EXPÉRIENCE VII
? juin 1899.
Un chien inoculé de la rage depuis le 13 mai. (Inoculation dans l'œil) a présenté les premiers signes de la maladie le 30 mai dans la soirée. L'animal habituellement gai est devenu triste, mais il a présenté surlout une hypersalivalion très abondante el une hyperesthésie très exagérée. Il ne pouvait pas supporter le moindre contact el poussait des cris dès qu'on le touchait, même légèrement ; il n’y avail pas encore de paralysie,
Le #1 mai, les premiers signes de paralysie sont accusés, mais dans le train postérieur surtout, il n'y a rien du côté des mâchoires. Pas la moindre tendance agressive ; aucun signe de fureur; le chien ne cherche pas à mordre. L'hyperesthésie de la veille s'est aggravée: le chien est tellement sensible qu'au moindre contact il se met à crier et à se plaindre ; la voix est changée.
Le 1° juin, lous les symptômes se sont aggravés, la paralysie est lellement prononcée que le chien ne peut plus se tenir debout; par contre la paralysie des mâchoires fait Lotalement défaut. Aucun signe de fureur. De plus l'animal a du tremblement.
Le ? juin, étal encore plus grave ; on saisit le chien dans sa loge pour le conduire au laboraloire: dès qu’on le touche il pousse des cris percants e£ paraît éprouver une très vive douleur, On lui met le mors et on le fixe sur la table.
On peut alors explorer sa sensibilité qui est vraiment exagérée, Le simple fait de loucher très légèrement la base du cou, au niveau du poilrail provoque un brusque mouvement, an soubresaul convulsif violent, comme si on avail porté une forte excitation électrique. En mème temps persistent les tremblements déjà vus la veille, cessant parfois, surtout quand on laisse FPanimal tranquille.
Les appareils élant placés, on inscrit le tracé sur lequel Les reuseignements suivants sont relevés :
Pression AR ten eee te DIT lie +. 198 mm. He.