‹ Étude ethnographique des éléments qui constituent la population du Canada [microforme]Chapitre 108 sur 163 · PRAIRIE VIERGE ET RIVIÈRE SASKATCHEWAN DU SUD · texte numérisé non relu

PRAIRIE VIERGE ET RIVIÈRE SASKATCHEWAN DU SUD

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e ville, ; Du -pristemps à l'automne de 1882 seulement, 1368 maisôns furent

construites. Leurnvaleur dépassait 5 millions 4 de dollars. ,

Mais ce n’est pas seulemen£® Winnipeg qui s’est ‘ainsi développé, c’est encore da province de Manitoba, c’est le N ord- Ouest tout entier, uns P&YS aussi vaste que la moitié de. l'Europe. Des villes de plusieurs mille âmes se sont élevées, en effet, dans toutes les directiôns, du lever au coucher du soleil, c'est-à-dire du pMntemps à l'automne d'une même année ; des, bateaux à vapeur d'fn fort tonnagg traversent des lacs de plusieurs centaines de kilomètres, remontent Jusqu'à leurs sources des rivières, dont le Cours varie de 1000 à 1800 kilomètres ; et le chemin:de fer. canadien du acifique parcourra bientôt en ‘* tt L tous sens le pays tout entier. Au cri strident de la locomotive, ne: an bruit de l'airain martelé sur l'enclume, les bêtes fauves ont cédé la place aux pionniers de l'industrie et de l'agriculture ; ‘e baujourd’hui les charrueg les plus perfectionnées éventtent le D #0], tandisque les trésors qu’elles découvrent sont receuillis par

des fauchèuses mécaniques et à vapeur. Les Indiens, quoique traités avec bonté; se sont enfuis à l’apprôche d’une civilisation . aussi avancée. Celle-ci marche eu souveraine à la conquête de ces fertiles régions. : | PSE SEE

Les causés premières de ce développement phénoménal, ce

sont: La fertilité incomparable du sol et la salubrité du climat.

: Aujourd’hui cependant semble se produire un temps d'arrêt. Mais il suffit d’en considérer les causes pour s'assurer qu’il ne peut être que de très-courte durée.

La spéculation et la démoralisation du commerce qui en ont *

été la conséquence, telles sont les causes premières de la crise

que subissent Winnipeg et le Nord-Ouest, Dès que le gouvernement canadien eut largement subventionné une compagnie puissante et sérieuse afin de, parachever

le chemin de fer canadien du Pacifique, les émigrants de tous les,

” pays se portèrent en foule dans le Nord-Ouest. Chaque semaine, : ils arrivaient par milliers dans les rues de Winnipeg. Ce fut

alors que la spéculation s'établit sur une échelle gigantesque.

Des compagnies canadiennes, américaines et européennes ache. taient du gouvernement canadien et de la compagnie du chemin de fer du- Pacifique d'immenses étendues de terrain, dans l'espoir

de les revendre bien vite et de réaliser äisi de gros bénéfices.

Le gouvernement fédéral et la compagnie du chemin de fer canadien du Pacifique ne vendaient, en effet, leurs terres qu'à raison de 81:00 à $1.50 l'acre, et les divers spéculateurs les revendaient quelquefois 4 et 5000 dollars l’acre. Les terrains

acquirent une valeur fabuleuse. De 1881 à 1882, la valeur de

la propriété foncière. s’élèva de $9,000,000 à $30,000,000. Des fortunes furent faites en un jour. Tel .émigrant, qui était arrivé . dans le pays quelques mois auparavant avec quelques centaines de dollars, quelquefois même avec rien du tout, se trouvait riche

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à leurs commis la blir des agences pour la vente.

principale rue de Winnipeg, nces ainsi établies par eux.

5 et repercuté par les échos

des grands lacs rie tarda pas à se répandre à trav

à orientales du Canada ; et, dès le com

des sommes considérables f ureñt eh

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de, dollars.

‘La fièvre de la spéculation Les hôtels furent envahis, les “provisoires abritèrent des milliers

bureaux,

atteignit alors son état aigu.

gares encombrées ; ‘des tentes de personnes. Ce-furent aütant | ‘de bourses où la spéculation continua après la fer : L'argent et l'or n’eurent plus aûcun transaction était incomplète, si les parties contra vidé deux ou trois bouteilles de champagne. Ca

meture des

e valeur. Toute Ctantes n’avaierft mbrinus dédaigné,

détrôné, dût faire d’amères réflexions ”. Pipe de la

faveur populaire. A saplace, la veuve ti

ce vaine et Ékpédiait par milliers

moins de 50 franés.

. Un jour, nousffiffhes présenté invita nafurellement à sabler le ch4

pris le parti

Car‘ c'était un cultivateur

Ld

à un spéculateur qui nous

ne. Il venait d'afét à Winnipeg, et, n'ayant pufrouver de chanibre. à l'hôtel, il té

de camper dans la prairie, Ce fut sous sa qu'ilnous reçut au milieu d'instruments aratoires de toutes sortes, venu dans le Nord-Ouest “pour se L livrer à l'agriculture. Quelques spéculations heureuses, à son ;

‘régnait en souve-

à ses nouveaux sujets ses marques” d'exportation. La bouteille de champagne ne se vend

ait pas

On vit. alors tous les

ilirection

crs les provinces mencement de l’année 1882, voyées de toutes le

à Winnipeg pour être placées en achat de terrains, - la banque des Märchands reçut en dépôt au-dessus de 2

sprovinces Un jour, »000,000

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Fr Poriné, + détoyrnèrent, Er itile qu "il: s'était :. proposé” débs | intéreb 4 Us célui du pays. Le “Bullis ind a: Diet tâsiés les uns sur les “autres: ne, pou ‘l'une roue .rén

nt l’âge d'or pour les cochers (10 francs : * pour la petite co rse !) et pour les marchands qui ne se LL ivraient pas à la spéculation. Mais ceux-ci étaient peu nomne « ! °* hreux; et ln .lupart, dimaginant que leur magasin ne serait M 0 jamais assez grand pour contenir toutes les. marchandises que « nécessitait une pareille bousommatiôn, importèrent quantité de : He marchandises les plus luxueuses. On ne considérait nullement CU Fes pri.” Et, dans le 11 premiers mois de l’année 1882, ke chiffre | É desimportations à Winnipeg s’éleva à $8,922.928. Etail-co R un Aa normal en rapport avec la nature du pays et Q “Je chiffre de la population ? Certes. non. Aussi un tel.état des

affaires ne pouvait durer. longtemps. Une circonstance mal-

- heureuse précipita les événements,

+ Au commencement du printemps de 1882, la rivière Rouge

sortit de son lit, inondant les bas-fonds, et détrunnt les voiés res , de communication.

leurs marchandises

(| ments 'aratoires ‘ou ARR ences. ‘Pour les uns.égmme mie d'an temps précieux fut la cause de : A faillites en f urent ne ne

4 mé Fe Fu ‘eu sité. . Sur l'essieu 36 se ArottVait une joli ie *etétuiett en tage

° cuite; sur un matelas 3e trouvait une toile de valeur; sur le Sd siége d’une chartue sé dressait un bronzaÿde . dr NS payé 8000 francs déèlques j jours auparavant aux magasins de la MES de la’ baïëid’ Hudson. ,

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