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par là une importance médico-légale. C’est ainsi que lon voit parfois des malades, en état d'absence, faire des actes obscènes en public.
Enfin les actes automatiques peuvent se produire au cours du sommeil. Ils constituent alors une forme de somnambulisme. Le mal comitial chez les enfants et les jeunes gens se manifeste souvent sous cette forme, qui peut constituer la première manifestation de l’épilepsie. Le sujet se lève, sort de sa chambre, vêtu sommairement ou même en chemise ; il est inconscient, ne répond pas, si on lui parle, ou ses propos n’ont aucune suite,
III) ABSENCES MNÉSIQUES (1)
Certains malades présentent parfois des absences d'un type particulier. Elles ne s’accompagnent pas de perte de-conscience. Les malades en font la remarque eux-mêmes ; ils sont seulement inhibés. L'accident consiste chez eux dans une simple suspension des idées. Mais ils continuent à être prévenus de ce qui se passe autour d'eux par les diverses sensations qu’ils perçoivent. Ils assistent à leur crise dont ils souhaitent la fin, mais sans rien pouvoir contre elle. Puis Pabsence terminée, ils reprennent le cours de leurs idées au point où elles étaient suspendues.
Nous verrons plus loin que l'étude électrique des
(1) MARCHAND : Maladies mentales, p. 400.
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absences a permis de préciser des états particuliers que M. Rémond propose d'appeler absences « subcliniques ». Ces états sont très voisins des absences, mnésiques ; et si dans certains cas ils semblent se confondre avec elles, dans l’ensemble ils en différent par le fait que le malade ne se rend pas compte qu’il présente un état psychique anormal.
Les cas les plus fréquents consistent dans un arrêt brusque de la pensée avec perte du langage intérieur. Au milieu d’une phrase, le sujet se tait brusquement ; il a perdu le fil de ses idées et a l'impression de vide cérébral ; il reste sans pensée et se tait, parce qu'il n’a plus rien à dire. Après quelques secondes, les idées reprennent leur cours et il peut continuer la phrase interrompue.
Dans les cas les plus purs, le sujet, pendant ce trotible, continue à comprendre ce que lui dit son entourage. C’est ainsi qu'il entend les réflexions que font ses interlocuteurs sur son silence subit et il en éprouve une certaine gêne. Certains malades qualifient euxmêmes cette perturbation psychique de « suspension de pensée ».
Dans un second groupe de faits, les malades, au cours de leurs absences, conscients et mnésiques, Savent ce qu’ils veulent dire, mais sont incapables d'évoquer les mots leur permettant de traduire leur pensée Ils comprennent rarement ce qui leur est dit, bien qu'ils entendent les paroles prononcées. [ls sont à la fois atteints d’anarthrie et d’aphasie sensorielle (aphasie de Broca).
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Dans un troisième groupe, Marchand classe les malades qui, au cours de leurs absences, conservent leur -Conscience, leur pensée, avec le langage intérieur. Ils comprennent ce qui leur est dit ; ils peuvent lire ce qui leur est mis sous les yeux ; mais ils sont incapables de prononcer une parole. Il s’agit à d’une forme d’anarthrie par perte de connaissance du langage intérieur. Les malades ont la sensation que leur langue est paralysée, qu’il leur est impossible d'exécuter les mouvements nécessaires pour parler. Il y a'une coupure entre le langage inférieur et la motricité volontaire concernant la parole.
Ces absences mnésiques représentent des états intermédiaires entre la perte totale de connaissance et la pleine conscience. Elles alternent souvent chez un même sujet avec les absences typiques avec perte de
conscience.
IV) PYCNOLEPSIE (1)
Sous le nom de pycnolepsie, de nombreux auteurs ont décrit une affection nerveuse infantile qui n’est en réalité qu’une forme clinique particulière des absences épileptiques.
Voici la description qu’en donnent Friedman, Meyer, Adie et Strier : Les accès surviennent chez des
enfants de 4 à 12 ans et se traduisent par une brève
(1) MarcHaAND : Maladies mentales, p. 361.
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inhibition des fonctions psychiques, pouvant s’accompagner des symptômes suivants : fléchissement des Jambes, convulsions oculaires avec fixité des pupilles, clignotement des paupières, déviation de la tête d’un côté, légers troubles spasmodiques, miction involontaire. Le nombre quotidien des accidents peut être élevé jusqu’à 30, 60 et plus par jour. L'affection persiste pendant des années sans altérer le développement mental et physique de l'enfant qui reste vif et gai. Les crises cessent parfois spontanément ; dans certains cas, elles sont remplacées à l’âge adulte par des grandes crises convulsives. Le bromure et le gardénal ont peu d’action chez les pycnoleptiques. Marchand et de Ajuriagerra (1) ont longuement décrit les discussions pathogéniques au sujet de cette affection. Les premiers auteurs qui en ont parlé la considéraient comme une entité morbide différente du syndrome épilepsie. Pour Friedmann, il s’agit d'une fatigabilité anormale du cerveau. Ratner range la pycnolepsie dans un groupe morbide qu'il décrit sous le nom de « diencephaloses ». D’autres l’englobent dans la narcolepsie ou la cataplexie. Mann et Sedgwick ne voient en elle qu’une forme de spasmophilie. La nature hystérique des accès pycnoleptiques
a été soutenue par Heïlbronner qui les appelait
< nombreuses petites attaques chez les enfants ». Westphall, sans aller aussi loin, insiste sur lorigine psychogène des accidents.
(1) MARCHAND et DE AJURIAGERRA : Gazette des Hôpitaux, 1941, p. 249 et suivantes (n° 25-96),