‹ Étude Expérimentale et Critique sur l'automatisme du cœurChapitre 48 sur 103 · PLANCHE VI · texte numérisé non relu

PLANCHE VI

EXPÉRIENCE XXXV (Série IV)

(Mai 1914)

A. — Technique

Destruction des centres nerveux ; mise à nu du cœur, suspension ventriculaire.

Apres

I. — La ligature auriculo-ventriculaire est serrée progressivement à partir de (+) : le rythme, d’abord normal, se ralentit, puis brusquement on observe un arrêt absolu du ventricule en diastole.

Le sinus et les oreillettes, dont les contractions retentissent sur le tracé ventriculaire, continuent à battre sans modification.

Au bout d'environ deux minutes, l’arrêt ventriculaire est interrompu par 6 contractions, puis se rétablit.

IL — A ce moment (+ +), on resserre brusquement la ligature, puis on l’enlève ; comme conséquence, on observe une série de 21 contractions réparties dans une durée de 2 minutes, suivant un rythme progressivement ralenti jusqu'à l'arrêt et tout à fait indépendant de celui du segment sino-auriculaire.

A noter qu'au cours de ces contractions, le ventricule se contracte à vide. Malgré la suppression de la ligature la communication des cavités auriculaires et ventriculaires ne s’est pas rétablie. Le ventricule est, par suite, exsangue.

HT. — Mais à la suite d’une systole provoquée en (E), le sang passe à nouveau des oreillettes dans le ventricule : celui-ci se laisse distendre progressivement, sans se contracter ; on observe, toutefois, de légères oscillations de la tonicité.

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