‹ Étude générale de la membrane cellulaire chez les végétauxChapitre 6 sur 117 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La définition même de la membrane cellulaire indiquera les limites de ce travail.

On sait que le protoplasma cellulaire est revêtu d’une couche albuminoïde ou couche membraneuse périphérique (Hautschicht), enveloppée à son tour par une membrane dite « cellulosique », à cause de certains caractères qu’elle présente, au moins pendant une partie de son développement. C'est à cette dernière que s'applique le terme de membrane cellulaire, et c'est d'elle seule qu'il sera question dans ce mémoire.

La membrane cellulaire a fait, dans ces derniers temps, l’objet d’un grand nombre de travaux, et l’idée qu'on s’en fait,

à l’heure actuelle, est tout à fait différente de celle qui avait

coursil yaune dizaine d'années. Elle n’est plus le revête-

ment cellulaire uniquement constitué par de la cellulose dans

le début de sa formation, comme on l'admettait ävant les travaux de MANGIN, mais un tout, dans la constitution duquel entrent des substances variables, suivant les tissus et suivant les plantes examinées.

[n'est pas jusqu’à la cellulose elle-même, que l’on considérait comme une substance unique, et chez laquelle l'analyse chimique a révélé des variations profondes suivant les organes où on l’étudie.

Cette question, comme beaucoup d’autres en biologie,s’est

donc montrée de plus en plus complexe à mesure qu'on l’a approfondie, et ce n'est pas sans quelque appréhension que je l’ai abordée.

Il est vrai qu’elle est, en revanche, de celles qui intéressent et qui captivent. C’est, en somme, sur l'étude de la membrane que repose l'anatomie végétale, et l'on sait quelle est l'importance qu'on accorde — à juste raison, 1l faut le reconnaître — aux caractères anatomiques, dans l'étude générale des plantes et surtout dans la recherche de leurs affinités. Aucun travail d'ensemble n’a cependant jamais été fait sur ce sujet.

C'est ce travail que j'ai essayé d'entreprendre. Mais,pour le mener à bien, et pour faire, dans ce qui va suivre, un exposé aussi exact que possible de nos connaissances actuelles sur la membrane cellulaire, j'ai pensé que le mieux était de recourir aux savants qui, dans leurs recherches, se sont plus spécialement occupés de ce sujet, et de leur demander, soit des mémoires que je n'avais pas sous la main, soit des avis sur quelques-uns ds points qui seront traités ici. Les uns et les autres m'ont répondu avec un empressement que je me plais à reconnaître, et dont je tiens à les remercier. Que MM. STRASBURGER, DE SOLMS-LAUBACH, ZACHARIAS, GiL- SON, CORRENS, MANGIN, SAUVAGEAU, DEvaux et PETIT veuillent donc bien accepter l'expression de ma vive gratitude.

LA

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