloureuses depuis deux ans. (Adhérences vérifiées radiologiquement.) Mars à juin 1926

37 séances. Amélioration.

Obs. 22. — B..., 18 ans. Colite depuis dix-huit mois. Adhérences probables . Cas particulièrement sévère (appendicectomie dans l'enfance). Mai 1924 à avril 1925 : 55 sé-

ances. Guérison presque complète.

Obs. 23. — MmeF..., 65 ans. Adhérénces, ptoses, constipation, algies. Souflre depuis 10 ans. Opérée il yaunan pour adhérences, ce qui l’a soulagée. Juin à septembre 1925

28 séances. Guérison. (Maintenue un an après.)

Obs. 24. — Mme T..., 37 ans. Adhérences cæcales (vérifiées à la radiographie). Appendicectomie ancienne, gystérectomie ancienne. Douleurs continuelles et exacerbations, avec vomissements, constipation, etc. Mars à juin 1926 :

27 séances. Amélioration légère.

Obs. 25. — Mme L..., 37 ans. Epiploite et adhérences droites (appendicectomie et hystérectomie anciennes). Octobre 1925 à février 1926 : 37 séances. Huit mois de grosse

amélioration puis rechute moins intense.

Obs. 26. — M. G..., Cholécystite calculeuse. (Calcul

constaté radiologiquement). Avril à mai 1926 : 18 séances.

Amélioration.

Obs. 27. — M. C..., 24 ans. Cholécystite. Mai à juillet

à » % - LA Bi L 1926 : 22 séances. Grosse amélioration,

Obs. 28.— D'G.., Douleurs vésiculaires se produisant

par crises. 15 séances. Guérison,

j. Amiot 8

Conclusions

19 La diathermie n’est qu’une modalité d’application des courants de haute fréquence, c'est donc le Professeur d’Arsonval qui en est le véritable créa. teur.

20 On peut prévoir et expliquer dans une large mesure les propriétés du courant de haute fréquence si l’on connait très bien les lois auxquelles il obéit et les conditions d'applications.

30 Le courant de haute fréquence obéit aux lois des courants alternatifs.

4° Dans la diathermie, la majorité des actions caractéristiques dépend de la fréquence. Celle-ci joue un rôle primordial.

50 Les actions thérapeutiques varient avec la forme particulière des courants de haute fréquence utilisés. Les appareils à lampe qui produisent des courants de caractéristiques différentes ont des indications d'utilisation particulières. Ils ne sont pas en tous cas interchangeable,

69 Dans l’action physiologique de la diathermie, il y a des actions primitives et des actions secondaires.

To Les actions primitives sont dues directement

au courant, les actions secondaires dépendent Île plus souvent, de l’action calorifique.

80 Les actions calorifiques et .vaso-constrictives sont primitives, l’action vaso-dilatatrice est secondaire.

99 Seuls les appareils à éclateur donnent de la vaso-construction, d’où une plus grande élévation de température pour une même intensité, avec ces appareils qu'avec ceux à lampes, l'organisme se refroidissant moins bien.

10° Par la vitalité supplémentaire qu’ils confèrent aux tissus, les courants de haute fréquence ont une action élective dans les congestions organiques, les adhérences et en règle générale partout où il y a

troubles circulatoires ou nutritifs,

Vu : le Président de la thèse,

P. STROHL.

Vu:le Doyen,

BALTHAZARD.

Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris,

S. CHARLÉTY.

Bibliographie

D'Arsonval. — 1878. Mécanisme d’excitation électrique des nerfs et des muscles.

— 1889-1890. Action des interruptions croissantes. — 1892. Effet physiologique de l’état variable en général et des courants alternatifs en particulier.

— 1898-1900. Expériences sur les courants de haute fréquence au collège de France.

(Voir pour toutes ces années les Archives d'électricité médicale).

— 1927. L’échauffement des tissus par les courants de haute fréquence (C. R. Académie des sciences, tome 185, p. 324).

Antony et Dillenseger. — La diathermie employée comme cholérétique au cours du tubage duodénal (Bulletin de la société française d’électrothérapie, 1930, p. 79). Aymard. — Presse médicale, 10 déc. 1921, p. 981. Aymard et Rousseau. — Presse médicale, 17 janvier 1923, p. 49. Bordier. — Diathermie et diathermo-thérapie. Baillière, édit. Boll. — Les électrons et les applications de l’électricité. Albin Michel, édit.

Bertoloty (de Madrid). — Les reacciones dolorosas en diaterminea unifia, 1925, p. 213.

Burroms et Carter. — Bristisch Med. journal, 1918, p. 535. Caussade et Hanriot. — Soc. Med. de Nancy, 11 janvier 1922. Cluzet et Chevallier. — Sur la mesure et le mode d’action du courant de haute fréquence redressé (Archives d’électricité médicale, n° 39, p. 339. Et la Médecine,mai 1928). — Bulletin de la Société de biologie, fév. 1931. Delherm et Laquerrière. — Bulletin de la Société française d’élec- __ trothérapie, mars 1911.

— Archives d'électricité médicale, tome IL, p. gr. Desnoyer. — Thèse de Montpellier, 1900. à

re

Diathermie et affections abdominales (Journal médical français, avril 1929). |

— L'électrothérapie dans le traitement de l'appareil digestif et de ses annexes,

— Lesindications de la diathermie médicale (Bulletin de la Société française d’électrothérapie, 1930).

Denier. — Bulletin de la Société française d’Electro-radiologie, 1930, page 215.

Dubost: — De la mesure de la conductibilité électrique du corps humain. Thèse de Paris, 1928.

Duhem, — Les applications médicales de la diathermie (Bulletin de la Société d’Electrothérapie, oct. 1926).

Fabry.— Sur le calcul de la chaleur dégagée par les courants de haute fréquence (C. R. Ac. sciences, t. 185, p. 684, 1927).

Kirischinsky (de Kieff) — Action locale des courants de haute fréquence, vaso-constriction, tonus musculaire, équilibre trophique(Physiothérapie, janv. -fév. 1928, p. 39-44).

Nemours (Auguste). — Traitement des affections douloureuses abdominales par la diathermie (Journal de médecine de Paris, avril 1929).

Pariseau (Léo). — Recherche sur la répartition de l’échauffement produit en profondeur par les courants de haute fréquence (Bulletin de la Société française d’Electrothérapie, 1929, p. 256). ;

Roucayrol. — Action de la diathermie dans la blennorragie (C. : R. Ac. des sciences, t. 182, p. 667).

Strohl. — Calcul de la quantité de chaleur dégagée par la d’arsonvalication diathermique (Bulletin de la Société de Biologie, mars 1929).

— Sur la conductibilité des tissus en haute fréquence et l’échauflement diathermique (Bulletin de la Société française d’Electrothérapie, février 1929, page 56).

— La conductibilité électrique du corps humain (Masson, édit).

— Sur les chémas électriques équivallant au corps humain (Bull. Soc. fr. Electro, page 295.

2 ann mixte re 7

FRE Se = s = : z 1395. - Imp. de la Faculté de Méd. Jouve et Cie 15, rue Racine Paris.— 6-31

Page 1