GR
Graphique I : R. O. C. normal.
L Roc 85-18 :
CE es Us |
ESERINE
(GR. Il)
Graphique 11 : R. O. C. après excitation du vague par l’Esérine.
| ROC 132. 154 j
MMA ANA A
aprés ATROPINE Graphique III : R. O, C. après diminution du tonus vagosympathique par l’atropine:
— 38 — | Nous avons alors procédé de la façon suivante :
Premier temps. — Détermination sur le chien qui doit servir de sujet d'expérience de l’état habituel du tonus vago-sympathique. (1° Prise du R.O.C.)
Deuxième temps. — Pendant un temps variable, l’animal est soumis à l’action de la cyanamide.
Troisième temps. — Nous avons affaire, non plus à un animal neuf, mais à un animal sensibilisé dont nous allons mesuser le degré de résistance à l’intoxication alcoolique aiguë, Avant de procéder aux injections d’alcool, nous faisons sur lui un nouvel examen du tonus vagal pour voir si celui-ci n'a pa; été modifié par l’action de la cyanamide.
(2° Prise du R.O.C. ; enregistrement graphique.)
À ce moment-là, il nous suffit de comparer les deux valeurs du R.O.C. de noter les modifications apportées sous l’effet de la cyanamide, pour voir si celle-ci agit suivant le mécanisme présumé: à savoi:
en renforçant le tonus neuro-végétatif.
Nous devions en terminant, tenter de combattre
cette sensibilisation de l'animal à l'alcool par l’ad-
Enr.
ministration de substances paralysant le vague, en particulier l’atropine.
6 I. — Protocole expérimental
Il a été légèrement modifié depuis les premiers essais expérimentaux effectués en 1912 et également au cours de notre travail,
1° Tout d’abord, nous avons délibérément supprimé l’ingestion journalière de vin rouge.
Puisque nous avions pour but unique, la recherche du mécanisme de la sensibilisation de l’organisme à l'alcool sous l'effet de la cyanamide, il fallait que nous puissions étudier un fait précis, facile à reproduire sur tous nos animaux d'expérience et sur les animaux témoins.
Nous avons choisi le degré de résistance de l’organisme à l’intoxication alcoolique aiguë, qui se ramenait pour nous à une mesure volumétrique très précise des doses d'alcool nécessaires pour obtenir l’arrêt du cœur, celles-ci devant être plus faibles chez les chiens sensibilisés que chez les témoins.
L’intoxication alcoolique était réalisée sous le contrôle d’un enregistrement graphique des modi-
fications circulatoires à l’aide du kvmographe de ‘ % So ë
Ludwig, jusqu’à ce que l’on obtienne l'arrêt du Cœur: PA 1
Une solution au 1/10 d’alcool à 95° était préparée. On injectait alors l’alcool dans la saphène à intervalles assez rapprochés ; chaque injection était de 20 cm3 de la solution au 1/10.
Après un certain nombre d’injections, on notait sur le graphique une chute de la tension artérielle, progressive jusqu’à l’arrêt du cœur. À ce momentlà, une simple numération du nombre d’injections faites, permettait de déduire la quantité d'alcool absolu nécessaire pour produire la mort de Pani mal, et de calculer aussi la dose toxique mortelle d'alcool par kilog.
2° Au cours de nos expériences, nous avons vu qu’il n’était pas nécessaire, pour sensibiliser un animal à l’alcool de le soumettre pendant plusieurs jours à des inhalations répétées de poussières de cyanamide. Le même effet, était obtenu après un séjour unique de plusieurs heures (cinq heures environ) dans la cuve d’inhalation.
Nous avons alors adopté cette façon de faire qui nous permettait de mesurer le degré de résistance à alcool sur un animal en bon état, et non pas sur
un animal amaigri par une anorexie qui apparais-
LEA Rs
sait invariablement après 4 ou 5 jours d’inha!:tion de cyanamide.