OBSERVATION XIII
(due à l’obligeance des D'* BRODIEZ, du sanatorium d’'Enval, près de Riom, el CHABANET, de Riom).
M'° P.. (F.), âgée de huit ans ; antécédents bacillaires chargés : nombreux cas de tuberculose dans la famille du côté maternel. Mère elle-même très suspecte. Un oncle de la malade est mort, en bas âge, de méningite bacillaire.
L’enfant a présenté, jusqu’à ces derniers temps, une santé à peu près satisfaisante. Vers la mi-juillet 1931, elle se plaint de céphalée tenace, de vomissements. Le docteur Chabanet, de Riom, appelé le 18 juillet, se trouve en présence d’une petite malade semblant très abattue, avec température élevée. La céphalée est très violente, la toux est incessante, et il y a une grosse diarrhée
fétide. L’auscultation montre des signes de bronchite très marquée, dans l’ensemble des deux champs pulmonaires. Du point de vue abdominal, le ventre est souple, avec un peu de gargouillement dans la fosse iliaque droite. Le foie semble normal ; la rate n’est pas percutable.
D’autre part, il y a de la raideur de la nuque et une ébauche de Kernig. Le traitement prescrit consiste en charbon, entérococcène, lavements frais. Le 20 juillet, si les signes pulmonaires et intestinaux demeurent les mêmes, les signes nerveux sont accrus : maux de tête très violents, raideur de la nuque et signe de Kernig nets ; légère photophobie, ventre en bateau, attitude en chien de fusil.
Devant ces symptômes, le docteur Chabanet pratique une ponction lombaire qui donne issue à un liquide eau de roche, hypertendu, abondant.
JUILLET 1931. AOÛT. L’examen en est fait aussitôt par 8 [19 [20/21 [22 | [213] le laboratoire Longin, de Riom, FA SE dont la réponse est la suivante :
EE Li
ERREUR « Grosse lymphocytose avec quelques polynucléaires; présence de bacilles de Koch, rares, isolés, à raison de 2 à 3 bacilles seulement par lame. Albumine, 0 gr. 87.
Chlorures, 4 gr. 85. »
Dept] LITITTTI
CE
Le 22 juillet, le docteur Brodiez, du sanatorium d’Enval, appelé en consultation, pose le diagnostic de granulie avec localisation méningée et porte un pronostic fatal à brève échéance. Il conseille cependant d’essayer l’allergine.
Le 23 juillet, première piqûre sous-cutanée de 0 mgr. 20 d’allergine.
Le 25 juillet, alors que la situation semble déjà fortement améliorée, deuxième injection d’allergine (1/3 de milligramme). La fillette ne vomit plus, a moins mal à la tête et s’assied sur son lit.
Le 27, les signes bronchiques ont diminué notablement ; la fillette ne tousse presque plus; elle a faim... et n’a plus de diarrhée.
Le 30 juillet, la malade se lève, et le 4: août, le docteur Chabanet ne trouve plus aucun signe clinique. L’enfant est en excellent état. Par prudence, il est fait encore une injection d’allergine.
Le 20 août, la fillette reprend sa vie normale; elle sort, court et joue comme auparavant.
Au début de l’année 1933, elle continue à être en très bon état de santé.
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