I) DÉFINITION
Les premières notions sur l'E. E. G. de l’homme sont dues au professeur Hans Berger d’Iéna. Nous ne saurions mieux faire que de reproduire quelques pas-
ke
PNY
mn 77 QU
AE ANR
ele + !
LES joe
sages de lexposé qu’il a fait au Congrès International de Psychologie de Paris en 1937 :
« Au cours de l’année 1924, après de multiples essais préparatoires, j'ai réussi pour la première fois à obtenir des variations permanentes de potentiel. avec des électrodes impolarisables appliquées sur une lacune cranienne chez un jeune homme ayant subi une grosse trépanation décompressive. J'avais institué des essais de contrôle chez tous les sujets porteurs de lacunes osseuses, car les multiples causes d’erreur ne m'étaient pas inconnues, et mes résultats se trouvèrent confirmés. Je trouvais, comme Fleischl von Markow Pavait déjà établi sur le chien, qu’on peut recueillir ces variations de potentiel aussi à la surface du crâne intact. Quand je fus sûr de mes observations en 1929 j'ai publié ma découverte, en proposant le terme d’électroencéphalogramme de l'homme (= E. E. G.).
€ … L’E. E. G. prend naissance, comme je l’ai montré, dans l’écorce cérébrale, et constitue une manifestation électrique qui accompagne son activité. Sur VE. E. G., on distingue d’abord des oscillations principales que j’ai dénommées ondes alpha (+). Chez l’homme bien portant, ces ondes ont une fréquence de 8-11 Hertz, une durée de 90-120 > et une amplitude maximale de 0,2 millivolts (200 uv). On trouve en plus des oscillations secondaires dénommées ondes £. Elles sont constituées par 7-8 catégories de fréquences différentes qui se traduisent souvent par de petits accidents superposés à l’ondulation principale. »
Dans cette description du rythme cortical par le
Nr)
professeur Berger, nous voyons que les ondes + sont bien définies, tandis que les ondes 6, par leur fréquence variable et leur petite amplitude, prêtent encore à de nombreuses discussions.
Il) TECHNIQUE
Une technique parfaite est la condition préalable de toute recherche électroencéphalographique. Il faut avant tout éliminer les causes d’erreur qui viennent perturber les enregistrements bio-électriques et rendent toute lecture impossible. Voici celle mise au point dans le laboratoire de Pathologie générale de la Faculté de médecine de Paris par le professeur Baudouin et ses collaborateurs : le docteur Fischgold et M. Lerique
1) ELECTRODES :
Ils ont mis au point une électrode liquide (1). Cette électrode est constituée par un tube de verre rempli de sérum physiologique dans lequel plonge un fil d’argent chloruré. Cette électrode est fixée sur le cuir chevelu, grâce à une dissolution de caoutchouc, de telle sorte qu’il est baigné directement par le liquide. -
(1) Baupouix, FiscHGozp et LÉRIQUE : Une nouvelle électrode liquide = C'ÆR SD CADIol M0 SD M2 1e
je moi