‹ Étude expérimentale sur l'absorption de la lumière par les cristauxChapitre 24 sur 32 · CRITIQUE DES EXPÉRIENCES PRÉCÉDENTES · texte numérisé non relu

CRITIQUE DES EXPÉRIENCES PRÉCÉDENTES

1° Les impuretés des cristaux (fissures, inclusions) empêchent d’avoir des plages propres, ce qui nuit beaucoup à la précision des mesures photométriques.

La méthode employée exige une homogénéité complète des plaques, puisque Les parties des plages qu’on amène

48 C. CAMICHEL.

à l'égalité sont les images de portions différentes du cristal (1).

2° M. Ramsay admet que la vibration parallèle à l’axe binaire a un coefficient d'absorption constant dans les différentes plaques employées et que les deux vibrations parallèles et perpendiculaires à lPaxe binaire sont également atténuées par les fissures et les inclusions qui souillent les cristaux. Cette dernière remarque est Juste, à moins que ces fissures et ces inclusions ne soient réfléchissantes; mais la première ne l’est pas : des expériences faites avec Le spectrophotomètre à compensateur, soit plus simplement avec l’appareil à lame demi-onde, m'ont montré que le rapport entre les absorptions des deux vibrations situces l’une suivant l’axe binaire, l’autre dans une direction constante du plan de symétrie, n’est pas constant dans les différentes régions d'un cristal, méme RES pure)

En étudiant l’homogénéité des plaques d’épidote par les deux méthodes indiquées plus haut (1° méthode de la loi exponentielle, 2° méthode de la plaque normale aux grandes faces du cristal), je n’ai guère trouvé que des portions de quelques millimètres carrés (2 ou 3) remplissant toutes les conditions désirables de pureté, et pourtant les cristaux que j'avais à ma disposition paraissaient très purs.

Dans les courbes de M. Ramsay la dissymétrie est surtout accusée pour une plaque [la même, quelle que soit la couleur, c’est la plaque IE, Tafel IV (Zeëtsch. f. Krystall. und Min., Bd. 13)].

3° Une autre cause d’erreur très grave est le défaut de taille des lames cristallines. Les erreurs d’orientation

(*) Les photomètres généralement employés pour l’étude de l’absorption de la lumière par les cristaux présentent cet inconvénient.

(*) Les cristaux d’épidote que j’ai employés n’avaient ni fissures, ni inclusions.

peuvent atteindre 1° et mème 2°; elles ne sont pas en général bien importantes, excepté pour des lames presque normales aux axes optiques.

Dans l’épidote, le plan de symétrie est le plan des axes” optiques oP, oP'; une plaque normale à une direction om du plan de symétrie, voisine de oP, admet pour directions principales de vibrations PP’ er la parallèle AP à l’axe binaire. Au contraire, une lame normale à om’ (direction voisine de oP, mais non située dans le plan de symétrie) admet pour directions principales deux droites à 45° de

PP’ et de AP (voir fig. 9).

La dissymétrie des courbes de M. Ramsay est surtout accusée au voisinage des axes optiques.

Les remarques précédentes m'ont engagé à reprendre les expériences de M. Ramsay.

Page 1