‹ Étude générale de la membrane cellulaire chez les végétauxChapitre 116 sur 117 · IV. — FonNCTIONS DE LA MEMBRANE · texte numérisé non relu

IV. — FonNCTIONS DE LA MEMBRANE

Les diverses modifications physiques ou chimiques dont la membrane est le siège, correspondent évidemment à des fonctions physiologiques spéciales qui sont loin d'être toutes bien connues.

La lignification apparaît comme le moyen employé par la plante pour empècher la déformation d'éléments arrivés au terme de leur croissance ; elle semble aussi modérer l'absorption de l'eau par les membranes dans les éléments qui, comme les vaisseaux, en sont fréquemment imbibés.

La subérification ne rend nullement imperméables les parois cellulaires, contrairement à l'opinion admise jusqu'ici. Les membranes du liège sont parfaitement perméables à l'eau ; mais comme elles se laissent aussi traverser par les gaz, si le tissu subéreux entourant les organes empêche l'entrée et la sortie des liquides, c'est grâce à l'air qui, emprisonné dans ses cellules, leur oppose une résistance qu'ils ne peuvent vaincre.

Tout ceci s'applique aussi aux surfaces cuticularisées, avec cette particularité qu'elles sont beaucoup plus perméables aux gaz chez les plantes aquatiques que chez les plantes terrestres.

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