CHAPITRE IL
ÉTUDE DES CRISTAUX ABSORBANTS UNIAXES ET. BIAXES, TAILLÉS DANS DIFFÉRENTES DIRECTIONS ET TRAVERSÉS PAR DE LA LUMIÈRE NORMALE POLARISÉE RECTILIGNE- MENT.
L'appareil employé est le spectrophotomètre à compensateur. Le cristal (1) Z est fixé sur une bonnette b munie d'un index :, mobile sur un cercle divisé; en avant du
(:) Dès que le cristal est un peu épais, son interposition entre la fente /, et la lentille G, modifie assez la distance focale de celle-ci pour faire disparaître l’uniformité de coloration de la plage inférieure du spectrophotomètre.
On évite cet inconvénient en employant deux cuves fermées par des glaces parallèles et portées par des bonnettes pareilles à b; l’une de ces cuves contient un liquide de même indice que le cristal, l’autre contient, outre ce liquide, le cristal lui-même qui est appuyé contre l'une des glaces par des ressorts plats. Les deux cuves ont même épaisseur.
Ce dispositif a l'avantage d'éviter les pertes de lumière par réflexion et de protéger le cristal contre l’action de l'air.
cristal se trouve la fente fs du collimateur C;. Cette fente peut être orientée convenablement au moyen des vis #,, v2. Un nicol N/ placé entre la fente fa et la lentille C; analyse la lumière qui sort du cristal; ce nicol est mobile au centre d’un cercle divisé A’ et il entraîne dans son
Fig. 6.
Aer. TT
mouvement un index 2. L'appareil que nous venons de décrire (comprenant le cercle divisé du nicol N”, la fente f, et la bonnette b) est supporté par un pied à vis calantes V indépendant du collimateur C3. La fente f, est directement éclairée par une lampe L' à verre cylindrique.
Pour régler le cristal, on enlève le prisme dispersif P, on vise ensuite la fente f, avec une lentille auto-collimatrice C éclairée latéralement par une lampe L/. Le tube qui porte l'objectif C; et le demi-miroir M; peut tourner sur la plate-forme du prisme P autour d’un axe Q; on écarte la lentille C; et on agit sur les vis calantes V jusqu’à ce que le cristal soit normal à l’axe optique de la lentille auto-collimatrice. Le tube qui porte M, et C; est ramené dans sa position primitive : le cristal est alors normal à l’axe du collimateur C;.
Les sections principales de la lame sont faciles à fixer : N' est mis au zéro, la bonnette D qui supporte le cristal est enlevée ; on place en N’ devant la fente f, un nicol qu’on croise avec N’. La bonnette supportant le cristal est replacée devant f, dans une position telle que l'extinction
(Es 4
26 C. CAMICHEL.
persiste ; une des sections de la lame coïncide alors avec celle du nicol N’.
On enlève le nicol N’ ainsi que la lunette auto-collimatrice, on replace le prisme P sur sa plate-forme l'appareil est complètement réglé.
On fait tourner le nicol N/ d’un angle w à partir du zéro du cercle À’. La lumière naturelle (!) d'intensité [ qui tombe sur la lame peut être considérée comme résultant de la composition de deux vibrations indépendantes, cha-
cune d'intensité à respectivement parallèles aux sections principales de la lame. Après son passage à travers le crista}, la première vibration a une intensité 2° ROUE deuxième une intensité “x b?; ces deux vibrations
tombent sur le nicol N’ dont la section principale fait un angle w avec la première d’entre elles ; dans ces conditions l'intensité de la lumière à la sortie du nicol N'est
Lo à TI = — (a? cos?w + b? sin2w).
Si les deux vibrations ne s’influencent pas mutuellement
pendant leur passage à travers le cristal, a? et b? doivent
être constants : c’est ce que l’expérience vérifie (?). Voici quelques nombres.
(*) La lumière d’une lampe à pétrole à verre cylindrique ne présente pas de trace de polarisation, comme on peut s’en assurer au polariscope.
(*) Au lieu de faire tourner le nicol N”, ce qui nécessite, à chaque nouvelle rotation, un nouveau réglage du miroir M,, on pourrait faire tourner la lame et laisser N' immobile; ce procédé est défectueux si
la lame n’est pas très pure : il vaut mieux utiliser constamment Ja même partie du cristal.
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Expériences sur une tourmaline verte parallèle à l'axe. Lumière jaune du sodium. é 1.. Vibration extraordinaire : w == 0°.
Compensateur.
RE — Tambour. Index.
ni 22 67 NU Ï So14 I 3 : 0g— ——0 — —0,4039.
24 11,8 M3 24 ES ' 1 9 74; Lo )4 9 2. Vibration à 30° de l’axe : w — 30°.
= Compensatenr. :
Tambour. Index.
35 27,2 a —.52°46 I Il x . log— —=—0,51678 — = 0,3043.
MEET ai=#260 3! 1e PRE Lo IE 9 Nibraton-aipdedaxen to 45° Compensateur. r Tambour. Index.
ASE 21,5 a = 53°41' I I À log— —— 0,68940 — = 0,2045 8 7,6 | a = 21°90! ST, ) 94 5 Le AE)
en appliquant la formule
I ï : de — = -(a?cos?w + b? sin?w), IL 2
on trouve LT — 0; 4039 b? < — AS . — =0,0051,
ss" = 0,2045 d’où Es | À pe "te 0,0055.
# b? LA L Les deux valeurs trouvées pour — (coefficient de transmis-
sion du rayon ordinaire) concordent très suffisamment puisqu'elles diffèrent de moins de 0,002.