Æ OR
‘tion. ‘Une somme de trente mille francs est affectée ‘annuelle. À ment au soutién des écoles dans les municipalités pauvres, en
sorte que les personnes qui n’ont que le nécessaire ne sont CE À Etat gér inquiétées pour leurs contributions scolaires. D Qu
“ Les écoles primaires sont placées sous la direction et L | contrôle ‘de cinq commissairés élus par les contribuables de : chaque municipalité. Ces ‘officiers sont chargés de prélever les EN contributions scolaires ; ils reçoivent ‘la subvention du gouver. | Uuiversité nement, et répartissent le tout entre Lu différentes écoles établies, | + Eooles su ‘ dans la municipalité. . RE oc rr
compten
© # Dans les localités de religions diverses, c’est la majorité | religieuse qui gouverne. Si la minorité n’est pas satisfaite de ‘l'administration des écoles, en ce qui la concerne spécidlement, + | elle n’a qu’à faire Je choix de trois syndics pour diriger ss 1 Bu propres écoles, et à signifier son dissentiment au président des ! nement p ‘commissaires. Dès-lors les écoles de la minorité prennent le nom ‘et les son d'écoles dissidentes, et les syndics sont investis à leur égard des 2 vaient da mêmes pouvoirs que les commissaires à l'égard de celles de h Par majorité. Toutefois les commissaires continuent de prélever les D tour peut contributions sur toute la municipalité, mais à la charge de … donné à 1 remettre aux syndics le montant prélevé sur les contribuables Y'instruct: dissidents, ainsi qu’une partie de la subvention publique pr. D. lectuel de portionnée, à leur nombre, . |. poursuivr 224 La’ minorité, qu’elle soit catholique ou qu'elle soit protes- 1 devant at tantes, n’a donc à redouter aucune opposition, et la plus ne : .Grâc harmonie ne cesse de régner entre les différentes croyances.” : tique dév L'enseignement primaire comprend, Les écoles primairs publique, supérieures et les écoles élémentaires. 1 ‘chaque jo Les écoles primaires supérieures sont au nombre de 376, QD 1° mien sig par 1362 professeurs et fréquontées pat 33046 élèves, Ed Québe
s‘annuelle. 4
JAUVTéS, en Le .sOnt pas :
ction et le :
puables de | rélever les | du gouver. !
les établies |
la majorité !
atisfaite de écidlement, à diriger ses À résident des !
ent le nom r égard des celles de h :
prélever les À charge de ntribuables blique pr- }
soit. protes- 1 lus parfaite :
ances.” s primaire |
bre de 376, 4 046 élèves. à
chaque jour dava ‘qui iraient s'éta Sr.dans n'importe qu’elle partie de la province
Les. écoles élémentaires sont au nombre de 4,233 :et comptent 167,308 élèves et 4,233 professeurs.
: Etat général de l'instruction publique pour la province de 7 Québec en 1882. :
Institations Nombre Professeurs " Elèves
… Vuiversités ..…........... aa 129 | 1075 Evoles secondaires... ..... | 23t 1 349 36 022 Ecvles norinales. . ....... 3 RE: | 323 Ecoles spéciales... ........ 20 113 1 351 Eculés primaires... 4 609 5 GU0 200 351 4 866 70 239 123
Budget. — Le montant des dépenses faites par le gouvernement pour l'instruction publique étaient de $3 50,280 en 1882;
et les sommes prélevées dans le même but dans la province s’éle-
vaient dans la même année à $1,415,303.32.
