‹ Étude expérimentale de la sensibilisation de l'organisme à l'inhalation de poussières de cyanamide caliqueChapitre 18 sur 33 · I. — Protocole expérimental · texte numérisé non relu

I. — Protocole expérimental

Il a été légèrement modifié depuis les premiers essais expérimentaux effectués en 1912 et également au cours de notre travail.

HACaTOoUt d'abord, nous avons délibérément supprimé l’ingestion journalière de vin rouge.

Puisque nous avions pour but unique, la recherche du mécanisme de la sensibilisation de l’organisme à l’alcool sous l'effet de la cyanamide, il fallait que nous puissions étudier un fait précis, facile à reproduire sur tous nos animaux d'expérience et. sur les animaux témoins. +

Nous avons choisi le degré de résistance de l’organisme à l’intoxication alcoolique aigué, qui se ramenait pour nous à une mesure volumétrique très précise des doses d’alcool nécessaires pour obtenir l’arrêt du cœur, celles-ci devant être plus faibles chez les chiens sensibilisés que chez les témoins.

L’intoxication alcoolique était réalisée sous le contrôle dun enregistrement graphique des modi-

fications circulatoires à l’aide du kymographe de

Ludwig, jusqu’à ce que l’on obtienne l'arrêt du cœur.

Une solution au 1/10 d’alcool à 95° était préparée. On injectait alors l’alcool dans la saphène à intervalles assez rapprochés ; chaque injection était de 20 cm3 de la solution au 1/10.

Après un certain nombre d’injections, on notait sur le graphique une chute de la tension artérielle, progressive jusqu’à l’arrêt du cœur. À ce momentlà, une simple numération du nombre d’injections faites, permettait de déduire la quantité d’alcoo!l absolu nécessaire pour produire la mort de l’ani mal, et de calculer aussi la dose toxique murtelle d'alcool par kilog.

2° Au cours de nos expériences, nous avons vu qu'il n’était pas nécessaire, pour sensibiliser un animal à l'alcool de le soumettre pendant plusieurs jours à des inhalations répétées de poussières de cyanamide. Le même effet, était obtenu après un séjour unique de plusieurs heures (cinq heures environ) dans la cuve d’inhalation.

Nous avons alors adopté cette façon de faire qui nous permettait de mesurer le degré de résistance à l'alcool sur un animal en bon état, et non pas sur

un animal amaigri par une anorexie qui apparais-

2210 v ei

sait invariablement après 4 ou 5 jours d’inhaï:tion de cyanamide.

Il. — Résultats expérimentaux

Page 1