‹ Étude expérimentale sur l'oncographie du reinChapitre 15 sur 21 · LAPIN · texte numérisé non relu

LAPIN

Nous avons puisé la plupart de ces détails dans le Livre de Krause (2) sur « l’Anatomie du lapin». -

Le rein droit s’étend du bord inférieur de la 11° côte droite, jusqu’au bord supérieur de la 2°vertèbre lombaire ; le rein gauche, du milieu de la deuxième, jusqu'au milieu de la 4 vertèbre lombaire, celui-ci est remarquablement situé plus bas que le droit.

Pour les autres rapports, nous renvoyons à ce que nons avons dit du rein du chien.

Artères. — L’artère droite est située exactement au-dessous de l'artère mésentérique supérieure, auniveaude ladeuxième vertèbre lombaire, descend latéralement et quelquefois monte au rein droit.

(4). VuLprAn. — Lecons sur l'appareil Vaso-Moteur. Paris 1875.

(2) KRausEe. — Anatomie des Kaninchen. Leipzig 1884. À

PEU, 7 CEE

La gauche, éloignée d’un centimètre au-dessous, est remarquablement plus longue que la droite, et descend obliquement jusqu’au rein gauche.

La quantité de sang du rein est assez considérable. Ranke, sur le lapin, a trouvé 20/0 de la totalité du sang ou 10 0/0 du poids du rein.

Quant à la quantité desang quitraverse les reins en 24 heures, elle est à peu près impossible à évaluer d’une facon précise, cependant on peut l’évaluer approximativement à 30 kilog. Valentin, Brown Séquand, et surtout Poiseulle, ont donné des chffres beaucoup plus forts (1).

Les veines n’offrent rien de spécial.

La comparaison du sang de l'artère et dela veine donne des résultats importants : CI. Bernard a constaté, que, pendant l’activité du rein, le sang de la veine rénale est rouge comme du sang artériel, et il rattache cette coloration à l’activité glandulaire : lorsque la sécrétion est arrêtée, au contraire le sang reprend les caractères de sang veineux.

Nerfs. — Même innervation que le rein du chien.

Article II — Moyens de contention.

Il est évident, qu’il serait préférable, d'opérer sur l'animal vivant proprement dit, c’est-à-dire non anesthésié, car il peut se faire que le résultat

(4) Beaunis. — Nouveaux Éléments de physiologie humaine. T, IE, p. 181

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soit faussé par l'introduction dans le sang de ia substanceemployée.

Jusqu'ici peu d'expériences ont été faites à ce point de vue, il n’y a guère que M. Maufredo Albanese (1), Philipps et Bradford (2) qui se soient occupés de la question.

Le Chloral provoque, aussitôt l'injection intraveineuse faite, un abaissement passager du tracé oncographique. Celui-ci ne tarde pas à remonter.

Le Curare ne modifie pas le volume du rein comme MM. Philipps et Bradford l’ont constaté.

Le Chloroforme ne parait pas avoir grande action sur le rein. Aussi est-ce à lui qu’on devrait - avoir recours le plus souvent si le chien n’était pas aussi susceptible pour ce narcotique. Il convient très bien pour le lapin. |

Article III. — Procédé opératoire.

Deux voies principales sont employées pour arriver sur le rein: la voie lombaire ou extrapéritonéale (Rawitsch) et la voie abdominale ou intrapéritonéale (Comhaire et Klinneberg). Comme notre animal est voué d'avance à une mortcertaine, nous n’avons pas à nous occuper de la première, qui nous donnerait d’ailleurs un champ trop étroit, pour la manœuvre de notre instrument.

(4) Archives de la biologie italienne. T.XVI. fascicuie II-II1,1894. (2) Journal of physiology. Vol. III.

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Il nous reste donc la voie intrapéritonéale, et ici nous avons le choix entre deux procédés : l’un consiste à faire l’incision sur la ligne blanche (Hermann, Roy), et l’autre que nous préférons, sur le côté, en avant des fausses côtes.

L’incision sur la ligne blanche donne très peu de sang, mais elle exige d’abord une ouverture beaucoup trop grande. De plus les intestins ayant une grande tendance à s’hernier, se refroidissent très rapidement; cette modification de température les congestionne activement, de sorte que cet appel de sang modifie la circulation générale et peut fausser les résultats.

Aussi l’incision latérale est-elle préférable. En sectionnant la peau et les couches musculaires antéro-latérales de l’abdomen, on a, peut-être, un peu plus de sang que par l’incision de la ligne blanche, mais on se rend facilement maître des petites hémorrhagies qui se produisent, à l’aide du thermocautère ou avec quelques pinces de Péan.

L'animal tondu est couché sur la table à expérience, le ventre en l’air. D’autres auteurs le couchent latéralement et du côté opposé au rein opéré : sur le côté droit, si l’on veut expérimenter sur le rein gauche.

On commence une incision cutanée de 7 à 8 centimètres de longueur, parallèle à la ligne blanche, sur le bord gauche de l’abdomen, puisque c’est l'organe situé de ce côté que nous choisissons de préférence, à cause de sa situation. Cette incision

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se fait exactement en avant du bord libre des fausses côtes, en dehors du droit de l’abdomen. On entame successivement les différentes couches sous-jacentes, le tissu cellulaire, incisant les muscles grand oblique, (oblique interne des allemands), petit oblique et transverse. Dès qu’on arrive sur le fascia transversalis, on doit faire attention et ne pas aller trop vite, sinon on s’exposerait à couper les intestins, qui ont une grande tendance à s’hernier, n’étant plus retenus par la paroi abdominale.

Le fascia ouvert, on reçoit Îles intestins dans une sorte de poche, trempée auparavant dans de l’eau assez chaude (Meissner). Le mieux, lorsqu'on le peut, est de les laisser dans la cavité abdominale.

Ceux-ci étant réclinés par un aide habile, à droite, si on opère sur le rein gauche, on ne tarde pas à voir par transparence le rein qu’on reconnaît à sa forme et à sa couleur.

On déchire ensuite le péritoine, la capsule adipeuse qui l'entoure, sans tirailler les vaisseaux. Par un tour de doigt, on le décortique de sa capsule fibreuse. Cela se fait beaucoup plus facilement chez le lapin que chez Je chien.

Libre de toutes adhérences, on l’enferme dans Poncomètre préparé d’avance, comme nous l’avons dit plus haut, ayant bien soin de ne serrer ni vaisseau, ni uretère, en fermant l’instrument.

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