teur peut aisément constater le soin tout particulier qMist
Par ces statistiques, puisées uux sources officielles, M. |
donné à l'instruction publique. Convaincu que la. diffusion de
l'instruction est la seule base du développemént moral et intel-
‘lectuel de la province, le gouvernement nous a paru décidé à poursuivré sans relâche son œuvre civilisatrice et à ne reculer
devant aucun sacrifice pour répandre et-eméliorer l'instruction. Grâce donc à la clairvoyance du gouvernement et au patrio-
:;. tique dévouement’ de ceux qui sont à la tête de l'instruction
publique, l'amour et l'étude de la langue française se répandent - De-telle sorte que les familles françaises,
de Québec, auraient toute-facilité de faire élever leurs enfants
dans leur langye maternelle et dans tels principes religienx qu A leur conviendrait, |
Belles-Lettres at harsaliine — Rameau “détaché de l | teur coi branche latine, les Canadiens-Français ont pou les Éelles- toujour léttres'et les Beaux-arts un goût naturel très-prononcé, Mais h } avocat, lutte, qu’ils ont eu à soutenir pour leur existence et le maintien C' de leur nationalité, a empêché leur spntiment littéraire et artis- grand: tique de se développer de façon à créer une. originalité soit dans | ut les lettres, soit dans les arts. Les grands maîtres et les 'explig grandes écoles leur ayant fait défaut, ils n’ont pu cultiver les : placé p dons précieux dont la nature les a doués. ne
Lorsque le iaintien de leur nationalité leur a paru assuré lire un‘ et que l'aisance s’est répandue dans la masso.dèt la population, | et-rensel ils ont songé à développer ce sentiment artistique inné chez À canadigt chacun d'eux. Des institutions littéraires et artistiques ont été. Cël
créées de toutes part ; certains artistes sont venus terminer Jeur”: toutes LL éducation en Europe; et les progrès accomplis depuis l’inau- : les ques guration de ce mouvement ‘ont été très-rapides. De telle sorte “Hnté ge qu'on compte aujourd’hui parmi les Canadicns-Français des : inême dc
littérateurs très-distingués, d’excelleñts écrivains et.de très-bons ! nada. Fi artistes, peintres, sculpteurs et musiciens. : 4 que l’'écl
Pensant avec raison qu'ils ne sauraient trouver de maille US uontr modèle que la littérature française, les auteurs Canadiens . ce qu'à français s'en inspirent dans tous leurs ouvrages. Il existe, | En un x il est vrai, une Académie Royale, moitié anglaise, moité. La libert française. Mais la section française n’entend pas-créer une lité. : : polémist rature nouvelle, Sa mission nôus a paru plus modeste et plus 1 àda défe rationelle, chacan de ses membres s’efforçant plutôt de conserver D eux qui et de développer dans la mesure de ses moyens les beautés de À - du gasc notre littérature, et de les vhlgariter le plus pussible. ee os
giepx qui
ché do la | , Mais la ) maintien
e et artis-
soit dans | es ef les ltiver Les .
ru assuré, opulation,
inné chez :
es ont été .\.
niner Jeur”:!
is l'inau- | telle sorte !
re nçais des très-bons |
e meilleur .!
anadiens- Il existe, se, moité.
une litté.
te et plus conserver eautés de :
Les FER Au Canado, il n'y a pas d'hommes de lettres; à proprement parler, On n’y vit pas de la littérature seulement. Tout littérappement/matériel du pays, et est presque un notaire, ou d’un ma avocat, ou d’un fonctionnaire quelconque.
teur contribue au dévelo
toujouts doublé ou d’
C’est surtout dans le journalisme grand nombre de littérateurs. C’est 1 teurs canadiens-français font leurs s'explique par le fait que le livre. est peu répandu et est remplacé par le journal et la revue. Les hommes d’affaires, les artisans et les cultivateurs n'ont pas toujours le, temps de lire un ‘volume de 2 à 300 pages sur un sujet spécial. Instruireet-renseigner à la foig.tel est. donc le double rôle que la presse canadignne à à remplir. Elle s’en acquitte très-bien, K Cette situation particulière oblige chaque journal à aborder toutes les questions, celles purement littéraires aussi bien que les questions politiques, économiques et sociales. De là diffé rents genres de littérature qu’on retrouve quelquefois chezle , même écrivain, et le rôle prépondérant que la presse exerce au Ca. *. nada. En effet, tandis que dans d’autres pays le journalisme n’est Wèle de l'opinion publique, au Canada
au contraire, il en est le’mientor. Le public ne pense que d’après
te qu'à dit le journal, et n’agit que d’après les ordres de celui-ci,
En un mot, la presse est la plus grande puissance du Canada.
La liberté‘dont elle jouit est sans limites et sans contrôle. Les : + polémistes y sont de première force, prompts à l'attaque comme àla défense. Les charges y sont .poussées à fond ; et ce sont eux qui trahissent k plus le tempérament de’notre race. 1] ya du gascon, et du normand daus le journaliste canadien-fran-
. que l'écho plus ou moi
gistrat, ou d'un
qu’on trouve le plus | à que tous les littérapremières armes. Cela
La presse, anglaise et la presse hrettiee. se Mer livrerit de temps à autre à des passes d'armes généralement La Consi courtoises ; et.une bonne harmonie ne cesse de régnér entre les aire deux partis, * Voici du reste la force respective de chacun\d'eux.
