‹ Étude ethnographique des éléments qui constituent la population du Canada [microforme]Chapitre 144 sur 163 · TT · texte numérisé non relu

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| Ja première chose À faire est d'ouvrir des voies de communica- |, tion qui facilitent l’arrivée du colon et de sa famille et le trans- | :'port de son matériel. Elles coûtent is très-cher, mais ceux # qui les font en retirent des a largement : ‘les dépenses faites. Ainsi nn jeune pays. comme le Canada n’a 4 pas craint d'accorder une subvention de 25,000,000 de francs et | une concession de terrains dont la valeur dépasse 100,000,000 de L- francs à la Compagnie du chemin de fer Canadien du Pacifique

‘pour faciliter aux colons européens etautres l'accès des immenses,

“Ouest canadien jusque 1à De même, pour le commerce entre la s'agit d'établir une ligne directe et ré-

| restés improductifs.

France et le Canada, il

Mais, nous dira-t-on, quelles sont les chanses de succès de

cette ligne régulière et directe ? Par les tableaux indiquant les

importations au Canada } commerçants et nos capitalistes verrontquels sont les débouchés offerts aux produits français. Ils constate que l'importation des petite que celle de tous les autres pays réunis, alors que la population française forme à peu près le tiers de la population totale du Canada.

et dans la province de Québec, nos

ront en même temps marchandises françaises est 53 fois plus

Et, de plus, ils verront que l’importa….

tion de nos produits est 33 fois plus petite que celle‘des aftres

;Peys dans ‘unë province où l'élément français est quatre fois

plus considérable que tous les autres éléments réunis! £# nunc

Considérons maintenant les exportations du Canada.

La France demgnde à l'Angleterre et à la N orwège les

les blés et autre grains;

aux, Nous allons établir que

380 "a la France poutrait se ‘procurer au Canada aussi avantageuse. ment qu'ailleurs une partie des produits qu’elle demande à l'étranger. De telle sôrte qu’une ligne regulière pourrait être assurée d’un frêt de retour. | SRE

Les grains.

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| Montréal est un des mieilleurs ports américains pour l’ex- “ portation des grains en France. Et cela est dû-à sa position:

géographique Qui le relie à tous les .centres producteurs de

blé de l'Ouest. Par les canaux, Montréal à de grands avantages même sur New-York, en ce sens qu'on peut faire \venir du blé à 1 cent et 1 cent et demi meilleur marché qu’à New-York. Ce sont des blés qui viennent de: Toledo, dans -POhio, et du Michigan. Si, arrivé à Montréal, on peut obtenir du frêt pour le continent au mêrhe prix qu’à New-York, on voit “immédiatement quel immense avantage on peut en retirer. Malheureusement la grande difficulté pour la France, c'œt l'absence totale de lignes directes et régulières. On est forcé de charger des voiliers ou des stéamers entiers, et-le frêt de ces

navires est généralement plus élevé que celui des steamers de

ligne régulière qui sont forcés de partir à date fixe.

Le blé expédié de Montréal est de meilleure quahté que le blé ‘expédié de New-York, car l'inspection officielle est plus rigoureuse à Montréal qu'à New-York. Il ne s'y pratique pas de mélanges dans les blés, comme dans ce dernier port. Il est donc hors de doute que, s’il y avait des transactions plus nombreuses entre la France et le Canada, les négociants français préféreraient recevoir des blés purs et de belle qualité par voie dé Montréal

àu lieu‘et place des blés médiocres reçus généralement de New- Fi

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© Le point le plus important en sonne est qu’on peut expé- |! dier de Montréal du blé à aussi bon marché que de tout autre 2 Re du 20 juin 1883, nous avons -

| port d’Aqgérique. Ainsi, à la .

{ PU constater qu’on a expédié de New-York et de Baltimore deux .…."""" ‘à steamers dé blé rouge N° 2 À destination de Bordeaux. Ce blé : | coutait environ 25 fr&ncs les 100 kilog. frêt et assurance compris. On aurait pu à Montréa}, dans les conditions du marché à la dute du 20 juin, faire un chargement au même pou ed

Ce qui nuit beaucoup au port de Montréal, c'est la ferme- . | ture fascéé pendant l'hiver, et qui oblige le négoci :

oston, Portland et New-York. Cependant, grâce aux -

ramifications des ge lignes de chemins de fer qui les-relient : aux lignes ré

l'hiver et par les

| des Etats-Unis. : Mai au Canadh, il est évid

seigle, l'avoine, lesmois, la graine de trèfle, le

Canada en'assez grande quantité "dans les bonn

de première qualité et très-estimés sur les \

Fous ces grains seraient égalemegg prisés sur le

| Gais, où dureste ils ne sont Pas inconnus,

\eipalement estime beaucoup les blés, . trèfle du Canada.

Pour montrer l'importance du commerce de grains À Mont.

es saisons, sont aarchés anglais, 8 marchés fran- ‘+ :

La Belgique prinles seigles et les grainés de

= ba"

tréal, et lés avantages que ce port offre à nos coin teste nous Fe donnons itiquelques statistiques que nous avoné tirées-en parties D) cipa : du rapport annuel de Monsieur W. Patterson, secrétaire de la Me Chambre de Commerce de Montréal, tandis que nous devons É Hume ‘les autres |à l’obligeance ‘de Monsieur Auguste Girard, un des sn É \plus honorables et des, plus grands marchands de grains de Montréal. Monsieur Girard est un de nos compatriotes, qui de- ‘WW : puis 30 ans est dans le commerce de grains au Cañada, ct JE Boston. soupire ne le jour où il pourra fre de affaires avec, son bn propre pays. e | : Li dé. VUE de grains, de l'ouverture de la navigation, PERS avril 1882, au 21 nov..1882, par voie du St-Laurent. . Edge | PAPE { ar Blé. une de Pois. | So

+ a ns tiverpool.-45:... 2 501 590] 444 477| 724 312] 116 332. bi. Loudres....l......... 751 771... ... "304 908 6 960 4 , ue 1 289 04€! : 143 244] 321: 8131... De : Cork:-:225.155003. 70 8591.......... L IMONAOE rene Er os rs Es Avoumontl s 159 441 100 Plilade'; hie en Gloncester.. at Sonceucaslieess 13 970|.. face Le N Sert MS secte 59 D85|.......... 17 502!..,4..... Es " by, pat Hurtiepoo!. …......1..........4 MR nosvee 43 077 7 940 Fr | u vers. JO! 778|.......... .54 436|......... N re Dre Pret Ù 3 Mens éonmnnlesossenses ; ÉBélti og.

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