À 9 HEURES
=. Ne marche plus. Ne marche plus, Ne marche plus Ne réagit plus. Ne réagit plus. Réagit mal. Réagit bien.
RENSEIGNEMENTS après clôture de l'expérience
» Ba CP Ba CE »
EXPÉRIENCE XXV (25 mai 1911) (De visu)
Section sous-bulbaire, puis injection de Ba CF. Préparation du cœur 20 minutes après.
N°1 N°? N°3 N° 4 4 x, 15 Ba CP Ba Ci? Témoin. Témoin.
LIGATURE INTER-SINO-AURICULAIRE
Pas d'arrêt Pas d'arrêt Arrêt Arrêt * Rythme V/A Rythme (?) Après (Pas noté.) une systole. DH)
Rythme V/A Rythme A/V Reprise en V/A Reprise en V/A La ligature étant serrée à nouveau, aucun changement.
Par pincement inter-sino-auriculaire, rythmeV/A,sans interruption.
ÉPREUVE DE LA POINTE Quelques ‘con- Quelques con- 0 (0) tractions len- traclionsespa- Réagit. Réagit. tes localisées cées,
à l'extrême pointe.
Au cours de nos expériences, nous avons noté comparativement le moment de la reprise chez les animaux ayant reçu du Bacl et chez les témoins.
Pour mettre hors de cause les excitations inévitables de l'inscription graphique, il n’a été tenu compte que des expériences faites de visu; ces expériences, au nombre de 19, et qui ont porté sur 55 animaux, ont fourni les résultats suivants :
Animaux ayant reçu du BaCl Animaux témoins
Pas d'arrôt 0 49/5 des cas: Pas ;d'artôt. "4000
Arrêt lemporaire. 2/5 — Arrêt temporaire. 4/5 des cas. Arrêt définitif . . 0 Arrêt définitif . . 1/5 —
Abstraction faite des cas ci-dessus mentionnés où l’arrêt est définitif, la durée de l’arrêt a été respectivement de
Animaux ayant reçu du Ba Cl? Animaux témoins
Durée moyenne de l'arrêt. 5” 1/2 Durée moyenne de l'arrêt. 625” Minimum ete 0 MANQUE EN SE T0:
MAXIMUM rer et oO Ma TUNER EU AS
Ces quelques exemples choisis indistinctement parmi des cas plus ou moins favorables, montrent la réalité de l’action du chlorure de baryum comme condition favorisante de la reprise après Séparation sino-auriculaire.
Nous avons dit que le résultat dépendait du moment de l'injection. C’est ainsi que lorsque la préparation du cœur suit de trop près l’injection, la pénétration du BaCF n’est pas suffisante (surtout quand la section sous-bulbaire de la moelle ou la destruction des centres ont été
faites avant l'injection); c’est le cas de l’expérience XI. Il en est de même quand la ligature est faite très longtemps après l’injection; c’est le cas de l’expérience XXIV, où l'intervalle a été de plus d’une demi-journée. Ce fait est à rapprocher de la constatation faite par BOULET (1) que la durée d’action du BaCF sur la pointe du cœur n’est pas indéfinie.
Mais, même dans ces cas liminaires, où l’action du BaCF est réduite au minimum, l’arrêt est en moyenne plus court chez les animaux en expérience que chez les témoins.
Dans les conditions les meilleures (Exp. XVI, XX, XXVIT), la ligature faite de 10 à 20 minutes avant l’injection est suivie d’une modification du rythme sans arrêt.
La simple perfusion d’une solution de Ringer contenant du chlorure de baryum sur un cœur arrêté par la ligature inter-sino-auriculaire peut réaliser, comme nous l’avons vu dans six expériences, le même résultat. L'action de cette substance est alors moins régulière et dépend de la facilité de pénétration. À noter que nous avons observé deux fois la production d’une contracture systolique permanente du ventricule.
Si on détermine le point de départ des contractions rythmiques, on constate qu’il se trouve le plus souvent dans les régions du territoire atrio-ventriculaire, où la propriété rythmique s’actualise le plus facilement.
Mais les limites mêmes de ce territoire paraissent, dans un certain nombre de cas, plus étendues; notamment le point de départ peut occuper une position très basse, nettement ventriculaire.
(1) L.-E.-A. BOULET. — Sur les propriétés rythmiques et automatiques de la pointe du cœur. Thèse Lille, 1912, No 13.