‹ Étude et Traitement de la Méningite TuberculeuseChapitre 5 sur 66 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Le travail suivant poursuit un double but :

Faire profiter le lecteur d’une documentation exceptionnelle, portant sur l’étude de 225 cas de méningite tuberculeuse, observés personnellement, ou transmis par des médecins de France, séduits par la communication faite par A. Jousset et Périsson à la Société Médicale des Hôpilaux, le 24 mai 1929, et qui ont voulu à leur tour expérimenter une méthode dont l'efficacité pour les autres tuberculoses leur avait paru remarquable. Le collationnement de ces nombreuses observations nous a permis de préciser certains points de la description classique et de reviser ou de compléter des notions reconnues inexactes ou insuffisantes concernant le liquide céphalo-rachidien.

D’autre part, nous avons tenu à grouper tous les cas de méningites tuberculeuses vraies, scientifiquement établies par le laboratoire, et guéries par l’allergine, afin que ce faisceau indiscutable de faits aille convaincre les médecins de « bonne volonté » et les puisse inciter à essayer d’une méthode sans laquelle il ne leur reste qu’à envisager la mort de leur malade.

Enfin, à ces notions cliniques, nous avons ajouté une série de recherches de laboratoires, les unes visant à perfectionner l’allergine et la technique de son emploi au cours des méningites; les autres, destinées à essayer d’élucider le mécanisme de la mort, au cours de cette affection

Jousset. 1

Une expérimentation très poussée, dirigée par l’auteur de l’allergine, et par la compétence histologique de M. Ivan Bertrand, nous a fait acquérir quelques notions nouvelles susceptibles, croyons-nous, d’intéresser le lecteur.

Ce travail n’a pas été provoqué par le désir et la joie de voir rendre justice aux travaux patients d’un être qui nous est cher ; il ne l’a pas été davantage par un sentiment de solidarité maternelle, compatissant aux angoisses des familles atteintes, mais il a été uniquement motivé par un strict souci de vérité. Nous avons été à bonne école pour nous tenir à l'écart des théories et des impressions, pour n’examiner que les faits, et ne tenir compte que de leur observation sincère.

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