‹ Étude expérimentale et clinique sur la toxicité des savons de soudeChapitre 16 sur 30 · Loc. cit. (d’après notre traduction · texte numérisé non relu

Loc. cit. (d’après notre traduction

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solution diluée de mucine et au bout de quelques secondes on n’observe plus de traces d’érythrocytes. Assurément, une très petite quantité de savon produirait le même effet. Etant donnée la dissolution des érythrocytes et des leucocytes, il devrait y avoir de la part du sang une tendance plus marquée à se coaguler, mais cette tendance doit être très probablement contre-balancée et vaincue par ce fait que le savon soustrait le calcium indispensable à la coagulation, en formant un oléate de calcium insoluble, qui agit de la même manière que les oxalates et les fluorures.

Cette théorie a été reprise et traitée longuement quelques années plus tard par Friedenthal (1).

Botazzi fait encore remarquer que :

Lorsqu'on injecte une solution de savon dans la cavité péritonéale, le sang recueilli de la carotide, présente une tendance à se coaguler toujours plus rapidement que normalement.

Dans une expérience, le sang normal se coagulait au bout de cinq minutes et demie.

Une demi-heure après l'introduction du savon, il se coagulaït au bout de trois minutes trois quarts.

Une heure après l'introduction du savon, ilse coagulait au bout de trois minutes.

Deux heures après l'introduction du savon, il se coagulait au bout de deux minutes un quart.

Quatre heures après l'introduction du savon, ilse coagu-

lait au bout de deux minutes.

1. Friedenthal. Ueber die Giflwirkung der Seifen und der anderen Kalk/ælienden Mittel (Arch. für Physiologie, 1907 p- 145).

Dans une autre expérience, le sang recueilli quelques secondes avant la mort de l'animal se coagulait instantanément. Une même augmentation de la coagubilité du sang, à la suite de l'injection de savon dans la cavité péritonéale, s’observe après trois ou quatre heures, lorsque l’on introduit dans le sang de l'animal une quantité de substances protéiques et peptoniques dans la proportion de o gr. 5 par kilog d'animal (de Savoury et Moore). La lymphe ne présente pas de modifications de sa coagubilité à la suite d'’injections de savon dans le sang, fait qui confirme l’action anticoagulante directe du savon. Ce phénomène nous porte à croire, que le savon ne passe pas des vaisseaux sanguins dans les Iymphatiques. La coagubilité de la lymphe, au contraire, augmente comme celle du sang quand le savon est introduit

dans la cavité péritonéale.

3° Propriété réductrice des solutions de savon de soude. — Lorsque l’on met en présence d’une solution de savon quelques gouttes de sang frais, de bœuf par exemple, et que l’on examine le mélange au spectroscope, on aperçoit aussitôt les deux bandes normales de l’'oxyhémoglobine entre D et E, la première entre 100 et 106, la deuxième entre 112 ct 122 (le sodium donnant une bande à 100) ; mais au bout de quelques minutes, d'un quart d'heure environ, les deux bandes se réduisent et on constate qu'il n’exisle plus que le spectre de l’hémoglobine réduite, c’est-à-dire la bande de Stokes.

Si l’on agite alors le tube au contact de l'air, on remarque que les deux bandes d’oxyhémoglobine réap-

Brothier A

me

paraissent, puis disparaissent ensuite pour donner la bande de réduction.

Ce phénomène remarquable que nous avons été amené à constater au cours de nos recherches semble nous indiquer que les solutions de savon de soude possèdent un faible pouvoir réducteur à l'égard de

l’'oxyhémoglobine.

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