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L'importance de conditions en apparence secondaires est parfois très considérable. Les essais pour ranimer un cœur d'oiseau ont longtemps échoué jusqu’au jour où on à empêché la coagulation particulièrement précoce du sang (1), chez ces animaux, par un lavage du cœur, avant son excision, avec du sérum de Locke.
L'arrêt qui survient d’une façon plus ou moins précoce malgré les précautions prises, nous paraît s'expliquer d’une façon suffisante par ce fait que dans ces conditions artificielles, le cœur séparé de ses relations anatomiques ne tarde pas à subir une altération de ses éléments morphologiques.
C’est ainsi qu'ANITSCHKOFF (2), ayant récemment (décembre 1912), examiné un cœur mis en circulation artificielle par le procédé LANGENDORFF-BOTCHOROFF, pendant des temps variant de une demi-heure à une demi-journée, a constaté la présence d’altérations musculaires et ner-
(1) A. KULIABKO. — Communic. à la Soc. Russe d'Hyg. publique, 12 nov. 1901, in Centralblatt f, Allgemeine Path. u. path. Anat., 1901, p. 2078-2079. — Versuche am isolirten Vogelherzen, (Centralblatt f. Physiol., 1902, XV, p. 588-590).
Inversement, LAPICQUE et GATIN-GRUZEWSKA (*) ont montré que le cœur d’un chien profondément chloralisé continue, après son excision, à présenter des contractions synergiques sous l'influence du sérum de Locke, alors que, dans les mêmes conditions, un cœur normal entre rapidement en trémulation., . (8) N. ANITSCHKOFF, — Sur les modifications histologiques du cœur isolé (Rousski Vratch, XI, p. 2076-274. (Acad. milit. Méd. Saint-Pétersbourg, ?22-XI1-1912). Analyse de M. de Kervily in Journ. Path. et Phys., 15 mars 1913, p. 429.
(*) L. LAPICQUE et GATIN-GRUZEWSKA. — Influence du chloral sur les battements rythmiques dans le cœur de chien excisé. (CHR ASOC.-B1rol,-1908/ EN2Ep 189):
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veuses, notamment d’un œdème, avec destruction partielle du stroma musculaire, chromolyse des cellules nerveuses, ainsi que l’absence de glycogène, qui en font un cœur pathologique.
Le cœur ainsi isolé se trouve en effet soustrait aux actions trophiques nerveuses et humorales habituelles. Nous rappellerons, non pour en tirer une explication, mais par simple analogie, ce qui se passe d’une façon très générale pour les tissus en survie.
C’est ainsi que chez des tissus embryonnaires en voie de multiplication, on assiste pendant la survie à une dédifférencialion progressive des cellules qui retournent par étapes à un état complètement indifférent lorsque, placés en survie, ils se trouvent soustraits à l’action de voisinage habituelle des autres tissus (CHAMPY) (1).
De même les plus récents travaux de CARREL (2) montrent qu’un fragment de cœur de poulet, prélevé au septième jour de l’incubation, et cultivé dans du plasma de poulet adulte, est encore au bout de 28 mois, et après 35 passages, en pleine prolifération; l’activité des colonies cellulaires s’est même accrue, mais il n’est dans ces communications fait mention de contractions rythmiques que pendant cent quatre jours, durée considérable en ellemême, mais courte relativement à la durée dès maintenant âcquise de la survie.
Pour la bibliographie relative à la persistance des battements du cœur des animaux à sang chaud, jusqu’en 1899, Cf. Traité de Physiot. Morar et DoyoN, T. III, p. 86.
(1) Ch. CHamPy. — Quelques nouveaux résultats de la m<thode des cultures de tissus. Revue scientifique, 14 mars 1914.
(2) Alexis CARREL. — Comm, Acad, des sciences, 18 juin 1912, 6 mai 1913, mai 1914, à ;