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On place ce disque devant la lentille C,, de façon que les morceaux de papier se détachent en noir sur la plage supérieure provenant du collimateur C; ; on fait tourner le disque d’un mouvement de rotation rapide, et il suffit de déterminer quel est le morceau de papier d'angle maximum qui ne donne, au moment de la rotation, aucune ombre sensible sur la plage éclairée.
Ce procédé se prête merveilleusement à l’étude de la
ABSORPTION DE LA LUMIÈRE PAR LES CRISTAUX. 1e}
sensibilité de l’œil pour les différentes radiations et de la variation de cette sensibilité avec l'intensité de la lumière. J'ai observé que l’œil reposé dans l'obscurité a sa sensibilité maxima pour les radiations voisines de la raie D. L’œil peut apprécier, dans cette région du spectre et dans les régions voisines, une différence d'intensité égale à 5 environ.
Pour faire de bonnes mesures photométriques, l’opérateur doit se trouver dans l'obscurité la plus complète (toutes les sources de lumière doivent être cachées par des écrans); il ne doit pas fixer longtemps les plages lumineuses qu’il amène à l'égalité : dès que celle-ci lui parait réalisée, il doit fermer l’œil pendant quelques secondes, puis l’ouvrir brusquement et, dans ces conditions, Îles différences d'intensité les plus faibles sont appréciables (1).
Le dispositif que je viens de décrire m’a permis de faire quelques observations, qui peuvent être utiles en photométrie.
Les couleurs les plus réfrangibles fatiguent l’œil beaucoup moins que les radiations de longueur d’onde plus considérable.
Un œil fatigué par des mesures dans le rouge, et n’y distinguant plus qu’une différence d'intensité supérieure au vingtième, est encore très sensible pour les radiations vertes; il y distingue une différence d’intensité égale à +.
Lorsqu'on étudie la sensibilité de l’œil pour des intensités croissantes à partir de zéro, on constate que Îa sensibilité de l’œil augmente d’abord, atteint un maximum, puis décroit; ce maximum a lieu pour des in-
(*) Voir LaGanrnEe, Annales de Chimie et de Physique, 6° série, t: IV, p. 1885.
(ie 3
18 C. CAMICHEL.
tensités d'autant plus considérables que l'œil est plus fatigué.