IV) VARIATIONS DE L’EE.G
1) Variations ontogénétiques : E. E. G. du nourrisson (1).
Jusqu'à maintenant, nous avons considéré l'E. E. G. du sujet adulte. Il est intéressant de voir ce qu’il est chez le nourrisson.
L'étude la plus complète à ce sujet est due à Lindsley et à Smith.
Lindsley a examiné plus de cent enfants dont l’âge -variait entre Î mois et 16 ans.
D’après cet auteur, il n’y a pas de rythme durable au-dessous de 3 mois. Des ondes isolées de 2-300 sc apparaissent au hasard sur une ligne de base ne présentant aucun accident pendant des secondes entières.
Entre 3 et 6 mois, le rythme apparaît : des ondes à la fréquence de 4-5 H. à la seconde se succèdent dans des fuseaux de très courte durée qui commencent à rappeler l'E. E. G. de l’adulte endormi (fig. 2).
Progressivement, vers 8 ou 10 ans, l'enfant acquiert le rythme de l’adulte.
Pour Lindsley, la fréquence de l’# occipital augmente comme le poids cérébral.
L’amplitude reste grande de 1 à 3 ans (40 à 50 uv). De 3 à 4 ans, elle tombe brusquement à 30 uv ; puis elle décline lentement jusqu’à l’âge adulte.
(1) Baupouix et FiscHGozp : LE. E. G. humain et son utilisation clinique, p. 13.