IV. — La ligature ayant été serrée à nouveau et plus 8 b
énergiquement (excitalion), un rythme indépendant se ma-
nifeste à nouveau dans le ventricule d’une facon durable,
V.— La diversité d’origine du rythme auriculaire et du rythme ventriculaire ressort de l'examen des tracés et de l'expérience suivante :
Au cours de cette dissociation absolue entre l'oreillette et le ventricule, on réalise des excitations de la région atrio-ventriculaire par firaillement des chefs de la ligature. Dans ces conditions, on observe sur le ventricule des
extra-systoles décalantes (:, :', &) ou de l’accélération du rythme (en x), résultats d'accord avec l’origine atrio-ventriculaire du rythme ventriculaire actuel. (V. Ch. IV.)
La contre-épreuve est fournie par ce fait qu’une de ces excitations (e’) efficace pour l'oreillette, est suivie dans ce segment d’une diastole prolongée ayant la valeur d’un repos compensateur, tandis que du côté du ventricule l’extrasystole développée par la même excitation est décalante.
VI. — La ligature est enlevée (*) pour la deuxième fois. Après une série de contractions rapides succédant immédiatement à l'excitation mécanique de l'intervention, l’arrêt ventriculaire se rétablit progressivement.