RÉACTIONS DE LA SUBÉRINE
Quant aux caractères chimiques de la subérine, ils peuvent être ainsi résumés :
La chaleur seule amène la formation de gouttelettes de cérine autour des membranes subérifiées. Si, tout en chauffant, on ajoute de la potasse concentrée, les gouttelettes prennent une coloration jaune et les membranes se trouvent teintées de la même couleur (Hôanez). Le réactif de Scnuzze ne dissout les membranes subérifiées n1 à froid ni à chaud.
Lorsqu'on traite d'abord par la potasse, puis par le chlorure de zinc iodé, une coupe de liège, la couche secondaire, seule subérifiée, comme on l’a dit, se colore d’abord en rose violacé, puis en rouge CuIvreux.
Cette réaction, voisine de celle de la cellulose,avait fait admettre par plusieurs auteurs, et par von HôaneL entre autres, la présence de ce corps dans la lamelle subéreuse. Mais il n’est pas nécessaire d'employer le chlorure de zinc iodé pour avoir cette coloration, et Van WIssELINGE à pu l'obtenir simplement avec l'iode dissous dans l'iodure de potassium. On ne pouvait donc plus l’attribuer à la cellulose, et Gizsox a montré, en effet, qu’elle était due à l'acide phellonique, l’un des constituants de la subérine. Sous l'influence de la potasse, il se fait du phellonate de potassium, et c’est ce sel qui se colore en rouge cuivreux par le chlorure de zinc iodé.
Comme colorants organiques de la subérine, on doit surtout citer la teinture d'Alkanna et le Soudan 11T,qui sont d'excellents réactifs. La fixation de l’A/kanna, indiquée par Pertir (46), s'explique, étant donné que la subérine est un corps de la nature des graisses.
Enfin, on a déjà vu que le ver! d’iode, la fuchsine ammoniacale coloraient le tissu subéreux en se fixant sur les composés azotés que leur membrane renferme sans doute, car, suivant GENEAU DE LAMARLIÈRE (17), on ne peut admettre qu'ils portent leur action sur la subérine, pas plus d’ailleurs que sur la cutine.
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