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EXPÉRIENCE XLIV 31 Mai 1894
TO Geo MES Ro D OP ER bn 1 gramme Et CNE NC MON MR OR MON GE 10 grammes
Lavement simple de 2 centimètres cubes de cette solution de ci-
cutine donné à une chatté de forte taille.
3 heures. Lavement simple pour évacuer le rectum.
3 h. 30. Nous injectons notre poison à l’aide de la sonde en caoutchouc.
Üne pince est placée sur l'extrémité inférieure du rectum.
3 h. 32. L'animal, qui jusqu'alors était resté calme, est entrée dans une rage folle se déchirant elle-même.
3 h. 37. La respiration est halelante, saccadée, s’arrêtant par instants.
3 h. 40, Accès de convulsions. L'animal se tord, pousse des cris terribles.
Nous le détachons, il reste étendu sur le flanc en proie à des convulsions assez fréquentes,
La respiration s'arrète par instant.
3 h. 50. Mort.
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EXPÉRIENCE XLY 31 Mai 1894
CR EE mn ed art ce Le Aprémme HAUSSE Ne. Ne 10 grammes
Injection de 2 centimètres cubes de cette cicutine dans l'estomac
d'un gros cobaye
11 heures. Nous introduisons notre solution dans l'estomac de l’animal à l’aide de la sonde en caoutchouc.
12 h. 30. L'animal, qui jusqu'alors avait paru se soucier fort peu du poison, se couche. Même quand on l’effraie, il refuse de marcher.
1 heure. L'animal est couché sur le flanc. Dès qu'on le touche, et qu’on le soulève, il est pris de tremblement.
Quelques convulsions.
Le cobaye va rester ainsi jusqu’à 4 heures.
4 heures. La respiration devient haletante. L'animal fait des mouvements de déglutition continuels.
Pupilles très dilatées.
4 h. 30. Mort.
EXPÉRIENCE XLVI A Juin 1894
A M a eme Del: AO CES nine
ta hllée crie A0 detre TT) ES
Injection de 2 centimètres cubes de cicutine au 1/10, dans Pestomac
d'un gros cobaye.
2 h. Nous introduisons le poison à l’aide de la sonde.
Comme dans l'expérience précédente au bout d'une heure et demie l'animal se couche, est pris de tremblement.
4h. À ce moment quelques légères convulsions.
La respiration est haletante.
Cet état dure jusqu’à 7 heures du soir.
Nous laissons l’animal à la garde du garçon de laboratoire, pensant que la mort ne se ferait pas attendre. Quel ne fut pas notre étonnement de trouver l'animal courant dans le laboratoire le lendemain matin.
Depuis il va très bien.
EXPÉRIENCE XLVII 2 Juin 1894
CULATEEN CES SRER ° + . * 50 centigrammes
Fa dis en SR US late: arte 1 gramme
Injection de 3 centimètres cubes de cette solution de curare dans de rectum d'une chatte de forte taille.
3 h. Nous vidons le rectum avec un lavement simple.
3 h. 30. Nous introduisons la substance toxique dans le rectum. .
3 h. 40. Bave abondante s’écoulant de la gueule du chat.
3 h. 42. Plusieurs accès de convulsions.
Entre les accès la respiration est difficile, l’animal fait de grandes inspirations.
3 h. 47. Syncope et mort.
EXPÉRIENCE XLVIII 2 Juin 1894
Curare SP D. ere ae 50 centigrammes Faudistililée nn Te Se 0 l'eranme
Répétant l'expérience prècèdente en introduisant 3 centimètres cubes de cette solution de curare dans le rectum d’une grosse
chatte, nous obtenons les mêmes effets.
3 h. Lavement pour évacuer le rectum.
5 h. 4/2. Introduction du poison à l'aide de la sonde. Pince sur l'extrémité inférieure du rectum.
5 h. 40. Plusieurs accès de convulsions.
Bave abondante.
Respiration difficile. Asphyxie lente.
8h. 52. Mort. DCR
EXPÉRIENCE XLIX 3 Juin 1894
CurATe Re TR LU er O0eCenUPrAININes pau distillées CREME EN 1 gramme
Injection de 3 centimètres cubes de cette solution de curare dans la vessie d'un chat de forte taille (uréthre lié).
La vessie est mise à nu et l’urèthre profond dégagé.
L'animal est sondé avec une petite sonde à instillations n° 6.
3 h. 10. Injection du poison dans la vessie du chat.
L’urèthre profond est pincé au niveau du col de la vessie.
3 h. 22. L'animal qui jusqu’à ce moment s'était défendu avec rage, est pris d’une sorte d’engourdissement, ses cris s'arrêtent et sa tête retombe. :
3 h. 32. Le chat est détaché, il reste étendu sur le flanc. Nous essayons sans succès de le faire marcher.
3h. 35. Toute sensibilité a disparu, la respiration est haletante.
La pupille est très rétractée.
3 h. 40. Mort.
La vessie avait été confiée à M. Gentilhomme, voici le résultat de ses recherches :
« La paroi musculaire de cette vessie présente une épaisseur considérable, mais n’offre aucune particularité pathologique.
La muqueuse forme de gros plis revètus intérieurement par un épithélium stratifié, en bon état. Au-dessous de cette surface épithéliale, le chorion forme une couche assez épaisse. Ce chorion est traversé perpendiculairement à sa surface par un nombre considérable de fins capillaires dilatés et remplis par des globules sanguins. Ces capillaires viennent de la tunique celluleuse et arrivent immédiatement au contact de la couche épithéliale, sous laquelle, ils forment un réseau abondant.
Les vaisseaux de la tunique celluleuse sont également très abondants et gorgés de globules sanguins. »