PRAIRIE VIERGE ET RIVIÈRE SASKATCHEWAN DU SUD
la popu- à ù
», Aussi Je catho-
Era ratagens durer GRR y vas
ee ea dcpaene
“Nord.
: Les ég le mên 7 tan.
importe St Rouge,
il est oc ‘plus de
plus rec:
vait nou:
aujourd’hx | toutes les
traversé pas Mais, 1 altrayante,
tagnes, De « n'aperçoit qt
é catholique, ur Monseigneur
laisser aucun doute sur la gran
qu'il a parcourues, ‘Aspect
Parfois foulent aux pes de cerfs, omblables cours d’
Trei:
d'hui ?
* “Aux fumait le élevée de année, et € Elle a jet grandes ri
‘ faire le voy fices, des n gissant du témoignent pristemps à construites.
Mais développé, « Ouest tout l'Europe.
en effet, dar c'est-à-dire | bateaux à v sieurs centai des rivières, et le chemin tous sens le.
an bruit de ] cédé la place tb aujourd’hx sl], tandisque
En.“ 4 " + peing écoulés ; et Que voit-on aujour-
Cours d’une seulé : À à année, et qvi recouvre une suferficie de 20 kilométres Carrés. we / ñ | Elle a jeté des ponts et lancé des bateaux à vapeur surles /. 4 | grandes rivières qui l'entourent : Ja ligne de chemin défer la. | a plus impertnte des deux Amériques, le chemin de fer Caïfadien | du Pacifique, la traverse ; et 3 jours suffisent maintenant pour ‘faire le voyage de Montréal. à Winnipeg. . De nombreux édi. fices, des magasins somptueux, des théâtres ct des banques; surgissant du sol/comme les plantes sous le soleil des tropiqués, témoignent du développement prodigieux de cett
e ville, ; Du -pristemps à l'automne de 1882 seulement, 1368 maisôns furent
construites. Leurnvaleur dépassait 5 millions 4 de dollars. ,
Mais ce n’est pas seulemen£® Winnipeg qui s’est ‘ainsi développé, c’est encore da province de Manitoba, c’est le N ord- Ouest tout entier, uns P&YS aussi vaste que la moitié de. l'Europe. Des villes de plusieurs mille âmes se sont élevées, en effet, dans toutes les directiôns, du lever au coucher du soleil, c'est-à-dire du pMntemps à l'automne d'une même année ; des, bateaux à vapeur d'fn fort tonnagg traversent des lacs de plusieurs centaines de kilomètres, remontent Jusqu'à leurs sources des rivières, dont le Cours varie de 1000 à 1800 kilomètres ; et le chemin:de fer. canadien du acifique parcourra bientôt en ‘* tt L tous sens le pays tout entier. Au cri strident de la locomotive, ne: an bruit de l'airain martelé sur l'enclume, les bêtes fauves ont cédé la place aux pionniers de l'industrie et de l'agriculture ; ‘e baujourd’hui les charrueg les plus perfectionnées éventtent le D #0], tandisque les trésors qu’elles découvrent sont receuillis par
des fauchèuses mécaniques et à vapeur. Les Indiens, quoique traités avec bonté; se sont enfuis à l’apprôche d’une civilisation . aussi avancée. Celle-ci marche eu souveraine à la conquête de ces fertiles régions. : | PSE SEE
Les causés premières de ce développement phénoménal, ce
sont: La fertilité incomparable du sol et la salubrité du climat.
: Aujourd’hui cependant semble se produire un temps d'arrêt. Mais il suffit d’en considérer les causes pour s'assurer qu’il ne peut être que de très-courte durée.
La spéculation et la démoralisation du commerce qui en ont *
été la conséquence, telles sont les causes premières de la crise
que subissent Winnipeg et le Nord-Ouest, Dès que le gouvernement canadien eut largement subventionné une compagnie puissante et sérieuse afin de, parachever
le chemin de fer canadien du Pacifique, les émigrants de tous les,
” pays se portèrent en foule dans le Nord-Ouest. Chaque semaine, : ils arrivaient par milliers dans les rues de Winnipeg. Ce fut
alors que la spéculation s'établit sur une échelle gigantesque.
Des compagnies canadiennes, américaines et européennes ache. taient du gouvernement canadien et de la compagnie du chemin de fer du- Pacifique d'immenses étendues de terrain, dans l'espoir
de les revendre bien vite et de réaliser äisi de gros bénéfices.
Le gouvernement fédéral et la compagnie du chemin de fer canadien du Pacifique ne vendaient, en effet, leurs terres qu'à raison de 81:00 à $1.50 l'acre, et les divers spéculateurs les revendaient quelquefois 4 et 5000 dollars l’acre. Les terrains
acquirent une valeur fabuleuse. De 1881 à 1882, la valeur de
la propriété foncière. s’élèva de $9,000,000 à $30,000,000. Des fortunes furent faites en un jour. Tel .émigrant, qui était arrivé . dans le pays quelques mois auparavant avec quelques centaines de dollars, quelquefois même avec rien du tout, se trouvait riche
dE de plus comme : ‘de leur:
k . destenr ‘onnec Le brui É ‘des gra : briental ‘des som à Winni - la banqt de, dolla Le Les hôt : ‘ provisoir | ‘de bours |. bureaux, transactic vidé deux détrôné, faveur po Lu rainé et 8 d'exporta moins de . Un j invita maf à Winnipu pris le p qu'ilnous Car c’étai livror à l'a
D mit à
tn Pom:
quoique ilisation quête de
nénal, ce '
u climat.
8 d'arrêt.
