CHIEN
Situation. — Les reins du chien sont deux organes glandulaires, situés dans la cavité abdominale, à droite et à gauche de la région sus-lombaire, appliqués contre les muscles grands psoas,
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et maintenus dans cette position : 1°-par une atmosphère de tissu cellulo-graisseux ; 2° par le pé* ritoine qui passe au-dessous d'eux; 3° par la pression des organes digestifs contenus dans la cavité abdominale.
Poids. — Le poids varie entre 1/140 et 1/185 du poids du corps. Le rein droit est quelquefois plus gros que le gauche. D'sons cependant, que, toujours, nous les avons trouvés de poids égaux.
Forme. — Leur forme rappelle plus ou moins celle d’un haricot. Ils offrent deux faces et une circonférence décomposable en trois bords : La face supérieure est à peu près lisse, la face inférieure présente toujours un plus ou moins grand nombre de sillons (1), dans lesquels rampent des vaisseaux artérieis, le rein droit en possède un constant, où est logé l’uretère. Des trois bords, l'interne seul offre un certain intérêt, il est échancré, pour former la scissure, ou hile, qui loge les vaisseaux, les nerfs et l’origine de l’uretère. |
Chez le chien, ils sont ovoides, tandis que chez: le chat, ils sont plus arrondis (2).
Rapports. — Le rein droit répond par sa facé supérieure au grand psoas, à la portion charnue du diaphragme, à la dernière côte et même à l’avant-dernière. |
(1) ELLENBERGER et BAUM. — Anatomie des Hündes. Berlin 1891.
(2). Fr. LeyH. — Anal. des animaux domestiques. Stuttgard, 1858. ;
Sa face inférieure, recouverte par le péritoine, adhère à la base du cœcum, par un tissu conjonctif lâche et abondant. Le bord interne est en contact avec la veine cave inférieure et le petit psoas, l’antérieur avec la base du lobe droit du foie et le lobule de Spiegel par lintermédiaire du péritoine. Quant au postérieur, il est couvert par le péritoine.
Le rein gauche affecte, par sa face supérieure, les mêmes rapports que le rein droit, sauf le rapport avec l’avant-dernière côte. Son bord interne est longé par l’aorte postérieure; il touche à la rate et à l’extrémité gauche du pancréas par son bord antérieur.
Vaisseaux. — Le rein du chien possède ne artère et une veine remarquables par leur énorme volume. L’artère entre dans le rein gauche à angle droit; dans l’autre rein, elle forme un angle aigu, et plus petit est cet angle, plus gros est le rein (Rosenstein).
L’artère naissant de l’aorte postérieure forme plusieurs branches se rendant à l’organe par son bord interne et sa face inférieure. Nous n’avons pas à la suivre plus loin.
Très fréquemment, et nous l’avons souvent constaté dans nos expériences, il existe plusieurs artères rénales naissant directemeut de l’aorte. Il nous à paru en naître plus souvent du côté gauche que du côté droit. Du reste, ce fait s’observe aussi chez l’homme. Cela peut être une cause d’erreur
dans les expériences oncométriques. Car, comme nous le dirons plus loin, si l’on n’a pas bien isolé le paquet de vaisseaux, il peut se faire, par exemple, qu’en comprimant une artère, on n’obtienne aucune modification dans le tracé, ou bien quelque phénomène dont on ne se rend pas compte.
Le sang, affluant par la seconde artère, troublera le résultat graphique. D’où le précepte de bien isoler les vaisseaux avant d’enfermer le rein dans l’oncomèêtre.
Veines. — Les veines rénales viennent se jeter dans la veine cave inférieure. Comme celle-ci est située à gauche du plan médian, la veine rénale gauche est forcément plus longue que la droite, et passe devant laorte abdominale, au-dessous des artères rénales.
Nerfs. — Les nerfs rénaux viennent de deux sources. La plupart des fibres de ces nerfs émanent du grand nerf splanchnique, par l’intermédiaire du plexus solaire; d’après CI. Bernard, un certain nombre de fibres des nerfs rénaux se- raient formés par le petit splanchnique et se rendraient directement au rein, en suivant les vaisseaux (1). C’est même ce trajet péri-vasculaire, qui rend si difficile l’'énervation du rein (2).
Il est probable que quelques fibres, provenant des ganglions du plexus solaire, ne sont en rela-
(4). CL. Bernarp. — Leçons sur les liquides de l’organisme, (2). Chauveau. — Trailé d'anatomie comparée. Paris 1879.