: ed | ; ÿ 2 ; f ourn JOURNAUX PRÂNÇAIS. v * Le Cour
D Cd ne nssoee 2e Suotidion r' à 2 eo à du Canada. .......... ARR ; RS 7 Blectenr.. sc. ;
D PT DR ETES PE | id réa Le Jourual de Québec... APR Eee Mae 2 Québ «Te M er Le Natueliste Caundion..-.......-..-... mensnel dé e Mort Le Mouvelllsle....... ... iso. ee quotidien | The Cani ‘La Nouvelle Franom.............."....., rovue bi- The Guée Les Nouvelles Soirées Cauadiennes.. .. inensuyelle . Thgdoun:
La Vérité ............. se de fees. hello. , Pñe Post
Le Canard (journal satirique)............." hebdo. | à er
Ee Courrier de Muntréal........-........ notidien Le : *L'Etendurd .:...... ee OR q se Wito Le Farceur (jourual ne EE es Le … The Bed Le Grognard . .:........ gonnsonnnnnts e : se < : “4 : The Obse: Le Jourual d'Agriculture . 2.2.4... QUE UP OA © The Guar ‘de Commerce... se Montééal . 4 The Obse L'a Minerve... inoure +.--. quotidien onfééal. Pho News Lo Monde. Es escenes es ecscsmsueceuse E 4 : | The Exan LaOpirion Publique (J. Illus. : Se smebsnsaus hobdé. Pa The Guze: La Putrie........................ ..... quotidien . The Stans
La Reyue de Moutréal.. ,:::-........... inousuelle : * The Ad La Revue Cunadiénneif.. Jose ni “ ve Le Tribune... hebdgé | Les
L'Jourual du Dinanche....... annees À La, Sentinelle. . RTE SR à aduntr end L/Ünion des Cantous de l'Est............. 7.4 Arthabaska çais qu'il
Le Messager ........................../ hebdo. 9 Le Courrier some ns So sbado secs eee fe tri-hebdo. St. Hyacinthe vs Pre: AJURION SE Sons se case messovecocahee ; SE EE
Le Francu Cunndiën.........…...../.... tri-hebdo. fi “des train Le Protectivtniste.…. ............se c..pe hebdo. É St. Jesh 3 $
Le Picnnièr de: Shocbrouke 2... /oneuse L Sherbrooke
La Gazette de Bora. fassesvse : Ÿ craignent : Le Sorelluis ...s.s....soses csoessesse LU ê Sarah B
ançaise se 7
ae :
iéralement La Comehrdb ne. trishebilo. ne.
cor ADOPTE DT TERRES uotidien ' x entre les LL Coustittuionnel. à 217177777772 ZITTET hebdo, + Trois-Rivières” cun\d'eux. “Le Jourual des Trois-Rivières... : “ Le Fer © Le Journakde Waterloo. Ÿ.. hebdo. Waterloo x : uote D... quotidien Lévis ) , Le Courrier de‘Maskinongé. ............ bi-hobdo: Louiseville ; l | JOURNAUX ANGLAIS. ..
| nus Fe - & The Daily Telegraph<=.. RE CE quotidien } . , LA Len PRES CPR RE ss “ + Québec uébec : «The Moruin g Æhrouicle. ....... sue e ones ie Ds . The CanyHfin Illusttated News...:.:..... hebdo. Re AU EPS Sauces v...%#.... quotidien . Thgdourual of Comnerce. …..:..1.: 22." hebdo. | DE D ON PPS sie Le Ur me +... quotidien Montréal * ‘- » É The Star... CV ENT NN AIRES a “ = i : The Sbareholder . 1... .. ........ hebdo, ’ :The Wituoss .. =... .. Ses esse en w--- Anotidien } RES É TR Di 0 PR RES PRE D :.... hebdo. Bedford : =: The Observer. ...:..., Seonncepensoncee de Crownsville : - A * The CRAN ir ue ca PRES «4 Richmond FAR : The Observer. . . SRE CCE RE 6 Counticouke Lonfréal - Poe Nous pr in ere PERS St. Jeun cet CRE Ci EE . The Stanstend J ourual. ....... nes done SE Stanstoad ee. The Advertiger . 2.11." are re Watertoo” ”" tirs Les Arts.— Dans les arts, le goût naturel des anadiens- : PR “Français est non moins accusé. Et c'est encore vers l’art fran- : 0! ê . , . È ! à | ren $ rthabaska çais qu'il est dirigé. 5 ”
Prenons le théâtre, pér exemple. :