"qu'il ne
ui en ont * € la crise
; subven-
rachever
e tous les,
semaine, Cefut ,
antesque.
ne ache.
u chemin.
18 l'espoir
bénéfices. ‘|
nm de fer.
res qu'à ateurs les y terrains valeur de 000. Des ait arrivé centaines vait riche
de plusieurs centaines de mille’ francs.
commerçauts de Winnipeg confier ‘de leurs maisons de commerce, et éta des tertains. Dans “ Main street ”, la | ‘on ne Compta pas moins de 300 age |. Le bruit fait par ces fortunes rapid
à leurs commis la blir des agences pour la vente.
principale rue de Winnipeg, nces ainsi établies par eux.
5 et repercuté par les échos
des grands lacs rie tarda pas à se répandre à trav
à orientales du Canada ; et, dès le com
des sommes considérables f ureñt eh
ei
de, dollars.
‘La fièvre de la spéculation Les hôtels furent envahis, les “provisoires abritèrent des milliers
bureaux,
atteignit alors son état aigu.
gares encombrées ; ‘des tentes de personnes. Ce-furent aütant | ‘de bourses où la spéculation continua après la fer : L'argent et l'or n’eurent plus aûcun transaction était incomplète, si les parties contra vidé deux ou trois bouteilles de champagne. Ca
meture des
e valeur. Toute Ctantes n’avaierft mbrinus dédaigné,
détrôné, dût faire d’amères réflexions ”. Pipe de la
faveur populaire. A saplace, la veuve ti
ce vaine et Ékpédiait par milliers
moins de 50 franés.
. Un jour, nousffiffhes présenté invita nafurellement à sabler le ch4
pris le parti
Car‘ c'était un cultivateur
Ld
à un spéculateur qui nous
ne. Il venait d'afét à Winnipeg, et, n'ayant pufrouver de chanibre. à l'hôtel, il té
de camper dans la prairie, Ce fut sous sa qu'ilnous reçut au milieu d'instruments aratoires de toutes sortes, venu dans le Nord-Ouest “pour se L livrer à l'agriculture. Quelques spéculations heureuses, à son ;
‘régnait en souve-
à ses nouveaux sujets ses marques” d'exportation. La bouteille de champagne ne se vend
ait pas
On vit. alors tous les
ilirection
crs les provinces mencement de l’année 1882, voyées de toutes le
à Winnipeg pour être placées en achat de terrains, - la banque des Märchands reçut en dépôt au-dessus de 2
sprovinces Un jour, »000,000
se”
Fr Poriné, + détoyrnèrent, Er itile qu "il: s'était :. proposé” débs | intéreb 4 Us célui du pays. Le “Bullis ind a: Diet tâsiés les uns sur les “autres: ne, pou ‘l'une roue .rén
nt l’âge d'or pour les cochers (10 francs : * pour la petite co rse !) et pour les marchands qui ne se LL ivraient pas à la spéculation. Mais ceux-ci étaient peu nomne « ! °* hreux; et ln .lupart, dimaginant que leur magasin ne serait M 0 jamais assez grand pour contenir toutes les. marchandises que « nécessitait une pareille bousommatiôn, importèrent quantité de : He marchandises les plus luxueuses. On ne considérait nullement CU Fes pri.” Et, dans le 11 premiers mois de l’année 1882, ke chiffre | É desimportations à Winnipeg s’éleva à $8,922.928. Etail-co R un Aa normal en rapport avec la nature du pays et Q “Je chiffre de la population ? Certes. non. Aussi un tel.état des
affaires ne pouvait durer. longtemps. Une circonstance mal-
- heureuse précipita les événements,
+ Au commencement du printemps de 1882, la rivière Rouge
sortit de son lit, inondant les bas-fonds, et détrunnt les voiés res , de communication.
leurs marchandises
(| ments 'aratoires ‘ou ARR ences. ‘Pour les uns.égmme mie d'an temps précieux fut la cause de : A faillites en f urent ne ne
4 mé Fe Fu ‘eu sité. . Sur l'essieu 36 se ArottVait une joli ie *etétuiett en tage
° cuite; sur un matelas 3e trouvait une toile de valeur; sur le Sd siége d’une chartue sé dressait un bronzaÿde . dr NS payé 8000 francs déèlques j jours auparavant aux magasins de la MES de la’ baïëid’ Hudson. ,
EE
Les Ne ns ne os donc recevoir.
bon nombre de culti À M | uvèient privés de ne Fu
l'écroul,
: projetai émigrar
. mencée : furent « ruines s’ des effet nous J’av
de le pro
On :
* des plain d'or. Il y fébrile ap différence mineurs e
L du pays ;
teurs n'ont province, [ épuisées de FN ous
"Nord-Ouest
tichesses, er ment de not avantages a:
il s'était
ays.… Le Le GE s sur ls A La panique une fois coer. d; che mencée se Poursuivit k ne # r l'essieu 2 : ve s à.
, | - furent défaites aussi À en tage ! PRES A \ ruines s amoncelérent : : P de ur; Sur le des effets de Je ré % aujourd’hui ne { À 9 . Ja à Loin: Va bedienne! x k Feel trop Précipitée,. Mais.
; ous l'avons dit, la cris à | Lals, Sins de la NES Les ressources : … de là province en sont x GE (10 francs Eos veloppement du Manitoba à celui qui ne : époïtre de là découverte des mines’ peu nom. ‘#5 ans l’activité ne sérait Mais il ya une dises que abandonnés, les uantité de us les trésoæs | nullement les spécula , te chiffre ttait-ce là Lu pays et 1.état des
ance mal-
re Rouge les voiés
aussi bien
ee mat #. | is a.
a in a
ns cause de séquence ;
sigual de