‹ Étude Électrométrique de diverses réactions Rédux irréversibles de complexes cuivriquesChapitre 5 sur 42 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Il existe beaucoup de liqueurs contenant à l’état dissous, un complexe de cuivre. Toutes ces solutions, comme toutes celles contenant des métaux nobles sont réductibles, c’est-à-dire que la mise en liberté du métal ou son changement de valence provoque une réaction redoæ équilibrée ou non. On voit, par exemple, des sels d'Sb, ou d'Sn libérer un métal, des sels de Fe, de Cu, passer

à un stade inférieur d'oxydation.

Or, du moment qu *il 2 y à changement je valence, il y a A riLE lement une variation des potentiels redox désignés par la lettre Eo (Wurmser) (1).

Mademoiselle Dubois (2), dans sa thèse, à montré qu'à un système réducteur déterminé (sucres), peuvent être reliées des réactions de réductions réalisables, tels que le complexe tartrique K Na Cu de la liqueur de Fehling ou le complexe tartrate ferricopotassique, et irréalisables tels que Lente. ou le complexe tartra- -antimonique.

A ces systèmes réducteurs doivent en principe correspondre des intervalles de tension redox E ,-E, tels que la réduction soit possible. si l’on a Er: <Eo <E;. Pour avoir des réactions quantitatives, il faut faire appel à des complexes divers qui seuls se réduisent d’une façon régulière et par conséquent intéressante à étudier. Ceci vient de leur imperfectibilité même. Le complexe libérant les quantités d'ions cuivriques nécessaires, seulement au fur et à mesure de la réaction. Avant nous, Mademonselle Dubors, Wurtz et beaucoup d’autres ont étudié différents complexes (tartrique K Na Fe- K Na Ni, etc.). Nous avons cherché à étudier et à approfondir l’influence du PH dans le mode de réduction des complexes cuivriques composant les liqueurs de Violette, de ie d'Ost et dè Barfoed.

La liqueur de Fehling qu’elle soit de formule Bertrand-Wurtz ow Violette, étant très fortement alcaline (PH voisin de 14,5), ne se réduit pas de la même façon que la liqueur d’Ost (complexe carbonique, bicarbonique cuivriqueé de PH voisin de 9) ou que la liqueur de Barfoed (complexe acétate cuivrique acétique, de PH voisin de 4,5).

Ceci vient- à de l'intervalle de tension E.-E, du réducteur ou

de la pression d’h ydrogène RH? nécessaire pour la réduction, c c'est ce que nous avons essayé de déterminer.

Les réducteurs tout niques sont les suères ; ; mais si dans cer-.

taines conditions, ils réduisent à la perfection la bi de Fehling, leur action est plus ou moins capricieuse, voire même nulle sur les liqueurs d’Ost ou de Barfoed. C’est pourquoi nous avons fait appel à des réducteurs minéraux: acide sulfureux, hydrosulfite de soude, hydroxylamine ; et à des réducteurs organiques (révélateurs photographiques). Nous les avons employés seuls ou en liqueurs mixtes afin de jeter des bases sur leurs modes d’action.

* Notre étude est fondée sur la mesure ébétromérique directe de

la tension extérieure par le tracé automatique avec relai de la courbe

de réduction. Ce tracé, d’abord qualitatif, est repris chaque fois dans des mêmes conditions et doublé par des mesures de tension au potentiomètre de façon à obtenir des mesures précises de potentiel.

Le présent travail se divise en trois parties. Dans la première, nous exposons les bases théoriques et expérimentales de notre étude et nous décrivons le montage électrométrique employé.

Dans la seconde, nous résumons nos dt A illustrées par des graphiques.

La troisième partie contient les réflexions que ces mesures nous ont suggérées sur le mécanisme de ces réactions de Réduction

et d'Oxydation eouplées et irréversibles avec les conclusions que

nous pouvons ce tirer.

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