‹ Étude expérimentale sur le tétanosChapitre 20 sur 29 · INJECTIONS DANS LES FOSSES NASALES · texte numérisé non relu

INJECTIONS DANS LES FOSSES NASALES

Dans une piemièie expérience nous avons luit pénétrer dans chaque narine une goutte de toxine pure au moyen d’une pipette mousse.

L animal ainsi inoculé, le 6 décembre, à 5 heures du soir, est mort dans la nuit du i l décembre ayant perdu 130 gr. de son poids (465/335).

Deux jours avant la mort il présentait des phénomènes étranges d’hallucinations : tout à coup et sans cause il se mettait à courir très rapidement dans la cage où il était seul, en poussant des cris perçants, puis la crise passée reprenait son habitus normal.

Le il au matin, il présentait de plus, nettement, les symptômes habituels du tétanos viscéral : démarche, spasme, rebondissement, etc., et en particulier les troubles respiratoires de la forme pulmonaire.

Trois animaux ainsi inoculés le 26 décembre à 6 heures du soir sont morts tous trois les 29-31 décembre et 1er janvier, très amaigris, ayant présenté, après une longue incubation, des symptômes caractéristiques de tétanos viscéral.

Chez l’un d’entre eux, on put constater très nettement les mêmes hallucinations que chez le premier; chez un autre, elles étaient mal caractérisées, enfin elles faisaient défaut chez le troisième.

Ces expériences manquent de précision et pourraient peutêtre être reprises d’une manière plus rigoureuse quoique ce mode d’injections sans lésions à la surface do la muqueuse soit fort délicat à pratiquer purement. Il est possible, en effet, que la toxine ne soit pas absorbée en tout ou eu partie par la muqueuse nasale, mais soit entraînée par la respiration dans 1 arbre trachéo-bronchique.

Nous devons rappeler cependant que la dose de toxine noces-

saire pour provoquer la mort par la voie trachéale, sans lésions, est relativement considérable, et comme une bonne partie de cette toxine doit aussi passer directement dans le tube digestif où son action est nulle, il semble que la quantité de toxine qui pénètre dans la trachée soit insuffisante pour expliquer la maladie.

De plus, les symptômes psychiques que nous avons relevés deux fois sur quatre, sont très particuliers et rappellent le tétanos cérébral.

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