‹ Étude électroencéphalographique de l'absence épileptiqueChapitre 22 sur 47 · TERMES · texte numérisé non relu

TERMES

rythme . C’est le phénomène d’arrêt. Il paraît avoir la régularité d’une réflexe ; on peut le conditionner en associant le stimulus lumineux à un signal préalable (Fessard).

Si le faisceau de lumière est intermittent, le rythme des interruptions extérieures entraîne le rythme coïtical dont la fréquence peut augmenter jusqu’aux environs de 20 par seconde.

Mais la stimulation visuelle n’est stiicace que dans la mesure où elle sollicite l'attention du sujet, qui doit fixer un objet.

En ce qui concerne la stimulation auditive, l’action est la même, mais à un moindre degré.

Le processus d’attention, le calcul, l’effort de mémoire exercent aussi une action dépressive sur Île rythme #, action d’autant plus nette que le sujet est plus capable de réagir promptement, sur le plan mental, aux ordres de l’expérimentateur.

D’après le professeur Berger, certaines ondes 8 d’une fréquence 11-24 H, correspondent à l’activité psycho-physiologique. Il faut donc les considérer comme l'accompagnement matériel des phénomènes psychiques.

Au cours d'expériences sur un sujet particulière- ment éduqué, le professeur Baudouin et le docteur H. Fichgold ont constaté que les ondes 8 apparaissent pendant l’absence des ondes 4. Mais leur présence et leur aspect ne semblent aucunement influencés par l’activité intellectuelle.

NT me

4) E. E. G. pendant le sommeil (1).

D’après Loomis et ses collaborateurs, le sommeil ef ses divers degrés de profondeur se manifestent par des E. E. G. caractéristiques. Voici, d’après ces auteurs américains, les tracés correspondant à un état hypnique de plus en plus profond (fig. 5).

À mesure que le sujet s'enfonce dans le sommeil, les trains d’ondes + deviennent de plus en plus rares ; leur amplitude diminue, puis ils disparaissent progressivement. ,

Des fuseaux d’une fréquence plus élevée que l’4 (14 par seconde) et de bas voltage font alors leur apparition. À ces fuseaux s'ajoutent de rares oscillations lentes (0,5-3 H par seconde), distribuées au hasard et pouvant atteindre 300 uv. ÿ

Dans le degré le plus profond du sommeil, les potentiels lents et distribués au hasard finissent par constituer à eux seuls tout le tracé.

Le tracé continu et prolongé du sommeil montre que sa profondeur varie en permanence. Quand le sujet s’enfonce dans le sommeil, l’'E.E.G. s'enrichit en ondes lentes ; quand il revient vers l’état vigil, les potentiels lents disparaissent, et le rythme + réapparaît.

VUE D’ENSEMBLE SUR L'E.E.G. DE L'HOMME NORMAL A la fin de cette étude sur l’'E.E.G. de l’homme nor-

mal, nous empruntons au professeur Baudouin et au

(1) BaupouiN et FiscmGoLp : E. E. G. de l’homme normal et son utilisation clinique, p. 17.

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