‹ Étude expérimentale de la sensibilisation de l'organisme à l'intoxication alcoolique par inhalation de poussières de cyanamide calciqueChapitre 7 sur 31 · MR: 2268 0 RAC AE · texte numérisé non relu

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ALAN ZE EE RE Es RS 100 12% 20

AL RDS MR re .. 104 11% 22

« Dès la deuxième minute, vasodilatation excessive de la face, des conjonctives, battements des temporales très accentués, puis état nauséeux; le malade est forcé de rester étendu; tendance à la syncope aussitôt qu’il soulève la tête. e

« La pression reste à 11 em. pendant une heure, puis remonte lentement; les symptômes de vasodilatation se dissipent vers 1 H.

« L’enquête montre que les effets nocifs de l’alcool diminuent à mesure que l’on s'éloigne de la fin

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du travail, mais la sensibilité persiste néanmoins .

plus de 18 heures pour disparaître totalement ensuite, même chez les ouvriers travaillant depuis longtemps dans l’usine. » |

Partant de ces données, Garrelon étudia, en 1912, l'effet produit par l’inhalation de cyanamides sur l'animal. Ses expériences, que nous reproduirons dès le début, étaient faites sur des chiens soumis pendant plusieurs, chaque jour, à des atmosphères chargées de poussières de cyanamide. L'alcool était donné, soit sous forme de vin par la voie gastrique, soit en dilution par la voie veineuse. Elles ont montré qu’un chien traité par la cyanamide et soumis ensuite à une intoxication alcoolique aiguë meurt de la même façon qu’un chien traité par la seule administration d’alcool; il meurt seulement plus vite comme s’il était sensibilité par le corps inhalé à l’action de l’alcoo! et cette sensibilisation est d’autant plus forte que la cyanamide est plus riche en azote.

Dans le présent travail, nous avons essayé de mettre en lumière le processus de cette sensibilisation,

Nous avons pris comme point de départ les recherches sur le tonus neuro-végétatif poursuivies

depuis plusieurs années à la Clinique du Profes-

seur Claude et au Laboratoire de Physiologie de la Faculté de Médecine de Paris, Elles nous ont appris que les sujets les plus susceptibles à l’action de l’alcool sont ceux qui sont généralement vagotoniques ou en période d’hypervagotonie.

Nous avons alors émis l’hypothèse suivante que nous avons cherché à vérifier expérimentalement :

De même que certaines substances peuvent modifier le tonus neuro-végétatif d’un organisme, rendant celui-ci moins résistant à l’action des poisons; ainsi peut-être, agit, la cyanamide sur l’organisme soumis ensuite à l’intoxication alcoolique.

Et nous avons cherché :

1° Si son action ne se traduisait pas par des modifications de l’excitabilité vagale. (Recherches du R. O. C. avant et après la mise en milieu imprégné de cyanamide) ;

2° S'il n'était pas possible de contrarier cette action par l’administration de substances ayant des propriétés antagonistes, l’atropine en particulier.

Les résultats obtenus montrent qu'il s’agit d’un mécanisme différent. Nos recherches bibliographiques nous ont permis de trouver des travaux faits sur le même sujet; nous les exposerons briève-

ment.

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