‹ Étude Expérimentale et Comparative de l'Absorption VésicaleChapitre 4 sur 42 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Dans la séance du 13 novembre 1869, à la Société de Biologie, Paul Bert rapporta les expériences de Jolyet tendant à prouver le pouvoir absorbant de la muqueuse vésicale. Gubler lui répondit : « Le fait de l'absorption par la muqueuse du réservoir urinaire est incontestable, mais ce qu’il faudrait rechercher, c’est le degré d’absorption qui doit être moindre, ce me semble, que par les autres muqueuses ».

L'opinion de Paul Bert n’obtint point la faveur des physiologistes. La théorie de labsorption vésicale fut abandonnée et comme conséquence de cet abandon les recherches dont parlait Gubler ne furent jamais tentées.

De nos jours, la question a été remise à l'étude et on en revient à admettre la possibilité et même la réalité de cette absorption. Dès lors, ne serait-il pas intéressant de reprendre Île programme tracé par Gubler et le fait de l'absorption vésicale étant bien établi : de comparer

entre eux les degrés d'absorption des muqueuses gastrointestinale, rectale et vésicale.

C'est l’idée qu'a bien voulue nous donner M. le docteur Bazy, chirurgien de l’hospice de Bicêtre, nous promettant de nous aider de ses conseils et de nous guider dans nos travaux.

Nous avons donc entrepris des recherches en ce sens, en prenant comme sujets d'expérience des lapins, des chats et des chiens. Nous avons administré à ces animaux successivement par le rectum, l'estomac et la vessie des doses déterminées de divers médicaments et nous avons comparé les résultats obtenus chez les individus de la même espèce en tenant compte du poids de chacun d’eux.

Exposer ces expériences, les discuter, esquisser en quelques mots les conséquences que lon en peut tirer au double point de vue de la pathologie et de la thérapeutique, tel sera l’objet de la seconde partie de ce travail. Dans une première partie, en quelque sorte théorique, nous verrons les opinions généralement admises sur l'absorption des médicaments et des poisons par les muqueuses gastro-intestinales, rectales et vésicales et nous examinerons par quelle voie se fait cette absorption.

Mais avant d'entrer plus avant dans notre sujet, nous avons un devoir à remplir : celui d'exprimer notre reconnaissance à tous ceux qui ont été nos maîtres au cours de nos études.

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Plusieurs déjà ont disparu. Nous avons vu mourir successivement les Professeurs Damaschino, Ball et Lefort. Nous gardons à leur mémoire un respectueux souvenir.

M. le docteur Terrillon nous a enseigné ce que l’on pouvait faire en chirurgie avec de l’antisepsie. Nous n'oublierons pas non plus M. Chaput qui, en bien des circonstances, nous à montré beaucoup de sympathie.

Qu'il nous soit permis d'exprimer ici notre profonde” gratitude à M. le docteur Rigal, Professeur agrégé de la Faculté et Médecin de l'hôpital Beaujon. Nous avons eu le bonheur de faire chez lui notre dernière année d'externat. Jamais nous n'oublierons son enseignement à la fois si pratique et si élevé, pas plus que la bienveillance inaltérable dont il nous a donné tant de preuves.

M. le docteur Paul Richer, chef de laboratoire à la Salpétrière a bien voulu, dans beaucoup de circonstances, uous donner d'excellents avis et nous a toujours guidé avec bienveillance dans nos études, nous lui en sommes profondément reconnaissant.

Non content de nous avoir fourni le sujet de cette thèse, M. le docteur Bazy nous en a facilité l'exécution tant par la générosité avec laquelle 11 a mis à notre disposition son laboratoire de Bicêtre que par les conseils qu'il nous à incessamment prodigués. Si nous avons pu mener notre travail à bonne fin et si l’on y trouve quelque mérite, c'est donc, en grande partie, à lui que doit revenir l'honneur. Aussi bien nos recherches ne sont que

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le corollaire des études qu'il a publiées récemment et qui tranchent d’une manière définitive, semble-t:1l, cette question si controversée de l’absorption vésicale.

Merci encore à tous ceux qui nous ont aidé au cours de ce travail :

Avec une bonne grâce qui n’a d’égale que sa compétence en ses matières, M. Berthoud, le distingué pharmacien en chef de l’hospice de Bicêtre à fait l'analyse chimique du saug et des urines des animaux sur lesquels nous opérions.

Le docteur Grasset a bien voulu nous donner la relation d'une expérience des plus élégantes et de la plus haute portée.

A mes amis, M. Geutilhomme préparateur au Cabinet d’'Histologie qui a fait les examens d’un grand nombre de pièces, M. Mortagne, interne à l’hospice de Bicêtre qui m'a si souvent prêté son dévoué concours dans des expériences difficiles.

Eu acceptant la présidence de cette thèse, M. le professeur Tillaux nous fait un honneur dont nous ne saurions assez le remercier.

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