‹ Étude expérimentale de quelques symptômes de la rageChapitre 11 sur 33 · EXPÉRIENCE HI · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE HI

Chienne de 16 kilogr. mise à ma disposition par M. Gallier.

Rage des rues, forme paralytique. Cependant la bête cherche manifestement à mordre; la bêle a une paralysie très accusée des mâchoires et peut à peine se tenir debout; on la prend dans une

loge où elle est couchée pour la conduire au laboratoire el la fixer

es = œ

sur la table. On prend. immédiatement sa température qui est de 34°» seulement.

L’artère est molle, très dépressible, le pouls filant; on baisse le niveau du mercure dans le manomètre. Aussitôt l'animal en relation avec les appareils on inscrit :

RROSSLOUE ML LE D RAA RUN AE 106 mm. Hg.

ROTH ER SRRR e R e à ARE 50 RÉSDIFARON EURE: SENS End 30

La pression artérielle est basse, sans oscillations autres que celles qui correspondent aux impulsions cardiaques. Le pouls est extrèmement faible et représente à peine une ondulation ce qui tient pro bablement à une grande hypotension, car les pulsations du cœur ne sont pas aussi faibles qu'on pourrait le supposer; nous nous en assurerons d’ailleurs dans un instant.

.Les mouvements respiratoires ont assez d'amplitude, l'expiration est brusque, plus courte que l’inspiralion. Ces premiers phénomènes inscrits, je supprime le pneumographe et je le remplace par le cardiographe à aiguille de Laulanié, qui est placé sans peine et fonclionne sans encombre, l’animal se défendant assez mollement.

Je peux constater alors que les impulsions cardiaques ont encore une cerlaine énergie, le remplissage du cœur se fait lentement, sur certaines cardiogrammes, l'accident auriculaire est parfaitement indiqué suivi de la systole brusque du ventricule; celle systole est bien soutenue, mais s’achève par un relachement rapide du cœur ; la plume retombe alors assez bas.

N’observant rien de plus intéressant; j'arrête là l'expérience, la

plaie est refermée et l'animal conduit dans sa loge.

EXPÉRIENCE IV 13 avril.

Chien en pleine rage furieuse, début le 11, sans aucune manifestation paralylique, sauf peut-être du côté des machoires ; l'animal est très agressif, il mord les barreaux de sa cage avec furie; on le prend avec quelque difliculté, mais on arrive cependant, sans encom-

bre à le fixer, à lui placer le mors el à l’immobiliser sur la lable.

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