‹ Étude expérimentale et clinique sur la toxicité des savons de soudeChapitre 12 sur 30 · DRE · texte numérisé non relu

DRE

Je constatais que par addition d'acide acétique dilué, ni le sérum, ni la lymphe ne donnaient un précipité notable d'acide oléique et ce précipité ne se dissolvait pas tout de suite par addition d’un excès d'acide comme il aurait dû le faire s’il avait existé une petite quantité de savon. Le résidu solide, que l'on extrayait plusieurs fois du sérum et de la lymphe par l’éther, n'était pas supérieur à celui que l’on a coutume d’y trouver normalement.

Le volume du liquide contenu dans la cavité péritonéale n'était pas sensiblement moindre de celui qui avait été injecté. Des fragments d'épiploon et de mésentère prélevés sur les animaux immédiatement après la mort et traités par AZO*F, puis fixés et colorés par les couleurs d’aniline montraient au microscope une destruction presque complète des cellules épithéliales.. La surface pariétale et viscérale du péritoine se présentait hyperhémiée et les vaisseaux étaient dilatés. La teinte rouge du liquide péritonéal devait dériver des érythrocytes émigrés des vaisseaux et détruits au contact du savon. Etant donnée cette dilatation des vaisseaux mésentériques, que j'ai observée dans tous les cas, plus ou moins nettement suivant la quantité de savon introduite, on peut supposer que la même dilatation se serait produite,si une quantité égale de savon avait été injecté dans le sang, ce qui expliquerait en partie l’abaissement de la pression sanguine

observée par Munk. »

En somme, Botazzi démontre que le savon ne passe pas de la cavité péritonéale dans le sang et dans la Iymphe du moins en quantité notable, que par suite on ne peut constater ni la mort de l'animal, niles phénomènes cardiaques et circulatoires décrits par Munk et qu'enfin

le sang ne perd pas la propriété de se coaguler.

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