‹ Étude Expérimentale de Quelques Poisons Constitutifs du Bacille DiphtériqueChapitre 13 sur 35 · RES · texte numérisé non relu

RES

peut préjuger de ce qu'ils seraient devenus dans la suite.

En résumé donc, l'injection dans le péritoine de lipoïdes diphiériques détermine des lésions d'inflammation et de nécrose, avec troubles momentanés de la nutrition. Ces lésions locales peuvent se présenter sous trois aspects différents : abcès nodulaires intra-épiploïques, péritonite pseudo-membraneuse, péritonite plastique, celle-ci tardive et secondaire à l'évolution locale de l'une des deux premières. Bien que mort puisse s’ensuivre, leur action sur l'état général, aux doses moyennes du moins, ne semble être que légère.

Voie trachéale.

La voie trachéale est certainement l’une des plus intéressantes à étudier.

L'’extrait employé fut toujours l'extrait {otal éthéroalcoolique en suspension dans de l’eau carbonatée.

L'injection intratrachéale est des plus aisées, mais 1l convient de bien isoler la trachée, d'employer une aiguille coudée, de pousser l'injection très lentement et de relever fortement l'animal de manière à lui maintenir la tête presque verticale.

Le volume de l'injection doit être d'environ 3/4 à 1 centimètre cube.

Dans ces conditions, les lésions sont constantes.

Leur étendue varie avec les sujets et avec la quantité de substance injectée; leur degré, avec leur âge.

TRES ee

Les quantités movennes employées (8 à 2 centigrammes) n'amenant pas la mort le plus souvent, ou l'amenant tardivement, il faut sacrifier les animaux en série.

15 cobayes, ainsi inoculés ont été sacrifiés de 2 heures à 14 semaines après l’injection.

Quand on sacrifie un cobaye quelques heures après l'injection inlratrachéale, les poumons apparaissent le plus souvent distendus, blancs dans l’ensemble ou saumon très pâle avec ou sans quelques zones sombres formant placards ou piqueté. Ils sont peu denses, surnagent et laissent écouler à la coupe une sérosité plus ou moins abondante.

Dans les jours qui suivent l'injection, le poumon ést rosé, congeslionné, dense; on peut même y voir des hémorragies sous-pleurales.

Dans cerlains cas enfin, 1l y a de véritables foyers d'hépatisation.

Généralement, on ne trouve rien d’anormal dans le larynx, la irachée et les bronches. Dans un seul cas, ils étaient tapissés d’un exsudat grisâtre, collant, cohérent.

Les symplômes fonctionnels sont apparemment minimes. Cest à peine si après l'injection on observe un peu de polypnée vite disparue d’ailleurs. Dans certains cas, cependant, on assiste à un tableau plus particulier. Le lendemain de l'injection et les jours suivants, l'animal au lieu d’avoir repris sa vie normale, reste triste, a de la dyspnée, pousse des cris plaintifs et rauques. Si on le sacrifie, on trouve des lésions pulmonaires très étendues.

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