‹ Étude ethnographique des éléments qui constituent la population du Canada [microforme]Chapitre 83 sur 163 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

* VOIES DE COMMUNICATION

‘SOMMAILE c-pavigstin eus Le St-Laurept.-Chemins de fer. —Poste.—Télé. --graphes.—Téléphones-

: n - Les voies de communication sont nombreuses et variées, de telle sorte que toutes les parties de la province se trouvent: reliées entre elles et mises en rapport avec les différentes provinces du Canada Œüssi bien qu'avec tous les pays: étrangers.

Navigation iltérieure —Le fleuve St-Laurent traverse la province de Québec d’un bout à l’autre, du détroit de Belle-Ile à l'extrémité Sud-Ouest du lac St-François Nous avons montré que ce fleuve était navigable + “de sa source à l'océan pour des

-navires d'au moins 1,500 tonneaux. Cola constitue. donc pour

la province de Québec une voie navigable d'environ 1600 kilomètres. Un grand nombre de bateaux à vapeur d’un fort tonnage sillonnent le fleuve dans toutes les directions. La plupart de ses affluents sont également navigables pour des navires de 250 tonneaux, et des canaux facilitent la navigation de ceux qui ne le sont pas complètement.

De l'ouverture à la fermeture de la navigation, c RTE pendant sept mois de l’année, les bateaux à vapeur transportent la plus grande partie du frêt, tandis que les voyageurs trouvent qu’il n’y a pas de voies de communication plus agréables et

‘moins dangereuses. |

Rien’ n’égale, en effet, la magnificence des rives du St.

Laurent et de ses affluents. Après avoir mis plusieurs jours à

traverser les grands Jacs, et admiré en pâssant les célèbres chôtes du Niagars, le voyageur atteint les Mille-Iles. Lesflégants et Jaxueux bâteaux à vapeur de la Compagnie Richelieu et Ontario, 14 transportent alors à travers un dédale d'îles toutes plus gra-* | cieuses ef plus pittoresques les unes que les auités. De tous côtés ce ne sont que chalets et kiosques perchés à la ctme de quelque ‘rocher et se tirant dans des eaux coufeur d’émeraude.. La nuit : sgrpténd le voyageur au milieu de la contemplation de ces coquets É paysages. Mais des milliers de lumières surgissent du sein des ;

».—Télé.

ariées, | bosquelà, se reflètent dans le miroir des eaux, et la brise par- we. uvent |. famée des senteurs résineuses lui apporte le chant des canotiers s pro- =. ou les accords harmonieux de quelque orchestre invisible. La : TS, L. “lune ne tarde pas à se lever ; elle donne le signal de l'extinction rse la L. des feux, et la nature toute entière semble se recueillir. Il Ile-Ile n'entend plus alors sur le. pont que les soupirs étouffés de montré , M Jürtsintrépides. Lorsque le soleil parait, le voyageur croitle ur des D. temps venu de prendre quelque repos. Inutile. Des villes, des cpour M plaines veïrdoyantes ou dorées le tiendront constamment en ) kilo- … éveil jusqu’à ce qu’il apercevra la crête écumante des vagues rtton- formées par les rapides. Les rives du fleuve se rapprochent et ne lupart A sont plus séparées que de quelques centaines de pieds; les eaux ires de - se précipitent en nûgissant à travers cet étroit passage ; et les DIS ù iVires dédaignant les canaux se laissent entratner par le couant. Il se croira älors transpôrté au sein de l'océan au milieu Ad j de la plus furieuse des tempêtés, et l'émotion est À son comble M lorsqu'il apercevra à quelques mètres devant lui deux énormes Jortent , à G » s Ù £ + ouvert rochers qui semblent barrer le passage. Une manœuvre habile ; Le et U ‘ pass entre les deux rochers,et le batéau glisse maintenant ! sur la surface tranquille des eaux. Il s'arrêtera à peine aux LS } quais de Montréal, la reine ses villes du Canada, et se rendra

ours à

| Girectement à Québec. Arrivé dans la vieille cité de Champlain,

: nuité de 814:

689.11. Mi l'Etau ler ju de 1678 mill ‘de 5,821900€ : ment les div | dans leurs 1 : $4,395.000.

1 S'inspin d'obtenir pou

natre voyageur aura encore on de 1300 kilomètres à parcourir | sur le St. Laurent, et il jugera peut-8trs à propos d'admirer le! merveilles que la nature a prodiguées dans les environs de cette! ville, et de jouir quelques instants de la large hospitalité que le} québecquois offrent à tous les étrangers. Nous l'arrachons à cg! douces jouissances et l'embarquons à bord d’un transatlantiqe! de 4 à 5,000 tonneaux. L'Ile de Bacchus, tle d'Orléans, à quelque ! milles de Québec, est dépassée. Le panorama devient de ‘plus & plus grandiose, lhorizon s'agrandit, les rives - deviennent plu! escarpées, et la lorgnétte ne cesse de fouiller les flancs boisés du ! montagnes d'où jaillissent des masses d'eaux considérales, où! bien le creux des rochers aux formes fantastiques. - Arrivés m À . Détroit de Belle-Ile, nous avons atteint l'Océan, ét notre voys, ? geur a parcoïru 4, 000 kilomètres sur le fleuve St. Laurent.

AA

EL « ‘Addition Chemins de fon Le province de Québec a été pour aimi D iffirents em dRte livrée à ses propres ressourceg pour la construction de ss | CE chéias lignes ferrées, alors que les autres provinces, celle d'Ontari : <

nôtamment, ont reçu du gouvernement fédéral: des subsides très. | Argent | élevés. Et, commé l'avenir de la colonisation de la prove | . Argent:

dépendait du développement des voies fegrées, le gouvernement ! E provincial a dû s'imposer des sacrifices cônsidérables qui ot | : Terrains nécessairement grevé le budget, à nn | Subvent

* Aux termes de la loi de 1872 sur les compagnies de che }

* “mins de fer, il fut accordé à celles qui existaient à cette époque Résultats une garantie 3 070 pendant 20 ans sur $4,724.500, plus une 1 ferrées qu'est allocation de 8,708,500 actes représentant une valeur de | élles n'ont ps $1,742.650. | halié l'expl

Le total des obligations contractées par le gouvernement À “AG Ter j

pour aideï à la construction d’un réséau comprenant 1,112 milles D 52525 mille s'élevait en 1874à $3,368.232, la garantie 3 070 formant une an- Fé 943,276,262.:

Le

: VS : : : «<° : v , « ee Oo

a AE À 2

> oO?

lb LE Er > me = ON un z

Page 1